Tant qu’il est encore temps (je t’aimerai) T. 7 & T. 8 - Par Keiko Notoyama - nobi nobi

24 juillet 2020 0 commentaire
  • Clap de fin de ce shôjo manga tout mignon, aussi naïf que positif, qui voit notre héroïne apprendre enfin la vérité sur la mort de son père. Mais surtout, qui répond à la question qui traverse l'oeuvre : triomphe-t-on de sa maladie ?
Tant qu'il est encore temps (je t'aimerai) T. 7 & T. 8 - Par Keiko Notoyama - nobi nobi

Bien que filant le parfait amour, et ayant déjà fait face à plusieurs épreuves, Misaki et Rei ne sont pas encore tout à fait au bout de leur peine. En effet ces volumes convoquent deux ultimes épreuves se resserrant toujours plus autour du fil rouge du manga.

Tout d’abord nous pensions la maladie, si ce n’est pas vaincue, au moins repoussée. Mais voilà que notre héroïne souffre de troubles de la mémoire en raison d’effets secondaires de son traitement. Elle oublie peu à peu le présent et ses souvenirs régressent avant l’époque où elle et Rei se mettent ensemble, et même plus loin : jusqu’à sa petite enfance.

Une façon d’éprouver une dernière fois les sentiments pour nos héros, mais pas seulement : en effet, Keiko Notoyama utilise aussi cette régression comme astuce pour faire littéralement revenir Misaki au jour des funérailles de son père, pour qu’elle comprenne enfin l’histoire de la bague qu’on lui a confiée.

© 2015 Keiko Notoyama / SHOGAKUKAN

Et maintenant que tout est dit et compris, le couple doit prouver au père de Rei que leurs sentiments sont véritables, et pour cela rien ne vaut une belle fugue amoureuse. L’occasion de mettre en scène une ultime fois l’optimisme et la bravoure de la jeune fille, inspirant tous ceux qu’elles rencontrent.

Il apparaît évident que le final tire un peu en longueur, mais c’est surtout parce que la mangaka prend le temps de dire adieu à ses personnages en rappelant les différents thèmes de son histoire. Elle s’amuse aussi à convoquer une nouvelle fois des personnages issus d’œuvres précédentes, autant de clins d’œil à ses motifs récurrents.

Le titre se conclut dans une ambiance très fleur bleue et naïve. La mangaka l’assume dans ses petits mots : le sujet qu’elle a choisi était grave, mais étant donné qu’elle s’adresse à un public très jeune, entre 8 et 14 ans, elle désirait mettre l’accent sur l’espoir et la positivité, ce qu’elle a fait de belle façon.

© 2015 Keiko Notoyama / SHOGAKUKAN

(par Guillaume Boutet)

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Tant qu’il est encore temps (je t’aimerai) T. 7 & T. 8. Par Keiko Notoyama. Traduction Fabien Dautriche. nobi nobi, collection "shôjo". Sortie le 29 janvier 2020 & le 24 juin 2020. 192 pages. 6,95 euros.

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