Troie, T1 : Le Peuple de la mer - Par Jarry & Campanella Ardisha - Ed. Soleil

18 avril 2012 1 commentaire
  • Et si les Dieux avaient provoqué la Guerre de Troie pour se venger des hommes ? Le scénariste des ["Brumes d’Asceltis"->art10826] revisite l’Iliade en accentuant le poids de la mythologie…

En Grèce, Achille, guerrier invaincu, et Tyndare, le roi de Sparte, s’opposent à Agamemnon, le seigneur de Mycène, qui règne sur la mer Égée. Alors que la guerre semble désormais inévitable, une gigantesque armée venue de l’Orient anéantit les royaumes du Hatti et Hourrites et menace l’empire Hittite et la toute puissante Égypte de Ramsès III.

Nul ne semble en mesure de vaincre ces combattants qui sont portés par la magie d’Ouranos, dieu autrefois banni par Zeus. L’Oracle de Delphes, la Pythie, prophétise que l’avenir du monde se jouera dans la cité de Troie. Achille devra alors renoncer à épouser Hélène, la fille du roi de Sparte, et quitter les siens pour découvrir le moyen de vaincre le fléau qui menace l’Humanité. Mais déjà l’ombre d’Ouranos s’étend jusqu’aux murailles de Troie, et même au-delà : jusqu’au cœur de Mycène !

Troie, T1 : Le Peuple de la mer - Par Jarry & Campanella Ardisha - Ed. Soleil
Hélène et Achille s’aiment d’un amour sans partage, mais c’est sans compter les Dieux qui ont décidé de bouleverser leur destin

Malgré des sources architecturales pas toujours très rigoureuses, Troie développe une belle vision du monde hellénique, en particulier du réputé roi Agamemnon entouré des autres personnages immortalisés par Homère dans L’Iliade.

Dans un intéressant mélange d’Histoire, de mythologie et d’imaginaire, Nicolas Jarry prouve une nouvelle fois qu’il est un excellent scénariste, provoquant l’intérêt du lecteur malgré un sujet déjà bien rebattu, surtout ces dernières années.

L’union entre mythologie et fantastique nous livre ici un innovant liant à des événements bien connus des lecteurs. Mais il faut parfois s’accrocher pour démêler l’écheveau au début du récit. Le lexique qui figure en fin d’album en devient très utile. mais cette complexité du début se fluidifie en milieu d’album. Tant mieux.

Une mystérieuse armée, habitée d’un fléau que nul ne peut vaincre, avance vers les royaumes grecs divisés

Les débuts graphiques d’Errion Campanella Ardisha offrent de très belles compositions, même s’il oblige le lecteur à ne pas attacher trop d’importance aux erreurs historiques et d’architecture présentes dans le décor. Si ses personnages sont parfois assez figés et leurs visages peu expressifs, impulse néanmoins un rythme de lecture en distinguant bien les divers intervenants, ce qui n’est pas toujours aisé dans ce type de récit.

Sans être passionnant, Troie se révèle plutôt intéressant, avec, on l’espère, de nouvelles surprises dans le tome deux dont l’action devrait se dérouler devant les murailles de la mythique cité.

(par Charles-Louis Detournay)

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