Un regard différent sur la création coréenne grâce à la Cinquième Couche

19 juillet 2008 0 commentaire
  • L'éditeur belge alternatif "La Cinquième Couche" nous propose un collectif bigarré, mais extrêmement intéressant sur les diverses influences et les états d'âme d'une génération d'auteurs coréens, dont une (trop) faible partie de leur travail parvient en Europe.

Un regard différent sur la création coréenne grâce à la Cinquième CoucheSi les lecteurs francophones connaissent bien, désormais, le manga japonais, ils découvrent à peine le pire de ce qui se fait en matière de manhwa, la bande dessinée coréenne, une production paradoxalement généralement destinée aux jeunes filles (le sunjeong manhwa) ou imitant le manga japonais. Véritable phénomène culturel et commercial, le manhwa peine pourtant à se développer en dehors des sentiers rebattus du manga. Cependant, des formes plus radicales et des propos d’auteurs véritablement contemporains émergent des dizaines d’écoles de bande dessinée de Séoul.

Un seul éditeur a eu le courage de les éditer : Saï Comics, de Kim Dae-Joong. La Cinquième Couche a choisi de traduire dix d’entre eux dans Pour de meilleurs lendemains. Ces dix auteurs à la narration et au graphisme puissant font partie, pour la plupart, du collectif Anazo, issu de la section animation de la Korean National University of Arts.

Nous tentons régulièrement de vous parler des manhwas qui parviennent jusqu’à nous : Kang Full avec Timing et l’Idiot, ainsi que Z le chat chez Casterman, mais aussi le Bandit généreux, le primé Massacre au pont de No Gun Ri, Milles et une nuits, femmes de réconfort, Cours, Bong-Gu, ainsi que le plus traditionnel Witch Hunter par Cho Jung-man.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons découvert les 10 nouvelles de ce collectif : plus éloignées d’une fiction asiatique qui peut étouffer certains créateurs, celles-ci débordent à la fois d’innovations graphique et de cris d’individualisme.

Saluons en particulier Mommy de Lee Hong-Min (voir ci-dessous), ainsi que la dérive éditoriale et le culte du dessinateur-martyr dénoncé par Lee Hong-Shu dans Shame on you. Une lecture indispensable pour ceux qui voudraient ouvrir les yeux sur les différentes réalités de la production et l’innovation coréenne.

(par Charles-Louis Detournay)

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Pour de meilleurs lendemains - collectif coréen - la Cinquième Couche

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Les illustrations sont © la Cinquième Couche pour l’édition francophone.

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