Tanâtos, T4 : Menace sur Paris - Par Didier Convard & Jean-Yves Delitte - Glénat

19 mars 2011 2 commentaires
  • Après deux ans d'absence, le génie du mal continue de manipuler en sous-main la Première Guerre mondiale et projette de détruire Paris. Superbes personnages et décors historiques de Delitte, pour une intrigue moyenne de Convard, mais haute en suspense. Une série qui ne démérite pas !

Tanâtos est l’homme mystérieux qui, avec ses complices industriels, banquiers et marchands d’armes, fomente la guerre dans le but d’empocher les dividendes de la tuerie... Il a déjà gagné plusieurs batailles, car la Première Guerre mondiale bat son plein.

Ses plans pour utiliser la première bombe nucléaire avant l’heure ont en partie été contrecarrés : il la possède, mais sans la source d’énergie nécessaire pour la faire fonctionner. Qu’à cela ne tienne ! Ce diable d’homme n’est jamais à cours de ressources pour nuire… Surtout que ses deux vieux ennemis semblent hors d’état de nuire : Victor sombre dans l’alcool, croyant sa Mélanie disparue, et Bernin se bat sur le front. D’où viendra le salut, s’il est encore possible ?

Tanâtos, T4 : Menace sur Paris - Par Didier Convard & Jean-Yves Delitte - Glénat
Cynique et machiavélique, Tanâtos explique son plan à ses avides financiers
Certain que sa fiancée Mélanie a péri dans le naufrage du Lusitania, le détective Victor envisage le pire...

Après trois albums parus en dix-huit mois, le prince du mal a pris une pause de plus de deux ans. Il faut avouer qu’après avoir déclenché la Première Guerre Mondiale, s’être enrichi grâce aux marchands de canons et avoir coulé le Lusitania, Tanâtos méritait bien quelques vacances, mises à profit par Jean-Yves Delitte pour travailler sur Le Belem et la sortie (là aussi simultanée) de deux albums de Black Crow->art8865].

Cette quatrième aventure poursuit la précédente : Tanâtos continue de mener sa guerre personnelle contre l’humanité à renforts de plans machiavéliques et de superbes machines dessinées par Delitte. Si le dénouement de cette intrigue est un peu tirée par les cheveux, il faut reconnaître que Didier Convard n’a pas son pareil pour installer une ambiance particulière.

De plus, son personnage féminin qui gravite entre les deux ennemis est servie par quelques dialogues réussis. Enfin, le rebondissement final s’écarte louablement de l’Histoire, ce qui provoque une grande impatience à attendre le prochain tome des aventures de ce génie du mal !

Il faudra pourtant patienter pour car si Delitte vient de finir le quatrième et dernier Belem (il devrait sortir fin avril), il s’attaque ensuite au troisième Black Crow prévu pour la fin de l’année. Tanâtos retourne donc dans l’ombre protectrice pour quelques mois.

Mélanie est pourtant bien vivante, mais tente désespérement de repousser les avances du génie du mal !

(par Charles-Louis Detournay)

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Tanâtos sur ActuaBD, c’est aussi :
- La récente interview de Jean-Yves Delitte
- Delitte et Convard s’associent avec le génie du mal : Tanâtos
- La chronique des tomes 1 et 2

Les illustrations sont © Delitte/Convard/Glénat.
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2 Messages :
  • Dieu que c’est mal dessiné ! Anatomie approximative, surtout au niveau des jambes. on dirait des cure-dents plantés sur des patates.

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    • Répondu par JP le 4 avril 2011 à  00:22 :

      C’est vrai que Delitte pour dessiner des bateaux il s’y entend, mais quand il s’agit de faire des personnages il n’y a plus personne, l’anatomie est systématique ratée, mais que dire des visages, toujourds le même, quelque soit le personnage, homme ou femme, avec toujours ces espèces de balafres du plus mauvais effet.

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