Tsubasa Reservoir Chronicle T18 - Par Clamp - Pika édition

19 août 2008 0 commentaire
  • Plongez dans une grande saga à travers les dimensions, truffée de magiciens, de plumes immaculées, et de vampires androgynes. Orchestrée par le collectif Clamp, cette aventure épique est un gigantesque cross-over de toutes leurs œuvres. Incontournable.

Après avoir perdu la mémoire, disséminée sous forme de plumes dans plusieurs dimensions, la princesse Sakura entame un grand voyage afin de les retrouver. À ses côtés, son compagnon Shaolan, disparu des souvenirs de la princesse, le magicien Fye et le guerrier Kurogané (tous deux issus d’autres dimensions), accompagnés du petit Mokona, peluche blanche ouvrant des passages inter-dimensionnels et pouvant détecter les plumes, voyagent avec elle. Aidés par la mystérieuse Yuko, sorcière des dimensions, ils doivent contre-carrer les plans du maléfique Fei-Wan Lead, le responsable de tout ce bazar.

Dans cette grande saga, le collectif féminin Clamp convoque les personnages emblématiques de ses autres séries, comme XXX Holic (les deux séries progressent en parallèle, se partagent le personnage de Yuko, ainsi que les Mokona blanc et noir), X, Card Captor Sakura, ou encore Trèfle, tout en les triturant pour surprendre le lecteur. Tsubasa Reservoir Chronicle est un mélange d’ambiances shojo, saupoudré de personnages typiquement shonen combattant à coups d’épée dévastateurs et de pouvoirs magiques, le tout dans une succession de mondes tous différents les uns des autres : un univers des sables post-apocalyptique, un village enneigé, un jeu de rôle à grande échelle, une guerre entre peuples voisins...

Tsubasa Reservoir Chronicle T18 - Par Clamp - Pika édition
© Clamp/Kodansha

Comme précisé plus haut, cette saga appartient au genre shonen (BD pour jeunes garçons), mais reprend certains codes du shojo : hommes et femmes longilignes, princesses changeant de tenue vestimentaire toutes les pages et passant leur temps à contempler leur reflet durant des chapitres entiers, ou marchant sous des cerisiers en faisant voltiger leurs robes longues de trois mètres et onduler leurs cheveux dans des courbes parfaites. Mais ce n’est pas Candy ou Sailor Moon non plus. Le sang est répandu (souvent), et les combats sont nombreux (bien que trop courts et confus). On pourra reprocher à Clamp de faire patiner leur série qui, malgré certaines révélations, peine à trouver son second souffle depuis le spectaculaire tome 16. Tsubasa Reservoir Chronicle reste un titre malgré tout incontournable, à conseiller aux amateurs du style Clamp si particulier.

(par Thomas Berthelon)

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