Toriko T1 - Par Mitsutoshi Shimabukuro - Kazé

11 septembre 2011 0 commentaire
  • Nouveau succès lancé au Japon en 2008 dans le magazine {Shônen Jump}, {Toriko} joue la carte du manga culinaire dans un genre pour le moins particulier et hors normes. De quoi faire passer Maïté pour une vulgaire cantinière à peine capable de servir une sardine à l'huile !

Dans un monde où la gastronomie est devenue le centre d’intérêt prioritaire, les plus grands restaurants se doivent de proposer des menus originaux et délicieux. Le top du top est de cuisiner des ingrédients rarissimes et très difficiles à se procurer. Pour la préparation d’un important banquet, le chef Komatsu doit mettre la main sur de la viande de galala-gator, une espèce de reptile géant extrêmement dangereux. Et pour ce faire, il n’a qu’une seule solution : faire appel au célèbre chasseur de denrées rares, Toriko, l’homme à qui rien ne fait peur.

Si, pour vous, les habituels mangas et autres émissions culinaires manquent clairement de testostérone, Toriko est fait pour vous ! Son auteur, Mitsutoshi Shimabukuro n’a pas de scrupule à pousser loin ses délires. C’est ainsi que l’on peut voir des espèces animales farfelues telles que le poisson-écrevisse, l’aigle à cinq queues ou encore le serpent-grenouille. Et ce manga n’est pas tant axé sur la cuisine que sur la recherche d’ingrédients incroyables. De ce fait, on bascule très vite dans le manga d’action grâce aux scènes où Toriko doit capturer ou repousser des bestioles toutes surdimensionnées.

Et la sauce prend plutôt bien. Le scénario s’enchaîne avec punch sans trop se répéter, et l’humour qui vient relever tout ça est d’une manière générale fort sympathique. Graphiquement, le mangaka livre une bonne recette. On y trouve des personnages relativement charismatiques, des animaux féroces qui ne donnent pas trop envie de croiser leur route, et un trait maîtrisé. En revanche, le personnage de Komatsu parait bien fade visuellement pour un second rôle.

Original et surréaliste, Toriko est un plat (d)étonnant qui mérite qu’on y goûte.

(par Baptiste Gilleron)

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