Underskin T.1 : Heaven city – par Andrea Iovinelli et Massimo Dall’Oglio – Shogun / Les Humanoïdes Associés

28 mai 2007 0 commentaire
  • Dans une mégalopole futuriste idéale - en apparence du moins -, un thriller qui s’interroge sur la frontière entre humain et machine.

Eidos est une mégalopole d’un milliard d’habitants. Pas un enfer toutefois : plutôt quelque chose comme un futur idéal, fait de santé et de prospérité pour tous, de progrès technique mis au service de l’humain. Dans ces avancées, les robots ont une large part. Sous des apparences diverses, ils contribuent aux activités de production, aux travaux les plus pénibles, aux tâches ménagères, mais remplissent aussi des missions plus sophistiquées comme l’éducation des enfants : rares sont ceux qui, comme Vanessa, refusent d’y avoir recours dans ce domaine.

Mais tout n’est pas que calme et volupté à Eidos : ces derniers temps, on y tue beaucoup. Des meurtres sophistiqués, sans trace ni bavure, exécutés par des commandos à l’efficacité redoutable. Il semble qu’un secret doive être caché – un secret dans lequel des réseaux puissants sont impliqués, et qui va bientôt bouleverser la vie de Vanessa…

Underskin T.1 : Heaven city – par Andrea Iovinelli et Massimo Dall'Oglio – Shogun / Les Humanoïdes Associés
Underskin, par Iovinelli et Dall’Oglio
(c) Les Humanoïdes Associés

Mélange d’anticipation, de thriller, de théorie du complot, Underskin s’attache surtout à ses personnages : la mère de famille victime, le flic désabusé mais scrupuleux, le scientifique que ses créations ont fait basculer dans la mégalomanie… Il interroge les personnalités, les comportements et, même si ce premier tome ne fait encore qu’effleurer la question, il s’intéresse à ce qui définit l’être humain. Il est encore un peu tôt pour dire si le pari sera tenu, mais les intentions sont bonnes. Le graphisme est de qualité et le rythme au rendez-vous, à tel point qu’on est un peu surpris par la densité de l’intrigue !

Les bonus, comme toujours dans la collection Shogun, font la part belle au scénariste : ici Andrea Iovinelli, qui rend compte de ses influences et de son souci de créer, avec Eidos, un monde cohérent. Un regret : la mauvaise qualité de la traduction, qui affleure parfois dans les dialogues du manga, saute manifestement aux yeux dans la partie bonus.

(par Arnaud Claes (L’Agence BD))

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