Trolls de Troy, T12 : Sang famille (1/2) - Par Arleston & Mourier - Soleil

31 août 2009 0 commentaire
  • Entraînés malgré eux dans un orphelinat humain, nos deux petits trolls tentent d'inculquer aux enfants leurs mauvaises manières, avant d'en apprendre les bonnes. Un récit drôle et très bien dessiné qui renoue avec la réussite générale de la série.

À la recherche de petits toits portables qui permettent aux humains de ’parer la pluie’ (le pire, voire le seul ennemi des trolls), Haïgwépa, le chef du village, part en compagnie deux petits inséparables que sont Tyneth et Gnondpom.

Séparés par la force des choses, les deux petits trolls se retrouvent contraints à entrer dans un orphelinat, où l’on va leur inculquer les bonnes manières. Malgré la meilleure volonté du monde, peut-on réellement domestiquer des petits trolls, aussi trognons soient-ils, au milieu d’un tel garde-manger sur pattes ?

Trolls de Troy, T12 : Sang famille (1/2) - Par Arleston & Mourier - Soleil
On s’amusera encore à rechercher les clins d’oeil cinématographiques et autres d’Arleston ...

Si c’est encore sur un diptyque qu’Arleston nous entraîne en dehors du village de Phalompe, on voit de plus en plus la filiation entre Trolls de Troy et les aventures d’Astérix : que cela soit contraint ou forcé, nos trolls quittent donc régulièrement leur inexpugnable village pour aller visiter le drôle monde des humains, ce qui donne souvent lieu à de savoureuses rencontres. Comme leur force est une aussi grande qualité qu’une difficulté scénaristique, c’est l’escapade des ’faibles’ petits trolls qui donne le départ de cette aventure.

Certes, on n’atteint pas le niveau des premiers Lanfeust, mais il faut avouer que la première partie de cette immersion au sein de l’orphelinat humain est autrement plus drôle que le volume précédent, les Trollympiades. C’est avec beaucoup de joie qu’on retrouve les facéties de nos bestioles poilues, le sens pratique de Pröfy, les inventions de Teträm, le goût pour la bonne chair d’Haïgwépa, et surtout les aventures de Tyneth et Gnondpom.

Une fois de plus, le graphisme de Mourier fait merveille : il nous comble de superbes décors et de trognes grand-guignolesques. On pourra se demander pourquoi les dames patronnesses de cet orphelinat aiment tant se dégarnir les jambes, mais il en faut pour tous les goûts... tant qu’on peut y planter les dents !
Ne boudons pas notre plaisir, cette aventure de trolls fait une nouvelle fois ... mouche ! On attend la seconde partie du diptyque pour savoir comment nos amis poilus vont convaincre ces gentes dames que leurs manières ne sont pas aussi mauvaises qu’elles voudraient le croire.

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire les précédentes chroniques des Trolls de Troy : tomes 7, 9, 10 et 11, ainsi Dix anx de Trolls de Troy.

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