Tintin au Pays des Maharadjahs

6 janvier 2007 1 commentaire
  • Les aventures de Tintin ont fait le tour du monde, c’est entendu. Mais sait-on ce que les Indiens pensent de ses aventures en Inde et si ces aventures sont publiées dans ce pays ? Maintenant oui, grâce à une étude faite par un journaliste indien à l’occasion de [l’exposition Hergé au Centre Beaubourg->4545].

« Que peut-il bien y avoir entre Tintin, moi et ce garçon de Calcutta ? », s’interrogeait Hergé en recevant la lettre de l’un de ses lecteurs indiens. Une relation entre deux imaginaires, sans aucun doute, mais mieux encore : un lien profond qui, lui, est bien loin d’être imaginaire.

C’est ce que démontre le journaliste indien Sougata Bhattacharya, qui reprend les albums d’Hergé et parcourt avec nous les aventures de Tintin dans une Inde qu’il n’a pas connu : l’Inde coloniale. Il le piste non seulement quand Tintin passe dans son pays pour se rendre dans celui du Lotus bleu, mais aussi lorsque, à deux reprises, il y transite pour aller au Tibet.

Il ne s’arrête pas à ce seul examen, et fait l’état des lieux de la notoriété du reporter belge dans le sous-continent : ses fans y sont nombreux, du grand cinéaste Satyajit Ray qui le cite dans son film La Forteresse d’Or, à l’hommage rendu, lors de la Lakme fashion Week en 2005, par le créateur Indien J.J. Valaya présentant sa collection de 59 vêtements inspirée par l’œuvre d’Hergé, divisée en trois catégories : Prisoners of the Sun (d’après Le Temple du Soleil), le Bashi Bazouk (sic) et Tintin in Tibet. Il constate seulement que Hergé et Tintin passent le plus souvent pour des… Français, leur notoriété étant comparable à celles de Napoléon ou de François Mitterrand !

Tintin au Pays des Maharadjahs
Tintin est allé trois fois en Inde (C) Studios Hergé

Selon M. Sougata Bhattacharya, la présence en Inde du jeune reporter à la houppe est aujourd’hui assurée par les multiples versions de ses aventures en bengali, malayalam ou tamoul. 2007 est l’année de l’Inde en France. Elle est aussi celle du centenaire d’Hergé. Cette convergence devrait suffire à justifier ce plaisant mélange des cultures qui a toujours été l’apanage, finalement, du reporter du Petit XXème.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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La version numérisée de l’article de Sougata Bhattacharya : Tintin au Pays des Maharadjahs

 
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