Tony Corso - T2 : Prime Time - par Berlion - Dargaud

15 juin 2005 0 commentaire
  • Le détective de la jet-set, Tony Corso, se frotte aux "stars" de la téléréalité dans ce deuxième tome. C'est l'occasion pour Olivier Berlion de commencer à dévoiler une partie du passé de son héros aux chemises hawaïennes et de confirmer la qualité de cette série.

Dustin est la "star de l’été". Il a gagné la finale de cette émission de téléréalité et doit participer au dernier prime time dans quelques jours. Le problème, c’est qu’il reçoit des messages anonymes sous forme de compte à rebours. Il n’en faut pas plus pour que Dustin craigne pour sa vie et engage Tony Corso pour découvrir qui veut l’empêcher de chanter devant ses fans...

Prime time démarre comme un James Bond :
un prologue de 6 planches qui situe d’entrée de jeu le genre de la bande dessinée : intrigue, action, et cynisme.
Puis générique... et le film (euh... la BD) démarre véritablement !
A défaut d’être très originale, l’histoire que nous propose Olivier Berlion égratigne, avec humour, le monde des paillettes de la téléralité. "Télimage", la société de production qui organise le show, n’a guère d’états d’âme, seuls comptent le succès et l’audience. Cela ne vous rappelle rien ? L’auteur dénonce la bêtise de ces stars éphémères et les dérives des prédateurs qui les façonnent.
Tony Corso navigue dans les eaux de la jet-set comme un poisson dans l’eau du port de Saint Tropez. Le personnage lève le voile sur une partie de son histoire. C’est intéressant. Par contre, son ami Madgid est encore inconsistant. Il faudrait qu’il dépasse le simple rôle de "porte d’entrée au passé de Tony".

Olivier Berlion se révèle un formidable dialoguiste. Les répliques fusent et font mouche... Son dessin réaliste et précis s’accorde assez bien avec l’univers qu’il décrit. Avec ce virage dans le passé de son héros, l’auteur va devoir naviguer entre deux types d’histoires (la jeunesse de Tony et ses enquêtes au présent). A lui de le faire intelligemment pour ne pas nous décevoir.
En tout cas, cet agréable polar est une formidable invitation à déguster un verre de gin tonic face à la mer !

(par Laurent Boileau)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?