Travelling Square District – Par Greg Shaw – Sarbacane

16 mars 2010 16
  • Praticien de la BD expérimentale, Greg Shaw signe un habile imagier du thriller, où tout est dessiné dès la couverture. Un exercice de style absolument épatant.

C’est un habitué du genre : Greg Shaw relève à nouveau le défi de la BD à contrainte. Dans Travelling Square District, tout est dessiné dès la couverture ! La suite ? De long travelling sur des détails qui paraissaient anodins au premier regard, et qui prennent tout leur sens à la lueur de ces zooms.

Dans ce Fenêtre sur cour de papier, on suit de multiples fils d’intrigues qui prennent place dans une ville aux allures new-yorkaises. Il est question d’adultères, d’attentats et d’enquêtes policières. Alors, dans un quadrillage parfait qui balade le lecteur aux quatre coins de l’image, l’auteur choisit de montrer goutte à goutte les évènements qui petit à petit révèlent leur cohérence.

Travelling Square District – Par Greg Shaw – Sarbacane
Tout l’album tient dans cette image, que l’on va explorer au grè d’un travelling de 144 pages
© Shaw - Sarbacane

Un style architectural précis, une gamme de couleurs harmonieuses, un humour pince-sans-rire et une inventivité narrative exceptionnelle font de cet album un objet expérimental dont la lecture s’avère particulièrement enthousiasmante jusqu’à la scène finale en forme d’apothéose au Musée d’Art Abstrait...

(par Morgan Di Salvia)

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16 Messages :
  • Dans la série comment faire de la bd s’en s’embêter à dessiner, Après mon oeil, Travelling Square District.

    Il faudrait peut-être réaliser que dans une bd le dessin est censé exprimer quelque chose, ce n’est pas que du remplissage pour y coller des textes.

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    • Répondu par Gary Atlass le 16 mars 2010 à  20:17 :

      Il faudrait peut être réaliser pour émettre un avis sur un livre, il faut d’abord l’avoir lu...

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      • Répondu le 16 mars 2010 à  21:14 :

        Ce que j’en ai lu debout à la Fnac m’a largement suffit à me faire un avis.

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        • Répondu le 17 mars 2010 à  11:19 :

          Ce que j’en ai lu debout à la Fnac m’a largement suffit à me faire un avis.

          Je vous recommande de visiter cette adresse (interview de Greg Shaw) :
          http://minime-blog.blogspot.com/2008/07/greg-shaw.html

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          • Répondu le 17 mars 2010 à  18:08 :

            Il ne fait que confirmer que pour lui le minimalisme n’est qu’un moyen de faire de la BD pour ceux qui ne savent pas dessiner. Franchement, il y a le roman ou être scénariste aussi (mais on doit partager les droits d’auteurs avec le salaud qui a pris la peine d’apprendre à dessiner).

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            • Répondu le 18 mars 2010 à  22:01 :

              Franchement, je ne m’attendais pas non plus à ce que vous compreniez dans sa totalité les implications de cet interview. Le lecteur de bd est un conservateur. C’est bien connu. Pour votre gouverne, Tardi : "Au bout de 20 pages, je sens que tout est foutu..." Vaughn Bode :"Il fut un temps où je croyais devenir le plus grand dessinateur de bd du monde, et enculer l’univers" Puis, copier-coller sur ce site "André Juillard nous disait également dessiner avec difficulté". Mézières :"Cela ne vient jamais tout seul." Plutôt que de lire des livres en vitesse, des articles en vitesse, vous preniez le temps d’approfondir le sujet -celui de la création

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              • Répondu le 20 mars 2010 à  00:42 :

                Mais je suis moi-même auteur, bonne pomme !

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                • Répondu le 21 mars 2010 à  22:09 :

                  Faute d’arguments on en vient aux noms d’oiseaux. Je vous rappelle que VOUS avez commencé ce "thread" pour un album parcouru à la va-vite dans les rayons de la FNAC(?!!) Tout comme j’argumenterai avec un peintre du Dimanche sur sa vision de l’histoire de l’art, ainsi je me réserverai le droit d’intervenir lorsque des "auteurs" anonymes (et un grand coup de chapeau à l’élégance) se permettent de dénigrer sur un forum leurs collègues. Le fait que vous soyez auteur ne vous donne pas un laissez-passer. Vous n’êtes en aucun cas à mes yeux expert ou juge. D’autant moins que vous semblez défendre anonymement une "chapelle". Vous devriez vous réjouir devant la diversité du genre et vous en inspirer... en véritable auteur.

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    • Répondu le 17 mars 2010 à  11:41 :

       :-) Mon personnage exprime sa joie...

       :-0 Sa surprise

       :-( Enfin sa tristesse

      L’histoire c’est qu’il avait trouvé un trésor, à sa grande surprise on lui a volé, d’où sa tristesse...

      Voyez, c’est séquentiel et mes pictogrammes expriment quelque chose ! Voilà à quoi se réduit la bd selon vous.

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      • Répondu le 17 mars 2010 à  15:23 :

        La BD ce n’est pas que du dessin. Il faut aussi faire fonctionner son imagination, et Greg a du talent en son genre. Je crois qu’il y a divers types de "talents créatifs", en voici simplement un de plus.

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        • Répondu le 17 mars 2010 à  17:18 :

          Greg a du talent en son genre.

          Et je n’oserais jamais prétendre le contraire... Mais les jugements à l’emporte-pièce du consommateur pressé comme ci-haut ne sont même pas des avis, juste le reflet d’une aliénation.

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        • Répondu le 17 mars 2010 à  18:52 :

          La bd est et ne sera toujours QUE du dessin ! Car celui-ci cristallise le scénario et lui donne sa forme finale et complète. Sans mise en images le scénario est inexistant comme oeuvre achevée. Le postulat étant dans votre cas de figure que la bd a besoin d’un scénario (Arzach de Moebius semble pourtant témoigner d’une autre approche)

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          • Répondu le 17 mars 2010 à  22:26 :

            la bd a besoin d’un scénario (Arzach de Moebius semble pourtant témoigner d’une autre approche)

            Arzach a un scénario, ce n’est pas parce que c’est muet et léger qu’il n’y a pas de scénario.

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            • Répondu le 18 mars 2010 à  22:14 :

              Arzach, léger ?!!!

              Mais vous confondez narration et scénario. Arzach est pourvu d’une narration mais non d’un scénario. Dites, un peu de rigueur : Moebius a très bien décrit lui-même les conditions de création de ces oeuvres (Arzach, le Garage)

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              • Répondu par LC le 20 mars 2010 à  00:34 :

                Bien-sûr que si il y a des scénarios dans Arzak, comme ce sont des histoires, ce sont des scénarios, et il ne peut pas y avoir narration si il n’y a pas d’histoire, si il n’y a rien à narrer il ne peut y avoir narration.

                Vous êtes au niveau des gens qui pensent que le scénariste c’est celui qui écrit les mots dans les bulles.

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                • Répondu le 21 mars 2010 à  22:37 :

                  Ecoutez LC, ou on discute sèrieusement ou on laisse tomber l’idée du forum et on retourne chacun à la maison avec des points. Et tenez, je vous les file mes points... pour ce que je m’en branle. Bon, ce que je veux dire sur Shaw et Moebius c’est que l’histoire nait du dessin. Une case entraine l’autre et c’est physiquement une case qui donne naissance à la suivante. C’est un geste qui vient du dessinateur face à sa création. Un processus artistique hors des lois mathématiques ou logiques. En cela, il n’y a pas véritablement de scénario dans une bd à mon avis, cela a la meme importance pour moi que le coloriste : une immense importance...mais pas vitale. Il y a une invention, un discours graphique qu’aucun mot,qu’aucune histoire ne pourra égaler.

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