Trolls de Troy, tomes 15 & 16 - Par Arleston & Mourier - Soleil

20 juillet 2012 0 commentaire
  • Le retour des Trolls en librairie ne laisse jamais indifférent. Si l'argument ne brille pas par son originalité, le dessin reste inégalable et le scénario conserve toujours son légendaire brio. Un Mourier-Arleston du meilleur cru!
Trolls de Troy, tomes 15 & 16 - Par Arleston & Mourier - Soleil
La première partie du diptyque

Depuis Les Prisonniers du Darshan en 2009, Arleston & Mourier optèrent de plus en plus régulièrement pour des diptyques afin d’y faire vivre à leur héros des aventures le splus hautes en couleurs. Un sommet avaient été atteint avec le duo Sang famille - La Guerre des gloutons, qui se révéla extrêmement drôle et superbement mis en image.

S’ensuivit quelques mois plus tard un album charnière, le T14 La Jeunesse de Waha, qui reprenait un préquel de la série, ainsi que quelques courts récits parus dans Lanfeust’Mag. Mais on attendait une remontée en puissance avec une nouvelle grande idée d’Arleston.

Et celle-ci arriva avec le premier tome d’un nouveau diptyque, dans lequel il fit rapetisser les trolls. Schtroumpf alors ! Une idée qui n’est pas nouvelle mais qui a déjà prouvé son efficacité !

Une petite idée pour un long récit

Car si, les trolls sont sans doute les créatures les plus dangereuses de Troy, Arleston se demande ce que deviendraient ces terribles prédateurs s’ils étaient réduits, par magie, à une taille d’insecte ?! Comment rester au sommet de la chaîne alimentaire quand même les Schroumpfs, ces êtres bleus et inoffensifs, peuvent détruire votre village ? Teträm, Waha et leurs amis doivent donc retrouver l’humain qui leur a joué ce tour.

Arleston multiplie les références au monde des Schtroumpfs

D’ailleurs, pour les Trolls, ce ne sont pas tant eux qui ont rapetissé, mais bien le reste du monde qui est devenu géant. Même d’une taille de 15 cm (ne dites pas "trois pommes"...), les Trolls ont encore pas mal de ressources et provoquent toujours autant de dégâts ! Aidés de Trolanne, Waha, Pröfy, Teträm et Roken partent à la poursuite des frères marchands, en route vers le conservatoire d’Eckmül, livrer le globe de respiration, le précieux souffle du Magohamot. Un fragile objet, bien connu des lecteurs du Monde de Troy, qui attise bien des convoitises...

Un début mollasson... qui s’achève en apothéose

Les attentes étaient donc conséquentes et légitimes après le précédent diptyque. Pourtant, après un début d’aventure prometteur (les Trolls devenus petits), le premier tome ne trouve pas son rythme : les gags ne sont pas toujours de la meilleure veine (sang jeu de mots), et le retour d’une ancienne héroïne ne parvient à faire remonter le niveau.

Heureusement, ce second tome qui démarre retrouve la fouge attendue : les références sont aussi nombreuses que bien trouvées, on rit franchement et souvent, et sans s’ennuyer une minute (ce qui n’est peut-être pas le cas du premier tome), on profite avec plaisir des très belles planches de Mourier qui continue à se faire plaisir, tout en allignant les planches de façon régulière.

Bref, Poils de Trolls est un excellent cru, à la fois drôle, tonique, avec toutes les références voulues et cette pointe de sarcasme sous-jacent qui fait toute la force d’Arleston. Sans arriver au niveau des meilleurs albums d’Astérix, on se surprend tout de même à risquer la comparaison au fil des pages, du point de vue de la ’poilade’, cela va de soi.

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire nos autres chroniques de Trolls de Troy : tomes 7, 9, 10 et 11, 13, 14, ainsi que Dix an-s de Trolls de Troy.

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