The Beatles en bandes dessinées - collectif - Petit à petit

22 novembre 2008 4 commentaires
  • Recueil volumineux qui retrace des épisodes marquants de la carrière des "Fab Four", cet album apprendra bien des choses aux néophytes sans faire hurler les spécialistes. Avec une variété de graphismes impressionnante.

Pour les Beatles, il fallait voir large. Ces 252 pages ne sont pas de trop pour balayer les dix ans du groupe.

Le recueil dirigé par Olivier Petit possède l’avantage de mettre en lumière des aspects parfois méconnus de la vie du quartet de Liverpool, comme les années de galère des débuts, avec les shows hauts en couleurs à Hambourg, ou encore le séjour "méditatif" avec le Maharishi Mahesh Yogi en 1968.

L’album est organisé en une succession de courtes histoires (entre deux et huit planches) séparées par des textes de Stéphane Nappez.
Parmi les graphistes qui convainquent, on peut évoquer Anne-Sophie Servantie (pour l’évocation d’Astrid Kirchherr, qui croise la route des Beatles en 1962) ou Pierre Braillon et ses couleurs directes. Mention spéciale à Piero Ruggeri et Filippo Neri qui illustrent avec finesse la mort de Brian Epstein, manager du groupe, décédé en 1967.

Si les différents dessinateurs ne se soucient guère de ressemblance (un peu gênant pour des musiciens aussi connus) la diversité des styles apporte son lot de dynamisme.

Quant aux exégètes guettant les bourdes, ils n’auront pas trop de quoi jubiler, si ce n’est une grossière erreur quant au début de carrière d’Elvis Presley (juillet 54 et non 53 pour ses premiers pas aux studios sun) et deux cafouillages dans l’évocation des chansons des Beatles : "All I’m Losing" inconnue au bataillon (probablement une mauvaise compréhension de "All My loving" et "Back in the USSR" qui devient "Back in the URSS"...

(par David TAUGIS)

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4 Messages :
  • C’est effectivement un beau livre, gros et long à lire,
    22 novembre 2008 23:48, par François Pincemi

    qui permet de se replonger dans l’histoire des Fab Four (largement l’équivalent en musique de Goscinny et Franquin pour les sixties). Ayant commencé à lire ce livre, j’ai posté un message-clin d’oeil sur l’article consacré à Bottomless Belly Button (la couverture ressemble à un portrait de John Lennon) , il y a évidemment un troll familier de ce forum qui n’a pas compris l’astuce. Triste...

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    • Répondu par Grmt le 23 novembre 2008 à  08:39 :

      "largement l’équivalent en musique de Goscinny et Franquin pour les sixties" ?
      Non, aucun rapport. Quel intérêt de tout mélanger, de tout confondre ?

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    • Répondu par Odimanche le 23 novembre 2008 à  16:08 :

      Entièrement d’accord avec Grmt, l’oeuvre de ces deux auteurs de bande dessinée n’a rien à voir avec l’esprit "pop", mais rien du tout.

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      • Répondu par François Pincemi le 25 novembre 2008 à  13:25 :

        je n’ai jamais parlé de similiitude d’esprit "pop", par contre il me semble que dans les trois cas, les auteurs se sont imposés comme les personnages-phares de leur époque, au sommet de leur créativité et avec un grand succès auprès du public. Depuis ce sont devenus des classiques incontournables !

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