Ulrich Scheel : « Quand j’ai vu les gens hurler pour réclamer le Deutsche Mark, putain, c’était moche ! »

3 avril 2010 0 commentaire
  • Ulrich Scheel est un illustrateur et bédéiste allemand, notamment auteur de trois ouvrages parus en français chez Flblb ces dernières années. Son dernier roman graphique, Les six coups de Philadelphia (Flblb, 2007), s’est vu décerner en 2009 le grand prix de la BD indépendante allemande ICOM. ActuaBD l’a rencontré dans son Berlin natal. Rencontre.

Où êtes-vous né et où avez-vous grandi ?

Ulrich Scheel  : Je suis né en 1976 à Berlin, dans l’ancienne partie Est. J’ai grandi dans Mitte et Friedrichshain [1].

Quelle relation aviez-vous aux bandes dessinées et aux illustrations durant votre enfance et votre adolescence ?

U.S. : Très platonique ! J’ai d’ailleurs la réputation de ne pas beaucoup m’intéresser à la bande dessinée. J’ai toujours été comme ça. À part ma collection de revues Mosaik [La grande revue de BD pour la jeunesse est-allemande, toujours publiée aujourd’hui. NDLR], quelques albums d’Astérix et quelques U-Comix [2], je n’avais pas grand-chose. Mes grands-parents avaient des gros livres d’illustrations de Loriot, de Henry Büttner et de Werner Klemke. Ceux-là me plaisaient beaucoup plus en fin de compte.

Comment en êtes-vous venu à faire du roman graphique ?

U.S. : J’ai commencé à l’école, à l’âge de douze ans à peu près. C’était un excellent moyen de se moquer des autres, et en particulier des profs ! J’ai toujours été le clown de service, et mon public voulait être diverti. Mes bandes dessinées sur les profs étaient tellement appréciées que les parents de mes camarades de classe me demandaient de leur en faire des copies qu’ils affichaient au-dessus de leur table de travail à la maison.

U.S. Quels sont vos auteurs de BD préférés ?

U.S. : Je suis un grand fan de David Hughes. Il a commencé en tant que caricaturiste assez banal, et à un moment il y a eu un déclic et depuis, il dessine mais comme un malade. Il a un style tellement radical que c’en est même un peu laid, en fait, mais c’est extrêmement impressionnant ! J’envie son courage, parce que je trouve souvent que je recherche moi-même un peu trop l’harmonie. Sinon, j’aime bien Mœbius, ça c’est presque obligé. Gipi est un dessinateur extrêmement talentueux. Et puis il y a quelques auteurs de mangas que je trouve très bons, comme Bengal en France par exemple. En fait, c’est surtout un gentil dessinateur de filles, mais il a un très bon trait et une manière incroyable de manipuler les couleurs.

 Ulrich Scheel : « Quand j'ai vu les gens hurler pour réclamer le <i>Deutsche Mark</i>, putain, c'était moche ! »
Les six coups de Philadelphia par Ulrich Scheel (Flblb, 2007)

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Est-ce que votre travail s’inscrit dans une certaine tradition ou un certain mouvement ? Par rapport à qui ou à quoi cherchez-vous à prendre des distances ?

U.S. : Les films jouent un rôle important. Mais pas tant les films particuliers que j’ai vus à tel ou tel moment donné en eux-mêmes, que la façon dont ils sont pensés, la manière dont on construit un film. Je vois toujours mon histoire, pour commencer, comme s’il s’agissait d’une série d’actions accomplies par de vrais êtres humains. Le dessin vient seulement après. Mon travail d’abstraction est minimal, et je soigne énormément la mimique et la gestuelle de mes personnages. C’est aussi la raison pour laquelle beaucoup de gens trouvent mes travaux "didactiques" et d’une certaine manière très "réalistes" ou "biographiques".
En ce qui concerne les traditions ou les mouvements, je préfère ne rien dire, parce que je ne m’y connais pas assez.
J’essaye d’échapper à l’inintelligibilité, c’est-à-dire à l’art, c’est-à-dire aux choses qui ne font plaisir à personne d’autre au monde qu’à leurs créateurs, parce que personne d’autre ne les comprend. Là je suis très designer [3] et je me dispute souvent là-dessus avec les artistes. Je cherche aussi à prendre mes distances par rapport à la vacuité. Dans les foires et dans les boutiques, il y a toujours tellement de trucs complètement futiles et narcissiques qui traînent, la plupart du temps même pas vraiment bien dessinés. Ce genre de choses m’ennuie à mourir.

Considérez-vous votre dernier livre, Les six coups de Philadelphia [4] qui vient de recevoir le prix de l’ICOM [/b], comme une bande dessinée ?

U.S. : Pas du tout, il n’est vraiment pas « comique » [5] ! Sérieusement : bien entendu que c’est une bande dessinée, mais en ce qui me concerne c’est aussi un roman graphique, parce que le mot bande dessinée me fait encore trop penser à Donald Duck. C’est peut-être tout simplement une sorte de bande dessinée peu commune : sans les jolis petits personnages avec des gros pifs, sans les trois gags réglementaires par page, et tellement alternative que bien des gens ne voudraient jamais donner un centime pour ça.

Les 6 coups de philadelphia par Ulrich Scheel
(c) Flblb

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Pouvons-nous espérer une nouvelle publication prochainement ?

U.S. : Pour l’instant, je n’ai pas l’intention de faire de livre aussi grand et gros que Philadelphia, je n’y arriverais jamais vu le temps dont je dispose. Pour les prochaines années, je veux plutôt me concentrer sur des histoires de trois ou quatre pages. Une petite bande dessinée de moi va bientôt paraître, dans le numéro 20 du Renate [i]. Je suis déjà pas mal fier d’avoir trouvé le temps de faire ça, en plus de tous les boulots que je me tape à côté.

Avez-vous d’autres BD inédites planquées dans vos tiroirs ? Des œuvres de jeunesse par exemple ?

U.S. : Oui, j’ai des kilomètres de bandes dessinées de mes folles années de jeunesse. Il y est beaucoup question de squatteurs, de manifs et de flics. Je les avais faites pour des revues d’école et l’action Antifa.

Ulrich Scheel dans son atelier
Photo : DR

Quel est le propos des Six coups de Philadelphie  ? Qu’est-ce que vous cherchez à dire ou à communiquer à travers cette histoire ?

U.S. . : Pas de leçon de morale en tout cas ! Et heureusement, sur ce point, c’est pas mal réussi. Je voulais dépeindre des adolescents désœuvrés, et l’insondable manque de discernement dont ils font preuve, avec une complète naïveté vis-à-vis des armes ou plutôt vis-à-vis de la violence en général. Je ne voulais pas dire que les revolvers sont mauvais, mais plutôt montrer que les êtres humains peuvent être très stupides et très cruels, et qu’ils le sont parfois sans le faire exprès, par erreur, tout en étant par ailleurs sympathiques et capables d’amour.

L’histoire des Six coups de Philadelphie se déroule pour la plus grande part en 1980, quelque années avant la chute du mur de Berlin, et se termine sur un épilogue qui a lieu en 2006, une quinzaine d’années après celle-ci. Peut-on y voir une prise de position sur la question de la chute du mur et de la Réunification ?

U.S. : Oui et non. Lorsque Uwe, à la fin de l’histoire, se fait menacer par l’adolescent avec le revolver, il se passe un tas de choses dans sa tête. Il est choqué par l’inconscience du garçon, parce qu’il sait par expérience à quel point le revolver est dangereux. Mais ça, ça n’a rien à voir avec la chute du mur, pas plus que le fait que les adolescents d’aujourd’hui soient beaucoup plus effrontés que ne l’étaient les jeunes il y a 26 ans. Les adolescents paraissent toujours comme ça, c’était déjà le cas dans l’Égypte ancienne, et ça n’a rien à voir avec la Réunification. Beaucoup de lecteurs cherchent, dans Philadelphia, plus de R.D.A qu’il n’y en a dans les faits. En ce qui me concerne, voilà tout simplement ce qu’il en est : je viens de la R.D.A et je ne vois pas de problème au fait qu’une histoire puisse tout simplement se dérouler en Allemagne de l’Est, sans Trabi [6], sans Filinchen [7] et sans Stasi. Quand je transpose l’action du dernier chapitre dans l’Allemagne d’après la Réunification, en fait, c’est avant tout un procédé dramaturgique qui sert simplement à suggérer un décalage temporel aussi drastique que possible. Si c’est intelligent de ma part, ça, c’est une autre question. Peut-être que je devrais enfin comprendre à quel point c’est un sujet qui reste brûlant, même après 20 ans, même après toute la résignation, la frustration et l’indifférence que j’ai pu observer. Et c’est d’ailleurs très bien comme ça, mais c’est simplement qu’on ne peut pas traiter le sujet juste comme ça, en passant, dans un bouquin portant sur un revolver. Il faudrait traiter le sujet séparément.
D’un autre côté, c’est loin d’être un hasard si j’ai choisi, comme arrière-plan de la scène finale, le chantier de construction du centre commercial de Philadelphia. Cet arrière-plan, effectivement, a même une double signification. Premièrement, c’est une reprise du thème biblique de l’expulsion hors du Jardin d’Éden : tout le décor que constitue le paysage est-allemand, dans le bouquin, sert avant tout à présenter un biotope retiré du monde, avec des champs qui s’étendent à perte de vue, des prairies, des lacs où l’on se baigne nu, et ainsi de suite. À la fin, on sort de la nature, ou mieux : l’histoire nous en expulse, et on se retrouve dans une cité moderne toute en béton. Sabine et Uwe sont devenus adultes, ils ont oublié leur enfance j’usqu’au moment, très bref, où Uwe se retrouve dans la ligne de mire du revolver et se souvient subitement de tout. Deuxièmement, c’est la parabole classique du bradage de l’Allemagne de l’Est. Qu’est-ce qui reste de 1989 ? Rien d’autre qu’un stupide centre commercial. Et il est tellement laid ! Je l’ai vraiment avalé de travers, quand ils ont construit ces blocs de béton partout dans l’Est après la Réunification. Vous savez, je ne suis pas spécialement fan du consumérisme occidental. À mon avis, il rend les êtres humains bêtes et satisfaits de peu de choses. À cet égard, on peut vraiment comprendre le dernier chapitre comme une critique de la Réunification.

Avez-vous vécu la chute du mur comme une déception ?

U.S. : Non, pas du tout. Bien au contraire : tu parles que je n’avais pas le goût de pourrir pendant toutes mes vacances d’été au bord du lac Balaton ! [8]. Et puis, je voulais faire publier mon livre en France ! Mais ce qui m’a dérangé, à l’époque, c’est cette Réunification beaucoup trop précipitée. J’avais 14 ans et je manifestais sur l’Alexanderplatz, mais j’ai été vraiment abasourdi quand j’ai vu brandir là les premiers drapeaux allemands et que j’ai entendu les gens hurler pour réclamer le Deutsche Mark. Putain, c’était moche ! Ce jour-là, je me suis demandé si c’était seulement pour en arriver là que les gens avaient souffert pendant 28 longues années. Il faut faire attention de ne pas confondre la chute du mur et la Réunification. La chute du mur a permis aux gens de sortir du pays et de revoir leurs familles. La Réunification a eu comme conséquence que beaucoup ont perdu leur travail et ont été anéantis sur le plan idéologique ; quelques-uns se sont même carrément suicidés, parce que c’est la seule chose que leur inspirait la situation.

Storybard pour un film publicitaire
(c) Ulrich Scheel

Il paraît que près de 50% des ex-Allemands de l’Est regrettent la DDR [9]

U.S. : Si c’est le cas, ça en dit long à mon avis concernant le biotope dont je parlais tout à l’heure. La vie à l’époque n’était pas politique 24 heures sur 24. Il y avait aussi les champs, les prairies, les lacs et les plages. De ce point de vue-là, mon livre est peut-être plus est-allemand qu’il n’y paraît à première vue.

Avez-vous déjà visité la Philadelphia brandebourgeoise ?

U.S. : Oui, j’y suis déjà allé. D’une manière assez appropriée, je suis resté coincé là avec un copain lors d’une randonnée. La nuit commençait à tomber, il n’y avait pas la moindre gare à des lieues à la ronde, et on a été obligé de passer la nuit dans un hangar de tracteur. Ça a été vraiment très peu confortable.

Que signifie la présentation formelle si particulière des Six coups de Philadelphia ? Pourquoi, par exemple, si peu de dessins par page, l’absence de cadre et de phylactères, etc. ?

U.S. : J’ai fait ça de cette façon-là parce que je trouvais ça littéralement oppressant de dessiner dans un cadre alors qu’il s’agissait précisément de paysages, de coups de feu et de grands espaces. Pour les phylactères, je les ai abandonnés parce que je trouvais qu’ils gênaient le dessin. Non mais c’est vrai, quoi, dans la réalité il n’y a pas de petits ballons blancs qui nous virevoltent autour de la bouche ! Quand j’ai remarqué que les lecteurs aimaient bien ce style-là, j’ai eu l’idée d’en faire un de mes traits distinctifs. Mais malheureusement, il n’est pas approprié à tous les genres d’histoires. Quand je fais des boulots pour les clients, je travaille presque toujours avec des cadres classiques et des phylactères, sinon il y a plein de trucs que je ne pourrais pas faire du tout.

Selon vous, pourquoi Les six coups de Philadelphie produisent-ils un tel effet de réalité, comme si tout cela était véritablement arrivé ?

U.S. : Le secret numéro un, c’est que les personnages doivent vivre dans l’esprit de l’auteur. On doit avoir leur image sous les yeux, comme s’il s’agissait du souvenir d’un copain. Pendant que je travaillais sur mon livre, il m’est arrivé de croiser des adolescents dans la rue qui étaient exactement comme Uwe et Sabine, au cheveu près. Ça m’a vraiment scié ! Pour le reste, il faut avoir le don d’observation, s’entraîner, et bien sûr essayer, essayer, et encore essayer.
Le secret numéro deux, ce sont les détails. C’est fou ce que le simple fait d’ajouter un mouvement de main ou un regard muet peut produire comme effet. Ce qui est difficile, c’est de représenter ça de telle sorte que ce soit immédiatement compréhensible sans jamais être ennuyeux. Et pour cela, bien sûr, il faut disposer de l’espace approprié, ce qui nous renvoie à ma réponse précédente.
Voilà, vous connaissez mes secrets. Je vous enverrai l’addition ;-)

Les six coups de Philadelphia (Flblb, 2007)

Parlant de détails, le revolver découvert par Uwe et sa bande porte la marque MSF. Qu’est-ce que ça veut dire au juste ?

U.S. : « Military Standard Frame », c’est l’indication de la grandeur de l’armature. Il y avait cinq modèles différents du Webley Mk VI. L’un d’eux était l’arme de service des militaires anglais, et c’est celui qu’on retrouve dans le livre…
Alors, je vous ai convaincu ? En fait, c’est des conneries, je viens d’inventer ça ! Ah oui, j’oubliais : le secret numéro trois, c’est qu’on ne doit pas raconter une histoire, mais la falsifier. On invente quelque chose de rigolo, et puis on cherche à rendre ça crédible jusqu’à ce qu’on trouve preneur. En réalité, cette abréviation est inventée de toute pièce, mais c’est rempli d’abréviation dans l’armurerie, et il y a plein de trucs qui sont gravés sur les revolvers. Alors ça ne sort pas de nulle part, non plus.

Pensez-vous à des pièces musicales spécifiques en rapport avec Les six coups de Philadelphia, ce livre a-t-il une "trame sonore" ?

U.S. : Non, on entend seulement le bruissement des feuilles et quelques gazouillis d’oiseaux. Et la logorrhée infinie de Sabine.

Pourquoi avez-vous publié ce livre en français ? Le livre se vend-il mieux en France qu’en Allemagne ?

U.S. : Héhé, ça c’est la fameuse question que tout le monde me pose. Il va falloir un jour que je m’invente une bonne histoire là-dessus, genre que je suis l’ex-petit copain de Carla Bruni... En fait, c’est tout simplement dû au hasard. J’ai rencontré les mecs de Flblb à Angoulême. Influenza (Flblb, 2004) leur a plu, alors ils l’ont publié. Voilà toute l’histoire. Et ça s’est passé exactement de la même façon pour Les six coups de Philadelphia.
C’est Emeline Maricaud, une collaboratrice de Flblb, qui a traduit le livre. Toutes les questions de compréhension ont été réglées par mail, et le travail de correction s’est fait par la même voie. Ça s’est bien déroulé, mais par moment ça a été vraiment long, comme par exemple pour expliquer le sens de tous ces petits mots-béquilles que j’emploie si volontiers [10]
Le bouquin se vend beaucoup mieux en France qu’en Allemagne. Ça tient au fait que le marché français est beaucoup plus ancien et mature que le marché allemand. Les Français sont plus ouverts aux formes inhabituelles de bande dessinée et ils sont davantage à l’affût d’expériences nouvelles. Les Allemands restent encore assez conservateurs, mais je crois que ça s’améliore pas mal en ce moment.

À votre avis, en quoi les bandes dessinées sont-elles intéressantes ou importantes ?

U.S. : Oh là ça devient philosophique… Fondamentalement, les bandes dessinées et les histoires sont bien entendu sans importance. Personne n’en a vraiment besoin pour vivre. Elles deviennent intéressantes si on considère leur fonction référentielle [Vorbildfunktion]. Nous autres, êtres humains, nous adorons nous fabriquer des représentations de nous-mêmes, pour pouvoir compatir avec elles et nous faire croire que nous ne sommes pas tout seuls avec nos idées. Plus j’y réfléchis, plus je suis fasciné par cet instinct qui nous fait rechercher une figure à idolâtrer. C’est pourquoi les histoires palpitantes traitent toujours d’un problème, de manière à permettre ensuite au processus cathartique de se déclencher. Pour ma part, je trouve toujours décevant qu’un auteur conclue une bande dessinée avec la fameuse "fin ouverte".

Propos recueillis et traduits de l’allemand par Manuel Roy

(par Manuel Roy)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Lire la présentation des Six coups de Philadelphia sur ActuaBD

Le site web de l’auteur

[1Deux quartiers importants de Berlin, n.d.T.

[2Revue alternative allemande créée dans les années 1970, très inspirée par l’Underground américain, L’Echo des Savanes et Fluide Glacial. NDLR.

[3Ulrich Scheel est diplômé de la Kunsthochschule Berlin (KHB) en communication visuelle.

[4Version française de Die Sechs Schüsse von Philadelphia, la version originale allemande parue un an après l’édition française à Berlin (Avant-Verlag, 2008).

[/bVoir http://www.comic-i.com/aaa-icom/docs/ipj_2010/ipj_2010_22.html. ICOM (Interessenverband Comic) : groupe fondé en 1981 ayant pour objectif de promouvoir la bande dessinée allemande..

[5Jeu de mot intraduisible. Les Allemands, pour parler de bandes dessinées, disent Comic comme les Américains.

[iChez Renate (Bei Renate), Tucholskystr. 32, est une librairie, doublée d’une bibliothèque berlinoise spécialisée dans la bande dessinée. Il s’agit d’un des haut-lieux de la BD alternative berlinoise, qui distribue tout ce qui se fait en autoproduction à Berlin, et qui publie, accessoirement, un fanzine de bande dessinée appelé Renate.

[6C’est-à-dire sans Trabant, la voiture mythique de l’Allemagne de l’Est, quelque chose comme l’équivalent allemand de la Deuch française.

[7Les Filinchen sont des craquelins allemands, toujours disponibles aujourd’hui mais originairement produits en DDR, et dont les Allemands de l’Est étaient très friands.

[8Lac de Hongrie, l’une des destinations favorites des Allemands de l’Est ‒ et de l’Ouest jusqu’en 1989.

[10Scheel veut parler ici des particules modales, dont l’usage est très fréquent en allemand, n.d.T.

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