Tykko des Sables, T1 : les chevaucheurs des vents - Par Arleston, Melanÿn & Kéramidas - Soleil

8 avril 2009 0 commentaire
  • Jeune "brouzeux" d'un caravansérail du Delpont, Tykko rêve de quitter sa misère grâce à ses aptitudes à la course, mais c'est sans compter sur l'arrivée de son pirate de père. Les Légendes de Troy débutent bien mal avec cet album décevant, en grande partie à cause de son scénario dépourvu d'inspiration.

Mubarre, dans le sud du Delpont, est le carrefour des nombreuses caravanes marchandes qui sillonnent le désert. C’est dans cette luxuriante oasis, en pleine effervescence de la grande course annuelle de Kamle, que se trouve Tykko, employé à la récupération des déjections des bêtes dans un caravansérail...

Sur cette partie de Troy où le niveau de magie est inexplicablement faible depuis des siècles, la vie est pénible et toute ressource est précieuse. Dans ses rares moments d’évasion, accompagné de Gek son petit animal familier, Tykko rêve de gagner le trophée qui les arrachera lui et sa mère à cette vie misérable. Mais malheureusement, le sort semble taquin, et alors que Tykko caresse le rêve d’un avenir meilleur, ce sont les fantômes du passé qui ressurgissent.

Tykko des Sables, T1 : les chevaucheurs des vents - Par Arleston, Melanÿn & Kéramidas - Soleil

Cela fait plus de deux ans qu’on nous promet monts et merveilles, des Légendes de Troy dessinées par des "maîtres du genre" [1] ! Ce premier volume de la trilogie de Tykko des Sables est vraiment loin d’être très bon sans être vraiment exécrable, mais quand on s’appelle Christophe Arleston et qu’on appose le mot "Troy" sur un album, il faut tenir la route, et c’est loin d’être le cas !

Les deux premiers tiers de l’album sont directement inspirés de l’épisode 1 de Star Wars : La Menace fantôme : un jeune garçon pauvre et sa maman sont perdus dans un cité des sables ; il a un pouvoir mais ne le connaît pas encore. Pour sortir de sa condition précaire, il participe à une course très réputée, qu’il gagne (ô hasard), mais il ne profitera pas de sa richesse car sa destinée lui impose de faire bonifier son pouvoir.

Dès qu’on a saisi ce parallélisme évident, il semble impossible de sortir de ce copier-coller, ce qui donne une vision assez pathétique du scénario. Lorsqu’on se dégage enfin de l’ornière, la fin de l’épisode devient passable sans être drôle et encore moins enthousiasmante.

Le dessin de Kéramidas et les couleurs de l’expérimenté Bruno Garcia [2] relèvent l’ensemble et en passant sur quelques défauts de cadrage qui gênent la compréhension des scènes d’action, on profite de l’univers ’oriental’ ainsi décrit. Cela vient renforcer la véritable idée innovante d’Arleston-Melanÿn, à savoir l’utilisation raréfié et payante de la magie, qui nous laisserait entrevoir une suite plus attractive. Ce sera tout de même compliqué de tomber plus bas.

(par Charles-Louis Detournay)

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Les illustrations sont © Kéramidas/Arleston/Melanÿn/Soleil.

[1Les autres dessinateurs sont Dany, Vatine et Herenguel.

[2Alias Nob, l’auteur de Mamette et de Mon ami Grompf qui réalisait déjà les couleurs du premier cycle de Luuna. Il est ici assisté de Cyril Vincent.

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