Thierry Ségur : "La suite des Légendes ? Oui mais non !"

17 septembre 2013 3 commentaires
  • Cet été nous avons insisté pour rencontrer Thierry Ségur. Fin août, nous nous apprêtions à vous annoncer en exclusivité la suite des "Légendes des contrées oubliées". Le temps de mettre au propre l'interview et la donne avait changé début septembre. C'est en accord avec l'auteur (qui après mûre réflexion a décidé de ne pas poursuivre ce projet) que nous vous livrons quand même le contenu de cette rencontre. Hélas, la suite des "Légendes des contrées oubliées" ne devrait pas voir le jour. Bonne lecture quand même !

En forçant le trait, à la fin des années 1980, l’Heroic Fantasy dans le monde de la B.D. se limitait à deux séries : « La Quête de l’oiseau du temps » et les « Légendes des contrées oubliées »…

Il y avait les « Chroniques de la lune noire » qui se vendaient bien aussi ! ! ! C’est sorti un petit peu après nous. On n’aimait pas ! ( Rires ) Ledroit est super mais c’est justement le truc que je ne voulais pas en Heroic : des armées, des mecs en armures partout, des super-puissances… Nous, on était aux antipodes de tout ça. Mais c’est bien que ça ait existé, ça marquait un certain courant, dans la lignée de Warhammer. Nous on était plus « jeux de rôle galères ».

Dès le premier tome « La saison des cendres », on comprend vite que ça colle parfaitement avec l’univers des rôlistes. C’est ce qui distingue vraiment ces séries ?

Oui. La « Quête » était un peu plus littéraire. J’étais super-déçu par la fin d’ailleurs, ça s’embarquait dans du cosmique. Nous on voulait du terre à terre, brut et païen. Un truc de sales gosses ! C’est ça… c’est ce qu’on avait en tête à l’époque, faire du « sales gosses » !

Thierry Ségur : "La suite des Légendes ? Oui mais non !"

La série n’aura compté que trois tomes mais chacun des titres a vraiment marqué les lecteurs. À tel point qu’en librairie, les titres des albums avaient occulté le nom réel de la série.

C’est Delcourt qui a demandé un nom générique pour la série mais c’est vrai qu’on parle de ça comme de « La saison des cendres ». C’est le premier album qui a marqué les esprits, en effet. C’est l’album par lequel nous sommes apparus sur le marché alors que nous ne venions de nulle part. Donc, ce n’est pas étonnant ! Et puis c’est bien comme ça : c’est le public qui fait exister les choses, pas une décision éditoriale.

Pour l’époque, la réalisation des planches en couleur directe était assez époustouflante et novatrice. Comment travailliez-vous ? chaque dessin ?

C’est vrai, c’est un truc qui ne se faisait pas trop ! C’était une époque où il y avait encore vachement de bleus. Qui sait aujourd’hui ce qu’est un bleu ? Les bleus de la B.D. ont oublié ce qu’est un bleu ( Rires ) ! ! ! Sur son blog, Mathieu Lauffray parlait justement de ces bleus comme une fin d’époque. Et puis c’est autre chose de faire des bleus, c’est un autre boulot. Je n’ai jamais connu ça. C’était un truc naturel pour moi de faire de la couleur directe ! J’étais encore à l’école quand Delcourt, qui montait sa boîte, m’a appelé pour me proposer de faire de la BD. Et mises à part trois planches pour démarcher un peu les éditeurs, je n’avais fait quasiment que de l’illustration en couleur à ce moment là. Techniquement, mon encrage est pauvre. C’est vraiment du cerné, juste pour placer les formes que je retriture ensuite avec la couleur. J’aurais pu apprendre les bleus mais c’était quelque chose qui ne m’attirait pas du tout !

Le héros de la série « Firfin » n’est qu’un petit truand qui flaire le bon coup à jouer. Son côté sale gosse donc, ainsi que ses caractéristiques graphiques, ont dû contribuer au succès de la série ?

Ouais, ça a marché dans le sens où, dès les premières pages, on est avec lui. C’est lui qui embarque toute l’histoire. Tout de suite, on est plongé dans un univers qu’on voulait féroce, agressif et avec un personnage principal qui a un caractère très marqué. Je crois que Bruno a mis beaucoup de lui-même dans Firfin. C’est un sale gosse ! ( Rires )

Les trois nains en quête de leur roi, mais dont ils ne savent rien, était aussi une bonne recette pour tenir leur lecteur en haleine ?

Ha ! là on est carrément dans le poncif du genre : la quête du roi à la con… avec trompettes et oriflammes ( Rires ). C’est un peu « léonien » aussi d’ailleurs comme vision : il y avait le western classique à la John Ford et puis tout d’un coup, on a un Sergio Leone qui déboule ! Il met des mouches, des mecs mal rasés... des sales gosses quoi ! ( Rires )

J’ai le souvenir d’illustrations inédites des « Légendes des contrées oubliées » dans la revue « Casus Belli » ?

C’est que je dois tout à Casus Belli, moi ! Un jour, quand je faisais des jeux de rôle, je parle avec un gars qui avait fait une couv pour Casus (Hubert de Lartigue, un dessinateur incroyable de pin-up). Il regarde mes planches et me conseille d’aller les voir. Et là, direct, Casus me propose de faire une couv, puis une deuxième. Et ça s’est enchaîné avec Delcourt qui me propose de faire une BD ( Rires ) Ce que vous évoquez correspond à la scène entre deux eaux du tome 1 mais vue sous un autre angle. Guy n’était pas super emballé par mon premier projet de couv. J’en ai donc refaite une autre qui a mieux marché. La première, il l’a refilée à Casus (Couverture du n° 41) et ça nous a fait une belle promo ! ! ! ( Rires )

Les planches qui décrivent l’arrivée dans la ville de Gaëdor sont un régal pour le lecteur. Chaque vignette propose une scène de ville avec tout ce qui la caractérise : violences, bruits, luxure et arnaques en tous genres…

Je me souviens que la grande planche qui présente la ville avait fait son effet à l’époque. En effet, les vignettes qui suivent ont un rythme assez soutenu : il s’y passe toujours quelque chose. La découverte de la ville se fait avec les personnages. C’est assez bien goupillé, ça va crescendo. Tout ça, ce sont des visions de Bruno Chevalier : il décrivait directement les choses qu’il y voyait dans cette ville. Ça aidait pas mal. On se rend compte que Firfin, qui est déjà un sale gosse, a un frangin encore pire. Du coup, Firfin paraît presque gentillet : on le voit qui se fait rembarrer par un vrai méchant, qui lui parle mal, qui le traite de pitre…

Firfin, les trois nains, Hûrl le Chevalier-Tonnerre, puis très vite Morkaï. Au bout de 20 planches seulement, le lecteur se retrouve déjà avec une belle brochette de personnages !

Oui c’est un peu l’idée. Et la grosse question pour le lecteur c’est « Où ça va ? ». Vous remarquerez qu’il y a plein de petits plans « jeux de rôle » : on les voit faire leurs courses dans la ville, on voit Firfin (qui est en fait un elfe voleur) dérober une fiole… C’est marrant, en parcourant les albums récemment, je me suis rendu compte que les personnages pensent ! J’avais oublié que Bruno Chevalier faisait penser ses personnages. C’est plutôt sympa. Du coup, quand les personnages pensent, ça met une autre dimension de lecture. On est dans un vrai questionnement. Ça donne un autre degré de narration et de psychologie des personnages. C’est drôle car je ne vois plus tellement ça en BD.

À la planche 22 arrive enfin le personnage le plus noir et le plus tortueux, Ssîn, dont la souffrance est très bien mise en valeur à chaque planche où il apparaît.

Oui et on se rend compte que le Chevalier-Tonnerre n’est finalement que son servant. Quand on réalisait les planches du premier tome, on n’avait même pas la fin de l’album lui-même. Je me souviens du scénariste qui m’avait dit d’en mettre un autre dans le dessin à côté de Ssîn, sans avoir vraiment de rôle à lui donner (Cf. page 32). L’histoire d’Înë, sa compagne, est venue ensuite, au fur et à mesure qu’on avançait. Et le fait qu’elle soit enceinte aussi n’est arrivé que dans le troisième tome.

Souffrance et folie, le ton de la série est donné dès la fin du premier album. Les nains naïfs du début de l’histoire ne sont déjà plus vraiment les mêmes…

Tout à fait ! C’est un monde de folie et du coup le lecteur par moment s’identifie à Noren. Moi j’étais à fond sur Firfin mais j’étais surpris en dédicaces de voir qu’il y avait pas mal de gens qui se retrouvaient dans Noren. Il est droit, c’est une forme de chevalier. C’est drôle mais ça doit faire partie de la sensibilité ou de la morale de chacun.

Un des éléments forts du deuxième tome « Le Pays des songes » est la présence des dragons. Ici encore, les lecteurs amateurs de « Donjons & Dragons » s’y retrouvent pleinement ?

C’est très basique, mais il fallait casser l’image du dragon tout-puissant. Nous, c’était un dragon schizophrène, peureux, qui se terre... C’est un dragon à deux têtes. Une des deux tête a plus peur que l’autre. Ils s’engueulent, ils ne sont pas d’accord. ( Rires )

Tout au long du second volet, les personnages vieillissent et s’épuisent à vue d’œil. Et soudain, la dernière planche réveille la curiosité du lecteur en révélant de manière surprenante le fameux roi, objet de la quête des nains ?

Il y en a qui l’avaient senti venir vachement tôt ! Mais si d’autres lecteurs sont arrivés surpris à la dernière planche, et c’est très bien. On a tout fait pour que ce soit une surprise jusqu’à la 44e planche. Tiens, ça me fait penser qu’il manque des planches dans cet album. Il manque un peu d’air. Il aurait dû y avoir 46 planches mais je ne me souviens plus pourquoi il avait fallu le sortir vite…

Les trois doubles planches du « Sang des rois » ont agréablement surpris les lecteurs. Elles sont très colorées et contrastent fortement avec le ton relativement violent et torturé de la série.

Ouais, ben là j’ai lâché les chiens ! ( Rires ) C’était l’occasion de s’amuser. Je me souviens, on en parlait entre auteurs : c’était libératoire de faire une double. Et puis ça me permettait de sortir du cerné… il y avait de l’aérographe. C’était sur des planches raisin 50 par 65, on s’était fait plaisir. L’objectif était de tout raconter, Noren du haut de son trône prenait un choc mental. Et on y découvre ainsi l’histoire des puissances !!!

Les dernières planches de l’histoire proposent plusieurs vignettes sans bulle. Paradoxalement le lecteur s’y attarde plus ! Comme si elles étaient plus parlantes que n’importe quel texte…

Des fois quand je dessine une case, je m’imagine lecteur. Donc je la charge d’intentions, j’essaye de mettre un maximum de sensibilité dans les personnages. Je me dis qu’il n’y a pas de raison que ça échappe au lecteur (même si je peux me planter). Mais ce que vous m’en dites, ça fait plaisir.

Le combat final entre Hûrl et Morkaï s’étale sur plusieurs planches. Le lecteur se régale, sans jamais savoir qui en sortira vivant. Puisque l’histoire touchait à sa fin, on aurait même parié sur une défaite du Chevalier-Tonnerre.

Il le fallait celui-là, de combat ! Ici aussi, on prend le contre-pied : ce n’est pas le méchant qui meure à la fin de l’histoire. En même temps, c’est une belle fin pour un Akeï que de mourir au combat. Il était à deux doigts de gagner mais c’est finalement le petit roi nain Aren qui sauve la vie de Hûrl.

En parcourant à nouveau les planches finales, on se rend compte que le monstre sous-marin et les flots tumultueux sont presque une préparation pour « Le Roi des méduses » qui suivra.

Plus j’avance en BD, plus j’apprends. Quand je fais ça, c’est que j’en ai presque un peu marre de la redite de mon crayonné. J’ai envie de passer à la peinture, à un traitement différent. C’est toujours les mêmes encres mais je mets un peu plus de pâte. J’explore, je découvre des trucs, des techniques. Je suis toujours sur des encres liquides pour le troisième album. Entre celui-là et « Le Roi des méduses », je découvre le pastel (les crayons pastels secs) et je mélange tout ça.

Parallèlement aux « Légendes… » il y avait eu « Kroc le bô » dont les histoires sont parues, là-aussi, dans Casus Belli. Laquelle des deux aventures a démarré en premier ?

J’avais fait une couv pour Casus Belli et, deux mois après, on a enclenché sur « Kroc le bô ». Didier Guiserix, le rédac-chef, nous avait branchés sur une idée de BD. L’album de Kroc contient des planches inédites qui ne sont pas parues dans la revue. Par exemple, il a fallu produire en sus les premières pages qui présentent le monde à Dédé (AD&D) et la jeunesse de Kroc. Avec l’explication de son point de vie indestructible... La première apparition de Kroc dans Casus s’est faite avec l’histoire suivante « Kroc laid ». Mais Kroc le bô, au niveau du style, c’est vraiment n’importe quoi ! ( Rires )

Les hobbits de Tolkien sont clairement cités, vous n’avez jamais été embêtés ? Dans Warhammer à l’époque, ils portaient une autre nom (Halfelings pour petites-gens ou semi-hommes). Ce terme avait été préféré pour des questions de droits...

Non, on n’a jamais eu de problèmes ! Vaguement avec les « Gros Bill »... C’est François Marcela-Froideval qui avait inventé ce mot la première fois. Il y a d’ailleurs un gros pavé d’explications sur Wikipedia. Mais au final ça n’avait même pas fait une tempête dans un verre d’eau.

J’en reviens à votre changement d’orientation avec « Le Roi des méduses ». Cela avait été très surprenant même si ça reste un album qu’on a plaisir à relire.

A cette époque, l’Heroic Fantasy, c’était basta ! Fini ! On passait à autre chose ! J’avais commencé avec ça en 1986, le dernier album « Le Sang des rois » est sorti en 1992. En gros, j’étais à l’école, je commence un truc et cinq ans après je termine... Cinq années pendant lesquelles j’ai dessiné du gobelin, du nain, des elfes… Alors sans parler d’un ras-le-bol de la BD, avec Igor Szalewa, j’avais envie de faire autre chose. Mais en un seul album ! Éditorialement parlant, c’est bête finalement d’en avoir fait un one-shot. C’est trop dense, on aurait dû le couper en deux tomes.

Après un retour discret en 2009 avec « L’encyclomerveille d’un tueur », nous apprenons que la suite des « Légendes des contrées oubliées » était écrite !

Il y avait peut-être un truc à faire avec Hûrl… Il est parti, qu’est-ce qu’il est devenu, qu’est-ce qu’il fait ? C’était l’idée de base. J’avais noté des trucs sur un carnet puis élaboré une histoire. Une histoire qui vraiment me botte super ! Je la raconte à Guy pendant une heure au resto. Il me répond « Ouah, super, on la fait ! Et puis on va t’aider au scénar si t’as besoin… ». On signe un contrat magnifique… faut que je l’encadre d’ailleurs celui-là. ( Rires ) Au niveau des pourcentages, j’étais tout seul, c’était festif. Et puis je commence à faire le découpage, les dialogues… Pff, c’était mauvais, ça ne tenait pas la route. Y’avait personne en face pour me dire que c’était nul. Donc je mets deux potes que j’aimais bien sur le coup. Tout ça, ça prend deux-trois ans, ça ne se fait pas comme ça. Ils apportent des choses à l’histoire mais ça devient compliqué. Ils sont loin, l’échange n’est pas super-fluide. Et du coup ça s’arrête, ça ne se fait pas et je suis donc parti sur l’Encyclomerveille d’un tueur. Je crois que je suis lent au démarrage, lent à la production et lent à la décision…

C’est donc bien un retour au médiéval fantastique. On n’est pas dans d’autres légendes ?

Non, non, c’est bien la suite, avec Étienne Le Roux en co/scénariste. Ça reste dans les Contrées. Hûrl sera le personnage central et il sera confronté à des choses. Il fallait vraiment une histoire qui me motive. Elle s’est alimentée toutes ces années au fil des rencontres et… J’en raconte beaucoup là, hein ? ! ! ( Rires )

Encore une question : Vous n’avez réalisé pour l’instant que la première planche. Est-ce qu’il existe une sorte de deadline à respecter pour l’éditeur ?

Oui, bien sûr ! Et elle sera largement dépassée, la deadline. ( Rires ) Je crois que c’était fin 2013 ou début 2014. Mais c’est très compliqué en même temps. C’est un très lourd travail, sur une très longue durée. Il m’est super-difficile de ré-aborder l’Heroic Fantasy, même si je me sens prêt. L’histoire me motive… un peu comme si je m’amusais avec des jouets. Entre 1992 et maintenant, il y a cinquante containers de nouveautés en Heroic Fantasy qui débordent. Que raconter de différent, de nouveau ? Je ne vais pas changer le monde. Il y a eu des trucs superbes de fait. Beaucoup de daubes aussi, mais ça c’est normal. Maintenant, si moi j’ai envie de raconter une histoire d’Heroic Fantasy ce sera forcément à partir des « Légendes… » car les personnages le permettent.

Les lecteurs ne seront pas déroutés, ils auront plaisir à trouver une vraie suite ?

J’espère qu’ils seront déroutés… mais dans le bon sens ! J’ai toujours craché sur les suites qui étaient faites à partir de séries qui ont marché. Firfin on ne le reverra plus. Il est mort dans la page qui suit la fin du tome 3. Il s’est fait rattraper, découper et bouffer par une bande de morbelins. ( Rires ) Qu’est-ce qu’il allait faire avec autant de sels, autant de pognon ? Il ne pouvait pas en réchapper. Non, Firfin, il est bel et bien mort ! ! ! ( Rires )

Propos recueillis par Jean-Sébastien Chabannes

(par Jean-Sébastien CHABANNES)

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3 Messages :
  • Après un retour discret en 2009 avec « L’encyclomerveille d’un tueur »

    Discret ?!? L’encyclomerveille d’un tueur compte probablement parmi les cinq séries fantasy les plus intéressantes à avoir été lancées dans la dernière décennie... C’est si rare qu’il y ait une réelle originalité dans ce genre ; renouveler les codes du genre à travers la culture créole, il fallait vraiment y penser... Il est plus que dommage que vous ayez pratiquement totalement occulté cette oeuvre dans votre entrevue.

    D’ailleurs, quelqu’un sait si on aura la chance de lire le tome 2 prochainement ?

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    • Répondu par Rod le 17 septembre 2013 à  20:54 :

      L’encyclomerveille d’un tueur est vraiment un album formidable, aussi bien le scénario que les dessins.
      Thierry a maheureusement annoncé il y a 2 ans ici sur BDGest que la suite n’aurait pas lieu : ventes insuffisantes, aucun autre éditeur pour la reprendre, série en stand-by au cas où une opportunité se présenterait.
      Les chances sont minces, mais l’espoir demeure.

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