« Trois Éclats blancs » par Bruno Le Floc’h - Éditions Delcourt (Collection Mirage)

2 novembre 2004 0 commentaire
  • 1911. Un ingénieur est envoyé par la République pour construire un phare face à un petit village de Bretagne. Mais les Bretons, c'est bien connu, sont des irréductibles. Le jeune homme est reçu un peu fraîchement par les autochtones.

Il faut dire qu’il est venu avec son lot d’illusions et son arrogante certitude, ce qui n’est pas vraiment le meilleur moyen de séduire les locaux qui, du reste, lui fournissent la main d’œuvre dont il a besoin pour bâtir son ouvrage, un phare qui doit faciliter la navigation et qui s’avère dès lors très utile à la communauté. Un ouvrage d’art qui est aussi un symbole : celui de la science qui triomphe de l’obscurantisme. L’ingénieur doit très vite ravaler sa morgue et constater que ce projet qu’il devait réaliser avec une célérité triomphante butte contre quelques difficultés qui ne tiennent pas seulement à la mauvaise volonté de ses ouvriers.

Cette chronique sensible, légère et très plaisante, merveilleusement mise en images par Bruno Le Floc’h, a la fraîcheur d’un vent de mer qui vient vous fouetter le visage au large de Ouessant, de Penmarc’h ou de la pointe du Raz. À travers un destin personnel, elle raconte un de ces moments privilégiés qui ont fait la République, avant que ses chimères ne se trouvent anéanties par la tempête désastreuse et effroyable de la Première Guerre mondiale.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?