Vent de colère après l’éviction de Chantal Montellier du Festival BDFIL à Lausanne

20 juin 2007 58 commentaires
  • Le festival de BD de Lausanne, BDFIL avait sollicité Chantal Montellier pour figurer dans une exposition intitulée « Bulles de femmes – Bulles de vie », prévue en septembre prochain. Quelques temps plus tard, le directeur artistique de cette manifestation, M. Philippe Duvanel, retirait son invitation car, selon lui, l’auteure de {Tchernobyl, mon amour} « {ne faisait pas l’unanimité} » auprès de certaines de ses collègues.

« Ce n’est pas parce qu’on est paranoïaque que l’on a pas d’ennemis ». Ce célèbre adage s’applique à cette situation. Certaines positions quelque peu intempestives que Chantal Montellier a pu manifester par le passé, notamment à l’égard de Tardi ou encore récemment, sur son blog, à l’égard de Marjane Satrapi, qualifiée de « bourgeoise iranienne » ou encore de « poulette aux thunes », ne lui ont pas valu que des amis. Mais chacun connaît les « fulgurances » de Chantal Montellier quand il s’agit pour elle d’exprimer ses opinions, voire son désarroi. On aurait peine à les prendre au premier degré tant leur faculté de nuisance est proche du degré zéro. Il semble pourtant que cela ne lui soit pas pardonné, si l’on en croit l’attitude assez pleutre de M. Duvanel, directeur artistique du Festival International de BD de Lausanne, qui a préféré frapper d’ostracisme une femme libre plutôt que de déplaire à quelques « collègues » auxquelles il a voulu complaire.

La réaction ne s’est pas faite attendre. L’éditeur de Denoël Graphic, Jean-Luc Fromental, parmi les premiers, n’a pas mâché ses mots pour dire sa manière de penser à l’organisateur : « … en tant qu’éditeur, admirateur et ami de Chantal Montellier, je suis scandalisé par le procédé d’invitation-désinvitation auquel vous avez recours avec elle. Rien ne vous obligeait à l’inviter en premier lieu et vous affirmez clairement, à sa face pourrait-on dire, que c’est l’opinion de ses confrères qui a décidé de votre revirement et emporté votre décision finale. Vous validez donc ainsi un procédé particulièrement odieux de mise au ban, de blacklisting quasiment maccarthyste, d’ostracisation par des gens qui réagissent individuellement (même si c’est consensuellement) sans mesurer, probablement, les dégâts abominables de ce qui n’est en somme pour chacun d’eux qu’une opinion personnelle. Vous avouez ainsi votre impuissance et, loin de vous affirmer comme puissance invitante, vous vous couchez devant les diktats de vos invités. Je ne sais rien de votre festival, de son importance, de sa visibilité, mais je suis vous garantir qu’international ou pas, il sera définitivement rayé de mes listes et de celles sur lesquelles je peux exercer une influence si vous ne revenez pas sur cette décision inique, annoncée à l’intéressée, qui plus est, avec une désinvolture consternante.
Les auteurs sont des gens fragiles. Vous n’avez aucun qualité pour les traiter comme vous venez de traiter Chantal Montellier, qui inventait "Métal Hurlant" à une époque où vous n’étiez sans doute pas né.
 »

D’autres réactions et soutien de solidarité n’ont pas manqué de se joindre à celle de Jean-Luc Fromental, et notamment celles du dessinateur Philippe Marcelé qui considère que l’organisateur de BDFIL « se comporte à la fois comme une carpette et comme un goujat » ; également de la part de l’illustrateur, musicien et homme de théâtre Francis Marmande qui remarque avec justesse le paradoxe d’une décision fondée une « unanimité » de « certains » « collègues » de l’artiste, et qui ajoute : « Je me permets de noter que la méthode (inélégante, cela suffit à la disqualifier) ressemble à un aveu de “pression” » ; d’autres éditeurs de Chantal Montellier comme Michel Parfenov (Actes Sud) : « En effet tout est grand chez cet auteur et, à cette aune, les excuses embarrassées que vous présentez dans votre lettre (que sa destinataire nous a transmise), pour récuser sa participation à “Bulles de femmes-bulles de vie” sont d’autant plus petites et mesquines » ou encore Thierry Groensteen (L’An 2) :« Je joins ma voix à celle de mes confrères éditeurs qui ont exprimé leur désapprobation la plus nette au sujet de la conduite du festival BDFIL vis-à-vis de cet auteure qui n’est sans doute pas consensuelle mais dont l’importance dans l’histoire contemporaine de la bande dessinée française n’est plus à démontrer. La cooptation entre artistes invités ne saurait être la règle qui dicte sa politique à une manifestation culturelle. Honte à BDFIL et vive la création libre ! »

L’organisateur, qui affirme apprécier le travail et l’engagement de Chantal Montellier et qui lui réserve « un profond respect », s’inscrit en faux contre le principe de censure dont on semble l’accuser : « D’autres auteures de grand talent, nouvelles ou aguerries - ne seront pas présentes dans cette exposition. Est-ce, pour autant, une censure de leur travail ? je reconnais volontiers le caractère maladroit de mon mail. J’ai, en fonction de la non-réponse de certaines auteures à notre invitation, pris le parti de privilégier en majorité, dans notre exposition, la présentation de nouvelles auteures peu ou moins connues. J’ai donc revu mon concept et considéré, dans mon contexte d’organisation, la présentation du travail de Chantal Montellier comme moins pertinente qu’au départ. J’assume pleinement mon parti, au-delà de toute autre considération. […] Je n’ai, en aucune façon, décidé de censurer le travail Chantal Montellier. La censure sous-entend une notion d’interdiction ce qui n’est clairement pas le cas de ma décision. Il est entendu que je présenterai, comme acquis dès le départ, ses livres dans le cadre de l’exposition. Je me réserve également, dans le cas d’un nouveau projet pouvant trouver sens à la présentation de son travail, de l’inviter dans une édition future. Je n’ai cédé à aucune pression mais effectivement pris acte de certaines inimitiés plutôt regrettables au demeurant. J’ai tenu, maladroitement, à en informer Chantal Montellier. Je réfute toute idée de cooptation entre les auteures, merci de respecter également leur travail et leur personne. Personne n’est parfait. Un choix, aussi désagréable et peu opportun puisse-t-il paraître à vos yeux, reste un choix. Il n’est jamais facile ni forcément « juste » et ne peut, à l’évidence, répondre aux attentes de tout le monde. Je regrette, évidemment, d’être revenu sur une invitation que j’avais souhaitée. Cette disposition répond, comme évoqué, au contexte d’organisation de l’exposition concernée et du Festival. »

Une réponse bien piteuse pour ce qui n’est qu’un pas de clerc.


NOTE DE LA RÉDACTION

À la suite de la publication de cet article, Chantal Montellier a retiré de son blog les termes "poulette aux thunes" qu’elle avait adressés à l’endroit de Marjane Satrapi. Nous en prenons acte. NDLR 4/7/07

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

En médaillon : Chantal Montellier. Photo : DR

Une chronique sur l’oeuvre de Chantal Montellier.

 
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58 Messages :
  • C’est vraiment dommage pour les amateurs de catch féminin.

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    • Répondu par chantal montellier le 22 juin 2007 à  13:33 :

      Je ne susi pas catcheuse monsieur boot, mais dessinatrice et scénariste. En vous concentrant vous arriverez à comprendre la différence.

      Chantal Montellier

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      • Répondu le 22 juin 2007 à  17:36 :

        en tant que lecteur de bd je suis tres triste de voir comment la BD s’embourgeoise, tant par certains auteurs tres pretentieux aux dogmes assez imbuvables qui n’ont pour but que de les faire exister(les auteurs) que par le milieux editorial qui semble vraiment puer... tout ça pour dire qu’en la personne de Chantal Montellier, j ai l impression de trouver un auteur sincere qui aime la Bd plus que ça petite personne. D’ailleur et c est bon signe : je connais d’avantage ses albums que sa figure !

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      • Répondu par Fred Boot le 23 juin 2007 à  08:36 :

        Et pan la manchette.

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        • Répondu par gary le 24 juin 2007 à  15:01 :

          Si tu veux faire de l’humour , tu devrais prendre exemple sur des gens comme Desproge .

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          • Répondu par François Boudet le 25 juin 2007 à  23:56 :

            Vous trouverez toutes ou presque les lettres de soutien à Chantal Montellier dans cette affaire sur cette page.

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            • Répondu par Poisson Radieux le 26 juin 2007 à  17:39 :

              Bonjour,

              Au vu des réactions que l’on peu lire sur ce site, ou surtout sur celui de Chantal Montellier, il semble toutefois que ce tollé, si justifié soit-il, tourne un peu au lynchage collectif. Peut-être M. Duvanel doit-il prendre ses responsabilités, il n’empêche que la lecture de tous ces courriers, messages, etc. met le lecteur un peu mal à l’aise.

              Illustration des dangers de l’Internet par un petit jeu amusant : 1. tapez une fois "Philippe Duvanel" (avec les guillemets) sous Google ; 2. validez ; 3. Admirez le résultat : 4. maintenant mettez-vous à la place du bonhomme, et essayez un peu voir de déterminer sa cote sur le marché de l’emploi...

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              • Répondu par Didier Pasamonik le 26 juin 2007 à  19:40 :

                Ce post appelle plusieurs remarques :

                1/ M. Duvanel a tout le loisir d’exercer son droit de réponse dans nos colonnes. Nous l’y invitons, d’ailleurs.

                2/ Exerçant une charge publique, M. Duvanel est évidemment soumis à la critique. En ce qui nous concerne, nous avons rapporté les faits à nos lecteurs et exprimé notre opinion. Nous ne sommes pas évidemment responsables du référencement de nos articles dans les différents moteurs de recherche.

                3/ Aucun des posts que nous avons publiés n’est une attaque ad hominem contre M. Duvanel. Ce sont ses actions qui sont critiquées de façon justifiée, nous semble-t-il. Le nombre de posts publié est directement indexé à l’émotion que suscite cette affaire. Nous n’avons censuré aucun post défendant M. Duvanel.

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                • Répondu par Sylvain Runberg le 26 juin 2007 à  20:56 :

                  Je rejoins Johanna sur sa dénonciation de cette vision sexiste considérant qu’il y aurait un regard spécifiquement et universellement « féminin » dans la création et que le premier intérêt des œuvres réalisées par des femmes (en Bande Dessinée ou ailleurs) serait d’abord lié à leur sexe.

                  Manière de dire, parfois inconsciemment, que le talent chez les femmes serait suffisamment rare pour être souligné, manière d’égrener les litanies sur ce qui serait supposément de l’ordre intangible du « féminin » et du « masculin », réfutant ainsi la primauté de l’individu et de l’expérience unique, sa propre vie, qui forge chaque être humain.

                  Et pour en citer deux (êtres humains) parmi des milliards d’autres, méditons sur la douceur et la sensibilité toute féminine dont a fait preuve Margaret Thatcher durant ses mandats, et à la violence autoritaire au combien masculine de l’engagement de Mohandas Karamchand Gandhi.

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                  • Répondu par FB le 27 juin 2007 à  01:17 :

                    Sur la différence de sensibilité hommes/femmes, malgré tout, il semblerait que les exemples que vous citez soient plus des exceptions confirmant la règle qu’autre chose... Ce sont en effet, encore aujourd’hui sauf à preuve du contraire, en grande majorité les hommes qui font la guerre, qui battent et tuent leur(e)s conjoint(e)s, etc, etc..

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                • Répondu par Poisson Radieux le 27 juin 2007 à  08:50 :

                  Bonjour,

                  Relisez mon post : je n’ai jamais prétendu qu’actuabd s’était livré à une attaque ad hominem contre l’intéressé. Ce n’est ni l’article que je mets en cause, ni les commentaires, mais l’accumulation de ceux-ci, et en particulier les courriers publiés, avec une certaine complaisance d’ailleurs, par Chantal Montellier elle-même sur son site. Je tenais simplement à faire part d’un certain sentiment de malaise, qui m’est certainement très personnel.

                  Cela dit, il est clair que la balle est dans le camp de M. Duvanel.

                  Cordialement

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                  • Répondu par Didier Pasamonik le 27 juin 2007 à  09:33 :

                    Relisez mon post : je n’ai jamais prétendu qu’actuabd s’était livré à une attaque ad hominem contre l’intéressé.

                    Relisez mon post : je mentionne qu’aucun des posts publiés sur ActuaBD sous cet article ne fait une attaque ad hominem. Il s’agit bien entendu des avis de nos lecteurs qui ne sont en aucun cas ceux des rédacteurs d’ActuaBD.

                    Nous laissons s’exprimer toutes les opinions, même les plus désagréables, à la condition qu’elles ne transgressent pas la loi (diffamation, injure,...), qu’elles ne constituent pas des attaques ad hominem et qu’elles alimentent un débat. Ainsi, si nos lecteurs alignent 50 posts avec comme seule information : "c’est nul", on en publie 3 ou 4 et on sucre le reste.

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                    • Répondu le 27 juin 2007 à  10:00 :

                      Dans notre monde où ce qui relève du « guerrier », du « militaire », du « pouvoir » est souvent considéré comme des attributs « masculins » et où les femmes y sont représentées de manière parfois infime, l’apparence est évidemment trompeuse. Mais certains militaires tortionnaires de la prison d’Abou Grahib étaient bien des femmes, les dirigeantes de certains réseaux de trafics de femmes africaines aussi, et plus généralement, chez les personnes coupables de maltraitance familiale (allant jusqu’à l’infanticide), les femmes se retrouvent aussi impliquées que les hommes. Tout ça pour dire qu’hommes et femmes sont avant tout des êtres humains, égaux pour le meilleur…et pour le pire.

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              • Répondu par Bernard Dato le 27 juin 2007 à  14:19 :

                Sophisme:raisonnement à logique fallacieuse.
                Exemple de sophiste : "Poisson Radieux" qui à l’instar de "Zloum" qui affirmait dans un premier temps que la cause était juste pour ensuite en récuser le soutien (et insulter Chantal Montellier sous prétexte d’en tester la réaction, on croit rêver), affirme tout d’abord que le tollé est "justifié"pour dire enfin qu’il s’agit d’un lynchage qui mettrait mal à l’aise le lecteur.Mais quel lecteur ?Celui qui voudrait que les infamies soient passées sous silence ?Un lynchage, Poisson Radieux, est une exécution sommaire sans jugement. Je n’en vois pas la trace ici, Mr Duvanel peut très bien répondre aux lettres qui toutes argumentent leur indignation.En revanche, désinviter Une auteure parce qu’elle serait indésirable pour "certaines de ses collègues", sans explication sur les raisons du rejet et sans tolérer une quelconque défense est un exemple flagrant de lynchage.Revoyez vos définitions messieurs, et surtout ayez le courage d’affirmer que ce qui vous est insupportable c’est qu’une auteure majeure telle que Chantal Montellier(et en l’occurence une femme !) qui fut tant de fois victime d’ostracisme, soit enfin défendue en place publique !
                Quant à taper le nom de Mr Duvanel sur Google je ne vois pas où est le problème:que ce monsieur assume donc ses choix et ses actes.
                Pour ma part je veux dire un grand bravo à Aurélia Aurita, Johanna, Jeanne Puchol,Philippe Marcelé et de manière générale tous ces grands noms de la BD,de l’édition ou du journalisme qui se sont courageusement engagés dans cette juste cause et ce sans se dissimuler derrière des masques-pseudos.
                Il n’est plus à prouver que le travail de Chantal Montellier est une oeuvre.J’ajouterai qu’elle fait de sa vie engagée et courageuse une oeuvre également ce qui la place dans l’histoire de l’art auprès d’artistes rares.
                Toute mon admiration Chantal.
                Bernard Dato.

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                • Répondu par zloum le 27 juin 2007 à  14:49 :

                  Il est vrai que lorsqu’il est dit que le viol est le propre de l’homme, que l’homme est majoritaire dans le milieu de la bd, donc que le milieu de la bd est rempli de machos sexistes pratiquant la censure, nous ne sommes pas dans un sophisme mais dans une logique réthorique sans faille. N’est-ce pas ?

                  Je ne cautionne pas la désinvitation. Si cette affaire est médiatisée, tant mieux ! J’aurai juste préféré lire des choses écrites avec un peu plus de recul. Car à mon ses les discours les plus pertinents sont ceux qui savent inclure l’auto-critique.

                  A bon entendeur !

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                • Répondu par Poisson Radieux le 27 juin 2007 à  18:05 :

                  Cher Bernard Dato, (et chère Chantal Montellier, aussi, un peu)

                  Concéder que la cause visée est juste, pour ensuite regretter que le soutien qui lui est apporté prenne des formes moins sympathiques, ne relève pas du sophisme mais d’une prise de position un peu plus nuancée que la vôtre. Vous ne semblez pas concevoir (l’intéressée non plus apparemment) que l’on puisse à la fois regretter le traitement fait à Chantal Montellier, et le ton de certaines lettres publiées sur son site.

                  Je clarifie donc mon propos : je concède un malaise à la lecture de certaines des lettres publiées sur le site de l’auteure (je parle bien du site de l’auteure et non d’actuabd) ; je pense que celles-ci constituent bien, et sans fausse définition, des attaques ad hominem ; je pense aussi (ceci pour Chantal Montellier) que l’on a le droit d’exprimer cette opinion sans que celle-ci soit qualifiée de "sexiste". Un individu sexiste croit en la supériorité d’un sexe sur l’autre (le mâle, généralement). Je puis vous assurer que je ne me sens pas concerné ni séduit par cette idée, et je ne vois rien dans mes deux posts qui pourrait en quoique ce soit la refléter.

                  Tout cela penser à la trop célèbre citation de Matthieu (ben oui, quelquefois on n’a pas peur d’être pédant sur les bords !) : "Qui n’est pas avec moi est contre moi". Le monde, M. Dato, n’est pas blanc et noir. Il y a aussi des teintes de gris.

                  Ceci est ma dernière "contribution" à un débat que je ne voudrais pas faire dériver, et qui ne me concerne de toute façon pas directement. Je vous invite, M. Dato, étant donnée la qualité de vos propos, à en faire autant.

                  Cordialement

                  P.S. : je précise aussi, parce que ce n’est pas évident a priori, que j’ai depuis longtmps beaucoup apprécié certains (même si pas tous) des albums de CM, et que rien de ce qu’elle pourra écrire à côté n’entachera cet intérêt vieux de vingt ans.

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  • On relègue aux oubliettes l’émission française Arrêt sur images qui décryptait les mœurs télévisuelles, on bannit Chantal Montellier d’un festival de BD.
    Il faut faire consensuel.
    Frémion ne s’y est pas trompé...
    Lu sur un site féministe (http://www.feministes.net) :
    Il s’appelle Duvanel, Philippe, et comme le pense Yves Frémion, et quelques autres, c’est un sarkozyste de la première heure en ce sens qu’il fait efficace… Il a conçu, pour le fesival de BD de Lausanne « de n’inviter que des artistes qui font l’unanimité chez leurs collègues, » Frémion dixit. Donc d’écarter Chantal Montellier, auteure BD dérangeante, de la liste des invitées.
    Admirez l’élégance du procédé. D’une part, il l’invite, puis il se ravise. Au prétexte qu’il n’inviterait plus que des consensuelles et des moins connues, moins notoires.
    Philippe Duvanel écrivait toutefois à Chantal Montellier : « Il est néanmoins acquis que nous présenterons vos derniers ouvrages (Tchernobyl mon amour et Sorcières mes sœurs) dans le cadre de la sélection de l¹espace lecture de notre exposition et qu¹ils seront disponibles dans la librairie que nous consacrons spécialement aux ouvrages de femmes ou sur les femmes. ». Encore heureux. Hein, tant que cela se vend, et qu’on a de la place en rayons…

    Qui est Chantal Montellier ? Je connais certains de ses albums, je connais son site.

    http://chantal.montellier.free.fr/

    Je sais qu’elle a été de la plupart des combats féministes.

    Vous trouverez aisément l’adresse réticulaire (de courriel) de Philippe Duvanel.
    Vous pouvez lui exprimer votre opinion.

    Voir en ligne : Féministes Net

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    • Répondu par Johanna /auteur BD le 23 juin 2007 à  15:37 :

      L’internationale des femmes auteures de BD n’aura pas lieu.

      Bonjour,

      J’ai appris par votre site l’éviction de Chantal Montellier de l’exposition « Bulles de Femmes » de Lausanne. Suite à cela et en tant qu’auteure invitée à participer à cette exposition, j’ai manifesté à l’organisateur du Festival de Lausanne mon malaise et fait part de mon désir de me retirer par conséquent de cette exposition.

      J’ai pris cette décision, NI pour « boycotter » le festival de Lausanne (ou je compte néanmoins me rendre en dédicace), NI pour jeter la pierre à l’organisateur, pris dans des crêpages de chignons qui semblent l’avoir dépassés. Mais pour affirmer que, d’une part, je ne fais pas partie des auteures qui auraient demandé (paraît-il) l’éviction Chantal pour cause d’incompatibilité d’humeur et que, d’autre part, je suis lasse de ce thème de la BD « au féminin », éternelle fausse bonne idée avec laquelle, faute de mieux, nous sommes si souvent obligées de composer. Et toute la bonne volonté du monde des organisateurs des salons de BD ne pourra rien y changer : si nous avons en commun le fait d’être des femmes, nous aspirons avant tout à ce que notre travail soit reconnu pour sa singularité.

      Le propos du festival de Lausanne était d’axer l’exposition « Bulles de Femmes » sur les thèmes de l’intimité, du croquis de vie, de l’autobiographie (etc.). Et j’ai globalement apprécié leur sélection et leur approche. Cependant, n’aurait-il pas mieux valu mettre ce regard prétendument « féminin » en perspective avec celui de nos confrères sur ces mêmes sujets ? Peut-être avec un rapport de 80% de femmes auteures contre 20% d’hommes dans l’exposition ? Comme s’il n’existait pas d’hommes à la sensibilité féminine et de femmes à la sensibilité masculine...

      Le plus lamentable dans cette histoire d’éviction, me semble-t-il, est que désormais les œuvres restant dans l’exposition passent pour consensuelles, ce qui est carrément méprisant pour le travail de mes consœurs, et que Chantal en sort comme une héroïne libre, victime de nous autres, les « vaches soumises ». Et qu’enfin, le festival de Lausanne devient l’organisation à abattre, alors que le problème de la reconnaissance des femmes auteures de BD en général, et de la reconnaissance du travail de Chantal Montellier « mise au banc » en particulier, a des causes bien plus profondes sur lesquelles certains semblent faire l’impasse à bon compte.

      Je suis globalement en désaccord avec Chantal Montellier dans sa manière d’envisager la lutte pour la reconnaissance des femmes auteures de BD. Ce désaccord nous a parfois opposé dans de vertes prises de bec dont je ne ferai pas l’étalage ici. J’estime pour ma part que ce n’est pas en formant une sorte de front féminin partant à l’assaut de la BD machiste, que nous arriverons à donner un plus grand écho à notre travail. D’autant plus si c’est pour distribuer des bons et des mauvais points, comme cet accès de jalousie manifesté à l’encontre de Marjane Satrapi par Chantal Montellier elle-même sur son blog. Je ne connais pas personnellement Marjane Satrapi (et je doute qu’elle connaisse même mon boulot), mais franchement, la seule chose que j’aurais envie de dire à propos de ses albums, de son succès, de son prix à Cannes, c’est : total respect !

      Pourtant, je dois faire un constat désolant (et donner raison à Chantal là-dessus) : notre reconnaissance par la profession est souvent le fruit d’un regard biaisé. J’ai fait plusieurs expositions collectives depuis 2000, date de parution de mon premier album, mais quand ces dernières étaient organisées par des salons de BD, elles l’étaient (à 90%) au seul motif que j’étais une femme auteure ! En revanche, quand on me sollicite par rapport au contenu des mes albums, c’est globalement en dehors du milieu BD (par exemple : l’expo « BD reporters » à Beaubourg, ou la Biennale du Carnet de Voyages à Clermont-Ferrand).

      Évidemment, je laisse chacun en tirer ses propres conclusions. D’ailleurs, je me garderais bien de généraliser à partir de mon expérience personnelle, tant les parcours des auteures de BD sont différents. J’y vois seulement le signe de la difficulté de la BD à sortir des classements par genres...

      Par conséquent, j’hésite toujours quand on me demande de participer à une exposition ou un salon sur le thème des femmes-qui-font-de-la-bd. Et si, jusqu’ici, j’ai toujours accepté de « jouer le jeu », c’est pour bénéficier d’un peu de cette publicité qui me manque, ou plus simplement parce que je suis heureuse d’exposer mon travail.

      Et c’est bien de ce plaisir de voir son travail reconnu qu’il s’agit ici, et c’est en cela que l’éviction de Chantal Montellier m’est inacceptable, car je pense sincèrement que son travail mérite mieux... Je deviens très pessimiste quand je constate que, malgré l’importance de leurs carrières respectives, les Chantal Montellier, Claire Bretécher, Marjane Satrapi ou Florence Cestac (toutes contactées pour faire partie de cette expo et pour ne citer qu’elles) sont encore si souvent sollicitées « uniquement » en tant qu’icônes de la BD féminine, alors qu’il y aurait infiniment mieux et plus à en dire !

      Johanna.

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  • Je suis allé faire un tour sur la tribune de Chantal Montellier. Je n’ai lu qu’un ramassis de clichés, de raccourcis douteux, de propos prétentieux. C’est dommage, la cause est juste mais l’argumentation est mauvaise. Je commence à en avoir assez de m’offusquer pour des gens qui contribuent à scier la branche sur laquelle ils sont assis.
    Un exemple, à propos de Satrapi : quel est l’intérêt d’opposer la cause des femmes iraniennes et celle des violences conjugales en France ? Il y a une compétition à ce niveau ? Quant à qualifier Satrapi de "sans grande imagination ni liberté graphique", ça me fait bien marrer, surtout quand on voit la couverture de Sorcières, mes soeurs qui est quand même terriblement laide et mal dessinée. C’est fou ce que les artistes "engagés" peuvent parfois être antipathiques.
    Quitte à passer pour un méchant bourgeois, cette désinvitation ne me fait rien du tout.

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    • Répondu le 25 juin 2007 à  00:10 :

      zloum ? vous avez dit zloum, comme c’est zloumesque !

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    • Répondu par Bernard Dato le 25 juin 2007 à  15:13 :

      Merci Zloum.J’ai parfois du mal à expliquer,lorsqu’on m’en demande le sens,le mot "sophisme".Vous en fournissez ici une belle illustration que je ne manquerai pas de citer.Vous dite que le cause est juste mais que vous regrettez l’argumentation.Vous basculez ensuite sur la polémique "Satrapi" qui n’a rien avoir avec cette affaire de censure indéfendable au lieu de nous proposer votre argumentation qui est censée,puisque "la cause est juste",défendre Chantal Montellier.Tout simplement(il n’est pas difficile de le comprendre)parceque vous ne pensez pas que cette cause est juste(du reste vous terminez en disant que cette désinvitation ne vous fait rien). Plus de franchise eut été bienvenue.Tout un texte faussement logique,donc,pour en arriver à une insulte:la couverture de "Sorcières,mes soeurs"serait laide et mal dessinée.Vous n’êtes pas sans savoir que bien des gens disent la même chose de Picasso ,de Pollock et de bien d’autres artistes majeurs.Que vaut donc votre avis, Zloum ?Quelle autorité avez-vous donc en ce domaine ?La non plus,aucune argumentation pour étayer cette affirmation gratuite,bête et méchante.Pour ma part,je trouve cette couverture particulièrement bien composée(le regard ironique du bouc émissaire est sur un point focal du cadre,et à l’endroit du sexe de la "sorcière",mais la pertinence et le sens de ce choix ont du vous échapper, la couleur est narrative et non figurative,et le visage du personnage féminin est d’une grande beauté ;quant à son expression,elle est d’une finesse rare).Il est vrai que le dessin de cette grande auteure n’est pas ostentatoire et qu’il faut peut-être,Zloum,une certaine culture de l’image pour en apprécier la force(tout comme pour Hugo Pratt par exemple).J’en suis désolé pour vous.En conclusion,votre intervention vide de sens et de forme,de bourgeois capricieux et aggressif est totalement vaine.Au plaisir de ne pas vous relire.
      Bernard Dato.

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      • Répondu par zloum le 26 juin 2007 à  12:38 :

        Alors oui, cher Bernard Dato, la censure est indéfendable. Et je n’ai jamais prétendu que mon avis valait quelque chose. J’aurai d’ailleurs tendance à adhérer à votre colère, mais j’ai trouvé les quelques textes de Chantal Montellier que j’ai pu lire très prétentieux. Vous pensez que je mélange tout, mais ce n’est que le parti pris de ne pas dissocier l’auteure de ses propos. Et c’est d’ailleurs ce que vous faites vous-même puisque vous parlez de censure.
        L’erreur stupide des responsables du Festival aura été de désinviter l’auteure. On peut voir ça comme de la censure, on peut aussi voir les choses autrement et se dire que Duvanel aura tenté ce qu’il pouvait pour maintenir l’invitation auprès de ses couillons de collègue. Le mot censure me gêne, il est fort et renvoie à des choses incomparables à cette affaire.

        Voilà, et pour terminer, je ne suis pas agressif. Je voulais savoir quelle réaction il y aurait si je critiquais le travail de Chantal Montellier de la même manière qu’elle critique les autres : de manière prétentieuse. Et bien maintenant, puisqu’on me cite Picasso et cie, je sais.

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  • Vent de colère après l’éviction de Chantal Montellier du Festival BDFIL à Lausanne
    25 juin 2007 13:56, par Aurélia Aurita / auteure de BD

    Très rapidement, je viens signaler que par solidarité avec Chantal Montellier (et maintenant avec Johanna) et parce que j’ai trouvé la manière peu élégante, j’ai demandé à ce que mes planches soient retirées de l’exposition.

    Aurélia Aurita

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    • Répondu par Bernard Dato le 25 juin 2007 à  15:19 :

      Bravo Aurélia pour votre engagement courageux et juste. J’ai quant à moi signifié à ce festival ma décision de boycotter l’évènement.
      Un lecteur.
      Bernard Dato.

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    • Répondu par Jeanne Puchol, auteur de BD le 25 juin 2007 à  16:56 :

      Johanna et Aurélia, très chères consœurs,

      Bravo pour votre décision de ne pas participer à cette expo décidément fumeuse. En ce qui me concerne, n’ayant été invitée ni pour le salon ni pour l’expo, je me suis contentée d’envoyer un courrier bien senti à ce Monsieur Duvanel pour protester contre l’éviction de Chantal.
      Conclusion : être femme et auteur de bande dessinée, quelle poilade, quand même !

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  • lettre à Mr Nicolas Giller.
    (du Festival BDfil Lausanne)

    En réponse à votre courrier, j’aurais bien volontiers fait circuler l’info concernant votre concours aux étudiants dont j’ai la charge à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg ou à ceux de l’AtelierBD.com , mais l’éviction subite de Chantal Montellier de l’une de vos expositions m’a scandalisé. En l’absence de réponse de votre part, l’information que je vais faire circuler sera toute autre :
    (lien vers l’article ci-dessus)
    De nombreux auteurs et éditeurs ont également été atterrés et malheureusement je n’ai pas pu lire le moindre mot d’explication ou de démenti sur votre site.

    Dans le doute, vous comprendrez donc aisément que je ne peux relayer vos informations et vous prie de transférer mon message à vos collaborateurs et aux organisateurs du festival.

    J’adore la ville de Lausanne, j’y suis venu plusieurs fois (librairie Apostrophe et festival) et j’y ai même exposé mes planches mais j’abhorre ce type de censure. C’est intolérable, et cela que l’on s’en prenne à un auteur inconnu ou à Chantal Montellier, une auteure de premier plan qui a tant fait pour le médium BD (pas uniquement en tant que femme bien sûr, mais en tant qu’artiste tout simplement)

    En l’absence de sa réintégration je ne peux que vous réitérer ma désapprobation la plus totale.

    Joseph Béhé
    (Auteur de bande dessinée, Chargé de cours)

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    • Répondu par Maïté et Francis le 29 juin 2007 à  18:46 :

      Librairie Galerie Apostrophe BD à Lausanne

      En réponse à la polémique "BDFIL - Philippe Duvanel et Chantal Montellier", nous connaissons Philippe depuis plusieurs années et nous pensons que c’est bien mal le connaître que le critiquer de la sorte. Philippe Duvanel est quelqu’un de très ouvert et très sensible, amoureux et respectueux de la B.D. en général mais aussi de tout ce qui est Petits Editeurs et Auteurs indépendants, quelqu’un de très honnète et ardent défenseur des petites libraires (la Suisse n’étant pas protégée par la loi sur le prix unique du livre)
      Nous sommes convaincu avec d’autres libraires de la ville qu’il n’est pas du tout question de sa part de censure cependant un directeur artistique n’est pas le chef suprême d’un festival. La ville de Lausanne qui a pris la relève du Festival BD de Sierre et qui subside en grande partie le Festival ainsi que les commerçants lausannois veut un festival convivial et famillial mais la ville
      reste le maître d’oeuvre de ce festival. Un directeur artistique, comme en politique, sert parfois aussi de fusible et doit aussi prendre des décisions pour satisfaire tout le monde même si c’est contraire à sa pensée. S’il veut que le festival perdure(en Suisse, il y en a très peu) il faut y allez à petit pas. Aucune révolution ne s’est faite en 1 jour. Laissons lui le temps de faire ces preuves même si nous pensons que la manière n’était pas approprier.
      Non il n’est certes pas un Sarkosiste convaincu. ON ne condanne pas. On n’abats pas un homme sur une erreur alors que la majorité de ces actes prouve le contraire.
      Venez plutôt voir par vous-même à la découverte de ce festival... et de la belle ville de Lausanne.
      Maïté et Francis

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      • Répondu le 30 juin 2007 à  11:55 :

        En français, cela s’appelle "botter en touche". En suisse, aussi, sans doute. Au petit jeu du "c’est pas moi, c’est le voisin", nos libraires font porter le chapeau à la municipalité. C’est pas d’un très grand courage mais cela présente au moins un mérite : ils confirment qu’il y a bel et bien eu censure, ostracisme et irrespect de la création et plus singulièrement de CHANTAL MONTELLIER. Dont acte.
        Fabien Lance

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      • Répondu par Jef Tombeur le 30 juin 2007 à  17:43 :

        Ben oui, il y a eu aussi des gens bien qui se sont couchés une fois, puis deux, puis qui ont fini... tiens, je ne sais pas, moi, à la tête des Nations unies.
        Post-mortem, Kurt Josef Waldheim a présenté des excuses.
        Levandu, ooops, Duvanel finira bien sans doute par en présenter aussi.
        Me rappelle la blague de la blonde dans un stade des blondes : laissez-lui une chance, laissez-lui une chance... (je n’ai rien contre les blondes, les helvètes, c’est dommage d’avoir à le préciser ; en revanche, ce n’est pas dommage de rappeler que, lorsqu’on s’est couché pour continuer à bouffer, ce n’est pas la peine d’en rajouter dans les justificatifs faux-fuyants).

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  • En réponse a ce qui a été posté sur ce site.
    Merci à vous ! Merci à Johanna Schipper dont j’apprécie le travail honnête et talentueux, à Aurélia que je n’ai pas encore le plaisir de connaître, mais dont on m’a dit grand bien, merci à Jeanne Puchol qui produit depuis si longtemps de belles et intelligentes bandes dessinées ignorées des médias, merci à ce site qui rompt la loi du silence et l’omerta me concernant.

    Je vous salue tous, avec amitié et respect.

    La création vivante et sincère, le talent et le travail, l’imaginaire des femmes libres, vaincront, n’en déplaise aux maquereaux sans scrupule du "Marché" (de dupes) et aux grands manipulateurs d’opinion dont nous devons subir, en silence trop souvent, la loi et les caprices !

    Nous vaincrons !

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  • Rappel à certains intervenants :

    Les femmes représentent à peine 7% des auteurs dans la BD francophone et la majorité sont
    coloristes.
    Pourquoi ? Cela supposerait un travail d’analyse de cette situation que
    personne ne mène. Pour ma part, compte tenu de mon expérience et de ce que
    j’ai eu à subir, j’ai quelques idées sur la question.

    Le seul journal de bandes dessinées au féminin est tombé au 8e numéro, sous
    les coups de la censure, pour une pornographie qu’il ne contenait pas. A en
    croire ce que m’a confié Jannic Dionnet directrice d’Ah Nana, ce mensuel se
    vendait aussi bien, si c’est plus, que Métal Hurlant ; cela, paraît-il,
    irritait pas mal Jean-Pierre Dionnet.

    Après la censure et la disparition de ce titre, les femmes présentent dans
    la revue ont toutes été éliminées de la BD adulte, malgré les efforts de
    certaines pour publier ailleurs, notamment, Nicole Claveloux qui a dû
    retourner à l’édition pour enfants. Ce fut une perte importante pour la BD
    adulte.

    Le responsable de feue la revue (A SUIVRE) a refusé de publier Nicole car
    dixit :"la bd féminine ne se vend pas". Pourtant Nicole avait, a, un public. Il aurait peut-être suffit de faire, au moins, une tentative. Mais Claveloux
    n’était peut-être pas son type de beauté ?

    A ce sujet, j’ai à déplorer d’avoir été souvent reçue plus comme une "proie
    sexuelle" que comme une dessinatrice digne de ce nom, dans certaines
    rédactions entièrement masculines.

    J’ai aussi personnellement eu a souffrir de la jalousie de mes collègues
    masculins ne supportant pas qu’une femme ait, sic : "autant de "couilles" et
    de talent qu’un homme
    ". Certaines femmes ne m’ont pas épargnée non plus,(cf :
    le dernier exemple en date), mais étant moins nombreuses et surtout ayant
    moins de pouvoir, ce fut moins difficile.

    Pour ce qui est de n’être invitée que dans le cadre de festivals au féminin,
    c’est évidemment, réducteur, voire insupportable. Mais ce qui est à
    condamner ce ne sont pas les festivals au féminin, c’est que les femmes
    n’aient encore pas toute leur place ailleurs. C’est pour cela qu’il faut se
    battre, pas contre ceux qui éclairent la BD féminine et la rendent
    visible.

    Pour ce qui est de l’égalité homme-femme à l’aune de la violence (drôle
    d’instrument de mesure !) ce ne sont pas les femmes qui tuent leur conjoint à
    raison de plus de deux par semaine, mais bien l’inverse.
    Je ne connais pour ce qui me concerne aucune femme serial killer.
    Je ne connais, dans la gent féminine aucun monstre du style Patrice
    Allègre.
    Ce sont les hommes qui prostituent les femmes, et pas l’inverse.
    C’est généralement l’ homme qui bat sa femme, l’infériorise, la cloître, et
    pas l’inverse.

    Certes il y a aussi des mauvaises mères maltraitant leurs enfants qu’ils
    soient fille ou garçon, mais on sort de la problématique homme-femme.

    Certes il y a eu des femmes de pouvoir particulièrement dures et
    autoritaires. Leur énumération est assez brève, en général.

    Qu’un homme massacre sa femme reste encore aujourd’hui une "affaire privée".
    Frappez, battez, mais dans le cadre domestique.

    Par ailleurs, si le rire est le propre de l’humain, le viol est bien le
    "propre" de l’homme.

    Je sens poindre une haine sexiste dans les propos de certains intervenants,
    (pourquoi se cacher derrière un pseudo, est-ce bien courageux ?)

    L’un d’eux me reproche de publier "avec complaisance" les lettres à Monsieur
    Duvanel.

    J’entends que je n’aurais pas dû les rendre publiques. Il aurait sans doute
    fallu que cette humiliation (et tout ce qui s’y rapporte), reste dans un
    cadre privé, comme les tabassages dont je parle plus haut.

    Il aurait fallu, pour ne pas être "complaisante" que j’accepte d’être
    humiliée publiquement et que je me taise.
    J’ai l’outrecuidance de réagir et cela choque ce correspondant.

    Encore un ami de la cause des femmes, sans doute ! Il y en beaucoup dans le
    neuvième "art", c’est peut-être aussi pour cela que les dessinatrices sont
    si souvent reléguées dans des ghettos de femmes ?

    La lutte ne fait que commencer.

    CM

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    • Répondu par Fred Boot le 28 juin 2007 à  12:20 :

      Chere Chantal,

      Peut-être lirez-vous ce message.

      Le problème évoqué dans cet article concerne un choix honteux voire politique de la part de l’organisateur de l’exposition. Pressions des autres auteurs, simple crépage de chignon ou autres raisons, nous n’en saurons pas plus. Mais je suis de toute façon consterné par cette histoire, il est évident que vous avez mon soutien moral, soutien qui ne vous servira malheureusement à rien.

      Bon. Concernant le problème du sexisme, du machisme, du vilain mâle satanique : désolé, mais je ne vois pas ce que cela vient faire dans cette affaire en particulier. Evidemment, un tant que mâle je suis de fait écarté du débat, la belle affaire, et mon scepticisme vous confortera dans votre "lutte". Mais à mes yeux, vous perdez tout crédit sur ce sujet précisément car cela tourne à l’hystérie plus qu’au propos raisonné (et on peut être raisonné sans pour autant être raisonnable). La relation entre le machisme du monde de la bd, les femmes violées, les serials killers, et j’en passe... Euh... Vous voulez quoi ? Des excuses publiques de la par des hommes parce qu’ils sont nés hommes ?

      Mais bon, faîtes comme vous l’entendez après tout je ne suis qu’un anonyme dans la masse. Ce grand écart entre la densité de vos œuvres et vos propos (et je pense aussi à ceux de votre tribune qui regorgent d’inepties, bonjour les raccourcis) me laissent un peu amers, c’est tout.

      Bon combat...

      Fred Boot
      (Frédéric Bouteiller, graphiste et illustrateur)

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      • Répondu par François Boudet le 28 juin 2007 à  16:11 :

        Il ne me semble pas que C.M. stigmatise tous les "mâles" de la planète... Ca serait effectivement faire du sexisme à l’envers... Par contre, elle pose de bonnes questions ; par exemple : pourquoi si peu de femmes dans le milieu de la Bande Dessinée... Ca me semble une question effectivement importante à se poser.

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    • Répondu par Ranx le 28 juin 2007 à  16:40 :

      "Je sens poindre une haine sexiste dans les propos de certains intervenants / La lutte ne fait que commencer"

      Pour ce qui est de l’égalité homme-femme à l’aune de la violence (drôle d’instrument de mesure !) ce ne sont pas les femmes qui tuent leur conjoint à raison de plus de deux par semaine, mais bien l’inverse. Je ne connais pour ce qui me concerne aucune femme serial killer. Je ne connais, dans la gent féminine aucun monstre du style Patrice Allègre. Ce sont les hommes qui prostituent les femmes, et pas l’inverse. C’est généralement l’ homme qui bat sa femme, l’infériorise, la cloître, et pas l’inverse.

      Certes il y a eu des femmes de pouvoir particulièrement dures et autoritaires. Leur énumération est assez brève, en général."

      Chère Madame,

      je suis un homme, et je ne connais pas non plus de Patrice Allègre dans mon entourage, ni d’homme qui tue deux femmes par semaines et tutti quanti. J’ai la chance d’avoir des amis hommes qui savent aimer, qui sont responsables et intelligents. Ils auraient pu avoir les yeux injectés de sang prêts à frapper la première femme venu tel des loups dans une bergerie... mais non, ils préfèrent boire un verre entre amis (et dans amis, il faut comprendre des femmes).

      Vous dénoncez une haine sexiste tout en appelant à la lutte ! N’importe quoi...

      Je vous avoue que lire un tel ramassis de bêtises n’aide pas à vous trouver intéressante. Plutôt que de dénoncer des vagues injustices, intéresser vous à des faits dénonçables.

      Je reste anonyme, non par manque de courage, mais juste parce que je ne vois pas l’intêret de vous donner mon nom. JE suis un homme, je ne me couperai pas les couilles pour vous faire plaisir. Je n’ai pas d’envie de viol. Je ne bat personne.

      Serais je un monstre de ne pas ressembler au portrait que vous faîtes ?

      Je vous laisse avec vos haines, en espérant qu’un jour, vous trouverez un véritable combat, un qui en vaille la peine.

      Amicalement

      Ranx, un homme qui travaille parmi des femmes (et qui n’en tabasse aucune)

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  • Chers interlocuteurs,

    Il est très difficile de dialoguer sans avoir un minimum de culture en
    commun, ni de références. Ce semble être le cas. C’est dommage, mais nous
    allons tous y économiser du temps et donc un peu d’argent. J’espère qu’un
    jour nous trouverons quelques passerelles en commun pour échanger. Quelques
    symboles, quelques icônes... Là , ce n’est vraiment pas possible. Même si
    nous parlons la même langue, nous n’avons semble t-il pas les mêmes
    ancêtres, les miens s’appelle, Freud, Marx, Janet Frame, Kate Millet,
    Camille Claudel et Frida Khalo... Désolée et bonne route !

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    • Répondu par zloum le 29 juin 2007 à  07:08 :

      Ah c’est dommage, j’aime beaucoup Marx. Vous semblez mélanger opinion différente et culture différente. Le propre du dialogue est de pouvoir critiquer mais également de se soumettre à la critique. L’échange est heureusement possible entre gens d’horizons différents, d’avis différents. Sinon, on prêche des convaincus.
      Vous pouvez continuer à vous gargariser dans votre coin, je reste convaincu que cela ne fait rien avancer. Quant à citer quelques grands penseurs... Je préfère les assimiler que les mettre là en première ligne au détour d’une phrase, ils n’ont rien demandé les pauvres.
      Pour finir : on peut aimer la culture et ne pas se complaire dans une certaine forme d’élitisme, si si !

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      • Répondu le 29 juin 2007 à  09:23 :

        Cher ami zloumesque ; Quand Chantal parle de tueurs comme Patrice Allègre et qu’elle dit ne pas en connaitre l’équivalent dans la gent féminine ; et que Ranx répond en disant qu’il ne connait pas de "Patrice Allègre" dans son entourage (ni d’hommes violents, etc.), et qu’il - avec un ou deux autres intervenants semble-t-il - se sente(nt) visés par Chantal, je me dis en effet que : soit Chantal n’est pas assez claire dans ses propos (elle ne stigmatise pas TOUS les Hommes, ni ne sacralise TOUTES les Femmes, d’après moi), soit il n’y a pas le même NIVEAU de compréhension entre tous ici...(d’où un "dialogue" impossible avec certain intervenants comme Ranx par exemple, à mon avis effectivement...).

        Quant à cette discussion, elle a tendance à s’élargir et sortir finalement du cadre du sujet initial... Faut il vraiment la poursuivre ici ?...

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  • je trouve le noir et blanc de marjanne satrapi fade et desincarné,je trouve que son dessin cite tout, d’une façon presque totalitaire,en ne s’adressant qu’au mental et pas du tout mais alors pas du tout au corps... suis je un ringard ? a en croire certains surement...heureusement, une artiste comme Chantal Montellier se permet de l’ouvrir. et c est tant mieux.

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  • Il faut dire que Chantal Montellier a le chic pour transformer n’importe quoi en situation dramatique : elle se vexe pour un rien, elle fait des montagnes de tout... Ne pas accepter l’ambiance "sympa" du monde de la culture (où on se tutoie, où on se bisouille) est très honorable mais n’aboutit qu’à se faire ostraciser, car les gens consomment de l’art pour le plaisir et pas pour se faire cracher dessus. Ou alors, si l’on tient absolument à cracher (Crumb, Gainsbourg en son temps, Menu,...) il faut savoir "récompenser" le public par ailleurs, notamment en lui offrant de belles choses à lire, à voir, à entendre. Et là, avec la Montellier, y’a pas moyen : elle insulte (limite raciste et envieuse avec Satrapi, non ?), elle déteste, elle hait, elle paranoïse... Une quête, vite, et qu’on lui paie un psy !
    Je suis pour ma part ravi du succès de Marjane Satrapi. Satrapi et Montellier n’ont jamais fait le même métier, la jalousie de l’auteur de Andy Gang ne vient donc pas d’une question de "territoire" artistique (que David B soit jaloux du fait que sa "disciple" atteigne une notoriété populaire pareille se comprend, mais Montellier, aucun rapport), donc ce qui la gène, c’est apparemment juste l’argent. Être envieux, c’est bête, le montrer, c’est bêtre, ne plus rien montrer d’autre, c’est lamentable.

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    • Répondu par Bernard Dato le 29 juin 2007 à  14:30 :

      "Si le lion pouvait parler, on ne le comprendrait pas pour autant". Oui, le monde du lion n’est pas celui de l’humain. Je comprends que Chantal Montellier se retire du débat. Je suis un peu las quant à moi de ces gens qui l’insultent et qui, dès qu’on les contre, se ravisent en disant "Ho mais, on avait oublié de le dire : on aime son oeuvre, MAIS...", ou encore "Ho mais, j’avais omis de le préciser : la cause est juste, MAIS..."
      Mais quoi ? Il faudrait Que Chantal Montellier écrive et dessine mais qu’elle passe sous silence l’ostracisme dont elle est (depuis des années) la victime ? Il faudrait que Chantal Montellier poursuivre son oeuvre mais surtout qu’on ne parle pas de ce que sous-tend cette oeuvre ?
      je suis las également de ces insultes (Ha l’heureuse protection de l’anonymat ou de l’écran !).
      Chantal Montellier est engagée et virulente, c’est un fait, mais je ne l’ai pas vue insulter qui que ce soit ici, Mr Pouacre. En revanche, dire "La" Montellier est irrespectueux et renvoit, ne vous déplaise, à toute une batterie de procédés sexistes (J’ai pour ma part comme principe de ne jamais m’adresser à quelqu’un autrement que s’il s’appelait Mike Tyson et s’il était en face de moi... Peut-être cette valeur me vient-elle de la longue pratique des rings Mr Pouacre ? Vous devriez essayer...).
      En revanche, en appeler à un psy relève (comme elle a raison, hélas, Chantal)de la chasse aux sorcières !
      Oui, Camille internée et écartée, Janet sauvée in extrémis de la lobotomie, kate hospitalisée et chassée d’Iran, comme il est difficile d’être une artiste engagée et politiquement incorrecte !!!
      Messieurs les mâles fiers et suffisants, je suis un mâle également mais je peux comprendre et remercier Chantal Montellier pour ce qu’elle m’a montré et appris. Il faut pour cela, je le concède, écarter son égo de mâle suceptible et prétendu dominant.
      Janet Frame, Kate Millet, Camille Claudel, Thérésa (de Shelter), Angie Parker (de Wonder City), Julie Bristol, Chris Winckler, Chantal Montellier, SORCIERES, MES SOEURS, prenez garde aux bûchers, ils prennent encore à la moindre éteincelle.
      Tout a été dit et je laisserai à ces messieurs le choix de ce qu’ils croiront être le dernier mot.
      En ce qui concerne le débat de cette tribune, je retiendrai simplement, je le redis, les belles, saines et courageuses réactions de Johanna (dont le discours critique à l’égart de Chantal Montellier demeure respectueux et vraiment argumenté), Aurélia Aurita (votre travail est remarquable et novateur Aurélia), Jeanne Puchol, Philippe Marcelé, et plein d’autres.
      A bon entendeur.
      Bernard Dato

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      • Répondu par zloum le 29 juin 2007 à  21:23 :

        Je m’excuse d’avoir contribué en partie au fait que la discussion déborde du sujet. Mais bon sang, pouvez-vous admettre qu’on puisse avoir une opinion différente de la vôtre sans pour autant être un mâle sexiste à l’ego démesuré ?
        Ce qui m’énerve, c’est de voir des gens (qui se réclament de Marx en plus !) n’avoir aucune rigueur sociologique et se livrer à des raccourcis douteux tout en citant des statistiques trop générales. Cela décredibilise totalement le discours.
        Déjà, mettons-nous à jour : Chantal Montellier cite à peine 7% de femmes dans le milieu de la BD. Ce chiffre de l’ACBD (qui est plus exactement 7,35%) date de 2003. En valeur absolue, il y avait alors 93 femmes auteures. Je dis bien auteures, car c’est de cela que l’ACBD parle : si coloristes il y a parmi ces femmes, c’est en complément et non pas en remplacement comme vous semblez l’affirmer. Prenons les chiffres de 2006 de l’ACBD : les femmes étaient alors 134, soit 10,11 % des auteurs de BD francophones. C’est une petite évolution, mais une évolution quand même, et constante depuis 2003.
        Ces statistiques ne sont toutefois pas suffisantes à mon sens pour tirer des conclusions sur le caractère sexiste ou non du milieu de la BD. Elles ne sont pas assez détaillées et on ne connait la genèse de leur calcul. Comment définir un auteur ? Il faudrait également travailler selon d’autres facteurs que le sexe (le milieu social, l’âge, une étude centrée sur la France pour gommer les différences culturelles et de rapport à l’image selon les pays, le désir de vouloir devenir auteur, etc.) que le sexe pour pouvoir enfin dire avec légitimité : oui, la BD est un milieu de machistes.

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      • Répondu par loïc le 29 juin 2007 à  23:06 :

        monssieur Dato,dans mon pays, autrefois il y avaient des femmes libres que l’on appelait sorciéres...Elles étaient voyantes,guerisseuses,au service des plantes et de la vie...Elles furent brulées en masse parceque soumises à aucune domestication...(et surtout pas la domestication du bisou hyper sympa branchouille carrement 2007)
        Alors vos réferences me touchent vraiment.ça fait plaisir...et nous les hommes avons peut être la mission de proteger ses femmes qui en savent long..
        Donc aussi, bon courage a toute les sorciéres.

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      • Répondu par Jef Tombeur le 30 juin 2007 à  17:29 :

        N’exagérons rien et vous ne risquez guère de tâter de mon poing dans votre figure si vous me nommiez Le Tombeur (des tas de gens le font… sans le faire exprès, par réflexe).
        Je ne crois pas qu’énoncer « La Callas » soit particulièrement sexiste.

        En revanche, je suis d’accord avec vous : celles et ceux qui font l’économie d’un psy (j’en suis) et conseillent aux autres d’en consulter un peuvent parfois révéler leur petitesse d’esprit et leur médiocrité.
        Je connais aussi des artistes qui refusent pratiquement toute collaboration à des projets commerciaux, vivent très chichement de ce fait, et ont… quoi ? l’élégance ? la résignation ? l’oubli ? le détachement ? de ne pas récriminer, d’en faire très peu état.
        Ou simplement d’en faire état en privé, ou seulement si on les provoque.
        Cela ne les empêche pas de souffrir lorsqu’ils voient des gens tels que ceux que Chantal Montellier dérange acheter fort cher des trucs industriels ou tout au mieux d’artisanat médiocre alors qu’ils proposent des pièces uniques pour bien moins cher, s’ils ne les donnent, alors qu’ils ont mené, parfois toute une vie, des recherches artistiques, intellectuelles, esthétiques, éthiques, politiques et, lâchons le mot, morales. Les acheteuses et acheteurs préfèrent des choses plus banales et plus chères, c’est effectivement leur choix.

        Le silence ou la discrétion de ces artistes ou écrivains ne vaut absolument pas désaveu des propos de Chantal Montellier. Au contraire, cela les soulage souvent de l’entendre ou de la lire et de se retrouver dans sa démarche.
        Accréditer le fait qu’elle déplairait (conditionnel) aussi au public pour offrir un autre prétexte de la censurer ou de lui réserver un strapontin en fond de salle, c’est conforter l’attitude de celles et ceux qui ne veulent surtout pas entendre ce qu’elle dit. Chacun ses choix.

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    • Répondu le 29 juin 2007 à  14:42 :

      " la Montellier "...je suis surpris par une formule aussi méprisante, voir haineuse...
      ...j’ai l’impression que ce joli petit bordel permet de pointer quelque chose d’essentiel :
      la lutte des classes n’est pas morte, et oui, c’est peut être la Bd qui va se charger d’eclaircir la scéne...

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    • Répondu le 29 juin 2007 à  17:25 :

      Il est parfait, ce Poicre ! De la famille des bisouilleurs. On vous censure ? on vous désinvite ? on vous manque de respect ? Pas de problème, on se bisouille et on passe au point suivant de l’ordre du jour. Que tout le monde se bisouille et le monde ira mieux ! Bisouille donc, Montellier, et les portes du paradis des arts te seront ouvertes et du coup, plus de colère et donc plus besoin de "psy".
      Fabien Lance

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    • Répondu par Marie Moinard le 30 juin 2007 à  12:28 :

      Bonjour à tous, bonjour monsieur Pouacre,

      Le débat qui s’anime ne me donnait pas envie d’intervenir jusqu’alors mais certains propos injurieux et méprisants sont insupportables à lire sur cet espace public.
      Je ne comprends pas que des attaques personnelles, je veux dire par là, portant atteinte à l’intégrité de la personne, à sa dignité (on parle de jalousie et d’envie) et à l’état mental (on parle d’hystérie et de psy) puissent être dites en toute liberté.

      Que l’on connaisse Chantal Montellier pour être "gueuleuse", ok, elle le dit elle même. Certains sont hypocrites et se taisent, d’autres l’ouvrent haut et fort, souvent trop vite et le mal se créée. C’est bien souvent le cas de Chantal, elle est expansive. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle soit raciste !!!! (ça c’est très grave comme accusation !), ou qu’elle soit jalouse et envieuse, ça c’est mesquin. Aujourd’hui vous dites qu’elle est bête d’être envieuse et de le montrer et vous le dites en public sans vous soucier de l’image que vous allez véhiculer...

      Quelle tristesse de ne pas savoir faire la différence entre le fait de ne pas aimer une oeuvre pour son style car le dit style ne serait pas assimilable à du dessin selon CM qui n’apprécie pas vraiment le style minimaliste, et le fait de jalouser réellement, ce qui supposerait qu’au contraire elle serait admirative d’une chose qu’elle ne saurait pas faire ! Bien évidemment Marjane dessine avec un style qui lui est propre et qui fait une quasi unanimité mais il faut accepter qu’elle puisse ne pas plaire à tous aussi étonnant que ça puisse paraître. En l’occurrence Chantal est perplexe sur le style. L’art est complexe, intime et personnel. Ne déconsidérez pas l’oeuvre de Chantal, ne soyez pas emprisonné par un regard formaté. Le succés n’équivaut pas forcément à une unanimité et l’unique d’une oeuvre n’est pas forcément perçu par tous, et heureusement.

      Je comprends le sentiment de Chantal par rapport au dessin de Marjanne car j’ai eu cet exemple de difficulté d’appréhension d’une grande oeuvre pour cette même raison. Il s’agit de Gen d’Hiroshima de Nakazawa. Son dessin est difficile pour moi mais son oeuvre est forte et témoigne d’un drame mondial et aujourd’hui la puissance de ce manga me bouleverse.

      Le dessin de Marjanne ne plaît pas à Chantal point barre. Toutes vos attaques Monsieur Pouacre me font froid dans le dos. Elles sont une multitude de mots diffamants portant préjudice à sa personne. Si certains non habitués passent par là et vous lisent, ils déduiront sans la connaître, que Chantal est vraiment quelqu’un de peu fréquentable voire pire.... C’est petit, tout simplement .. petit !

      L’agressivité générale de ce sujet fait peine à voir et le sujet a beaucoup trop dérivé, c’est dommage car le thème de la censure est un thème important pour tous à ne pas négliger.

      Voilà, en conclusion, ouvrez vos recueils de poésie et faites nous rêver plutôt !

      Loïc : En effet le combat contre la chasse aux sorcières, toujours d’actualité dans le monde y compris dans notre environnement mais sous des formes plus pernicieuses, voudrait que les hommes ayant les entrée et pouvoir sur cette planète apportent plutôt leur protection et prennent la main des femmes pour les accompagner et les installer à leurs côtés plutôt que leur mépris. Les hommes et les femmes sont forcément complémentaires, non ?

      Marie Moinard

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  • Cher monsieur Pouacre,

    En réponse à vos insultes sur Actua bd, je dois vous dire que non seulement je suis "bête" (comme la majorité des femmes), paranoïaque ("seul le
    paranoïaque perçoit tout" disait Jacques Lacan), mais en plus, bien que m’étant offert, avec mes propres deniers, une psychanalyse de plus de cinq ans avec Madame Eugénie Lemoine-Luccioni, (qui fut la vice présidente de L’Ecole de la Cause Freudienne, lire notamment "le partage des femmes"), malgré cela je reste profondément hystérique, nymphomane, sado-masochiste, kleptomane, tarée, tordue, vicieuse, hypocrite,lâche, perverse-polymorphe, féministe, ouvriériste, communiste, anarchiste et par dessus tout... PAR DESSUS TOUT... Mauvaise ménagère !!!

    Que fait la police ?

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    • Répondu par Roger Pouacre le 4 juillet 2007 à  16:24 :

      Très chère madame Montellier. Je ne pense pas avoir jamais mentionné les affections dont vous faites état à votre sujet et j’ignore où vous êtes allée les chercher. Mais si vous espérez détourner l’attention aussi grossièrement, sachez que vous n’êtes pas tombé sur le bon client : je ne pense pas que vos insultes envers Marjane Satrapi (excusez d’en faire état, mais comme féministe, on a souvent l’impression que vous ne détestez personne plus que vos collègues féminines !) soient fondé par autre chose qu’une forme de jalousie. Méfiez-vous, rien n’est plus triste que de croire qu’on manque d’une chose parce qu’un autre l’a. Le succès n’est pas toujours une question rationnelle, mais il ne suffirait pas que Marjane Satrapi n’aie pas de succès pour que vos albums se vendissent comme des petits pains. Sachez, un conseil, que les gens qui se plaignent ont toujours des partisans, par empathie, mais que ces partisans finissent toujours par se lasser et que des gens qui vous défendent encore aujourd’hui finiront par en avoir marre de choisir entre Chantal Montellier d’une part et le reste du monde d’autre part. En vous souhaitant bonne chance et en espérant que vous essaierez d’utiliser votre colère de manière plus constructive à l’avenir.

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  • Zut ! Je n’avais pas vu que beaucoup de personnes avaient répondu à mon intervention, l’ordre du forum étant un peu fantaisiste. Première chose : "La Montellier" n’était pas une insulte de ma part et je suis désolé que certains l’aient pris ainsi. Il n’y a qu’une Chantal Montellier à ma connaissance, et tout le monde connaît son caractère.
    Ensuite, sur le fond de mes propos : oui, mon analyse personnelle est bien que Chantal Montellier est rongée par des sentiments malsains dans la perception qu’elle a de ses collègues, qu’elle n’a pas lu Persépolis, que l’idée d’une "métèque" d’extraction bourgeoise et qui a du succès la révolte, et qu’elle ferait bien de se demander pourquoi. Je pense qu’aucun de ses défenseurs ne s’est donné la peine d’aller lire sur son site ce que C. Montellier dit réellement, et je le comprends. C’est un peu comme quand on veut tout le bien possible pour les pauvres mais qu’on ne veut surtout pas voir leur vilaine tête. Magie des grands principes : ils dispensent de vérifier les petits détails.
    Comme tous les nombrilistes, Mme Montellier, vous êtes passée chez un "psy" : pas de quoi se vanter à mon avis, ces gens ne guérissent personne, au mieux leur consultation est un symptôme de l’affection et au pire, ils ne font que conforter leurs "patients" dans leurs travers.
    Est-ce qu’il y a ici, franchement, une seule personne qui croit que si un projet de BD sur les femmes battues, par C.Montellier, n’a pas trouvé éditeur, c’est parce que les "barbus" sont un thème plus porteur, plus putassier ? Tout ça est ridicule, et de plus, montre un manque de connaissance des évolutions du monde de l’édition, car l’Association ne fonctionne pas comme Dargaud ou Castermann et Mme Satrapi ne s’y est pas présentée en disant "j’aimerais faire un album sur le thème des barbus"...

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    • Répondu le 5 juillet 2007 à  11:21 :

      Pourquoi me haïssez vous tellement Monsieur Poicre ? N’est-ce pas un peu malsain une haine pareille ? Je suis tellement jalouse et haineuse vis à vis de mes collègues que je suis en train de créer avec Marie-Jo Bonnet, historienne d’art, Jeanne Puchol dessinatrice et scénariste, Marie Moinard éditrice bd et journaliste, et quelques autres femmes artistes, un prix pour honorer le travail des femmes auteures de bd.

      Ce qui m’a exaspérée relativement à Marjane Satrapi c’est l’hyper hyper médiatisation ("avec Marjane Satrapi la géo politique entre enfin au festival de Cannes !" etc...) alors que la majorité des femmes dessinatrices de bd sont , en permanence, sous médiatisées, voire condamnées à une invisibilité constante.
      Il me semble que lorsqu’on appartient à cette profession et que l’on bénéficie d’un tel traitement de faveur de la part des grands médias bourgeois, on fait en sorte de rendre quelques honneurs à celles qui se battent depuis trente ans et ne prennent de la part de ces grands médias, souvent, que des coups.

      Quelqu’un a parlé du retour de la lutte des classes, via la bd, c’est en effet bien de cela qu’il s’agit. Si j’ai de la haine en moi, ce que je ne crois pas, c’est contre les nantis qui ne pensent qu’à eux mêmes !

      Maintenant si vous continuez, publiquement à me traiter de "raciste", je ferai appelle à mes amis d’Algérie (comme par exemple monsieur Lazhari Labter, journaliste et éditeur ) d’Afrique noire, de Chine et d’ailleurs, pour vous expliquer pourquoi vous vous trompez.

      Je pourrai aussi faire appel à un avocat...

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      • Répondu par Roger Pouacre le 5 juillet 2007 à  23:23 :

        Très chère mme Montellier.
        Je n’ai aucune haine contre vous, mais un peu de pitié (désolé), car je trouve malsain de faire preuve d’aigreur comme vous le faites. Ce n’est pas votre personne qui me chagrine mais vos propos, bien que comme notre président actuel (désolé d’avance de la comparaison) vous vous débrouillassiez toujours pour que l’on n’ait pas le droit de vous contredire sans avoir l’air de vous attaquer, car vous ne placez aucune distance entre vous et vos propos, entre vous et vos actions, etc., tout tire toujours sur l’affectif, c’est épuisant. Et régulièrement, vous montez sur vos grands chevaux, on vous dit une chose et là, on fait partie des maris violents violeurs, des fascistes, des bourgeois, des bourreaux, des oppresseurs... Relisez-vous, bon dieu, c’est ridicule.

        Ceci étant dit, je suis ravi que vous ayez l’idée d’honorer les femmes en bd et, effectivement, cela contredit l’impression que j’avais chez vous d’une détestation des femmes en bd. Une jeune auteur que j’ai rencontré m’a parlé de vous une fois, elle m’a dit que vous étiez, je cite, "sympa", mais "très sister, les mecs c’est tous des pourris" et "un peu lourdingue". Après ces quelques échanges avec vous, je n’ai pas l’impression qu’elle se soit trompée bien que je n’aie pas trop perçu le côté "sympa".

        Je ne sais pas quel journaliste a dit "avec Marjane Satrapi la géo politique entre enfin au festival de Cannes !" mais c’était stupide, car la géopolitique est un thème omniprésent du festival depuis toujours : Kusturitza, Rossellini, Altman, Joffé, Gunney, Costa Gavras ou plus récemment Moore et Sulleiman, ont eu des prix à Cannes pour des films "géopolitiques" et ont suscité des remous "géopolitiques" (comme la demande par l’Iran de faire retirer Persépolis de la sélection officielle). Mais Mme Satrapi est-elle responsable de sa médiatisation ? Et à présent qu’elle en bénéficie, en quel honneur irait-elle vous payer un tribut comme vous le réclamez ? (en échange de crachats en plus ?) Son travail ne vous doit rien (et vous détestez son dessin), son succès ne vous doit rien, pas plus qu’il ne doit quoi que ce soit à d’autres auteurs féminines des décénies précédentes. Marjane Satrapi est une très jeune femme qui vit en France depuis quelques années seulement, à l’époque de "Ah !Nana", elle était en pleine guerre Iran/Irak, c’est un tout autre monde. Si elle a des dettes, c’est plutôt envers David B. et envers les profs qu’elle a eu, si je ne m’abuse, à l’école des Arts-déco.
        Les femmes dessinatrices, contrairement à ce que vous dites, sont assez à la mode. On leur pose toujours les mêmes questions bêtes ("qu’est-ce que ça fait d’être une fille ?"), c’est certain, comme je suis certain qu’elles sont parfois traitées avec des égards suspects entre concupiscence et condescendance. Mais on n’est plus à l’époque où les femmes en BD se cachaient derrière le nom de leur époux ! La société a beaucoup changé en quarante ans et il me semble qu’une femme a le droit de travailler sans être obligée de se rappeler à elle-même qu’elle est une femme avant tout.
        Vous êtes révoltée par les nantis qui ne pensent qu’à eux-mêmes ? ça me rappelle la vieille blague "un égoiste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi".
        Sur le racisme : votre manière de parler de Marjane Satrapi ("bourgeoise iranienne") me met mal à l’aise oui, je vous le confirme. J’ignore si c’est bien du racisme, mais en tout cas je suis sûr que ça n’est certainement pas le contraire.
        Vous me dites, en passant : "Je pourrai aussi faire appel à un avocat...". Mouarf ! Un banal comme menace sur Internet, mais ça n’est pas un argument, pas une démonstration, c’est juste une menace et la démonstration d’un déficit d’arguments, ou bien encore, la preuve que j’ai tapé juste.

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 6 juillet 2007 à  00:12 :

          Moi, Chantal Montellier et Roger Pouacre, je les verrais bien en train de dîner ensemble. Ils ont manifestement des choses à se dire... tant qu’ils ne s’envoient pas des noms d’oiseaux à la tête. Je veux bien faire le go-between ;)

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      • Répondu par Bernard Dato le 6 juillet 2007 à  14:23 :

        Le dernier mot.
        C’était bien ça, c’était bien le dernier mot que voulait à tout prix "Roger Pouacre"(comme un enfant gâté et colérique qui brasse du vent et tape des pieds).
        Mais quel rapport avec l’éviction de l’auteure ?
        J’ai lu, et depuis le début, le texte polémique de Chantal montellier sur Marjane Satrapi.Les arguments sont clairs et virulents mais nulle insulte.De plus, lorsque je vois dans l’excellente émission de Mr Tadéï le concensus ABSOLU de "Persepolis" (émission qui n’en avait jusqu’ici connu aucun),je me pose bien des questions.Mais encore une fois,le sujet complexe nous éloigne du débat.
        Non, "Roger Pouacre" a manifestement de la haine (il ne suffit pas de le nier, ses mots prouvent le contraire)et il saute sur l’occasion pour la déverser.
        ASSEZ !
        Le dernier mot, oui, et de fait il s’agit bien du DERNIER DES DERNIERS mots, à nouveau, puisqu’il insulte encore (il a "pitié" à présent).
        Quant à la diffamation elle est on ne peut plus évidente, il suffit de lire Chantal Montellier pour comprendre qu’elle n’est pas raciste. LIRE, oui, ho mais pardon, j’oubliais, "Roger Pouacre" ne sait que "baver" ce qui, je le conçois, doit abîmer les pages et en gêner la lecture.
        Il fait un effort "Roger Pouacre" (quel comble du pseudonyme, celui qui fait comme s’il n’en était pas un...Au royaume des lâches il est roi manifestement), il fait un gros effort pour habiller sa haine en semblant de discours argumenté mais il ne résiste pas longtemps, chassez la bétise méchante et gratuite, elle revient au galop.
        Quel honneur il nous fait cette fois:il ne s’en prend pas qu’à Chantal Montellier mais nous éclaire également sur l’imposture de TOUTE la psychanalyse !
        J’en conviens sur un point seulement:aucun psy ne peut rien pour "Roger Pouacre".
        Non Mr Pasamonik, je ne les vois pas, moi, manger ensemble. Chantal Montellier est un vraie créatrice qui n’a pas de temps à perdre à se faire insulter ainsi, son oeuvre est bien vivante et se poursuit.
        Je veux bien, en revanche, accorder à "Roger Poacre" mon "plat de résistance" (je suis, comment dire cela...DISPONIBLE ?) mais dites lui bien qu’il se pourrait qu’il paye l’addition (je supporte mal les insultes, mon psy n’a rien pu y faire...Moi qui en contre partie lui ai appris les jabs, les low-kicks et les clés de cheville, quelle ingratitude !)
        Plaisanterie à part, je veux bien lire des arguments, lire même des pamphlets, mais les insultes systématiques d’un pseudo intello remplit de haine n’ont pas leur place ici.
        Que "Roger Pouacre" nous épargne. A relire tout ce débat, nous le leur accordons volontier : Mr Roger et Mr Pouacre, vous en êtes vraiment les DERNIERS MAUX.
        Et pour conclure dans l’essentiel : CHANTAL ON T’AIME !!! Aucune censure, aucun ostracisme, aucune insulte ne pourront effacer Thérésa, Alfredo, Angela, Odile, Julie, Chris (et les autres) qui, s’ils ne vivent que sur du papier, existent bien plus dans nos coeurs que tous les Duvanel, Pouacre et autres frustrés qui auraient tant aimés(est-ce la pitié qui soudain titille mes neurones ?)faire QUELQUE-CHOSE de leur vie.
        Bernard Dato, Joel, Sarah, Didier, Isabelle, Aude,Rémy, (et les autres...........)

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        • Répondu par Roger Pouacre le 6 juillet 2007 à  22:47 :

          Vous m’insultez en disant que je suis insultant, vous utilisez un lyrisme emphatique dénué d’explications rationnelles (ou de rapport avec mes précédents messages) pour me reprocher de ne pas avoir d’arguments, mais je ne vois pas les vôtres. Tout ça est comique quelque part. Et vous m’accusez de vouloir avoir le dernier mot en me forçant à répondre à un fil que, je l’avoue, je ne comptais plus tellement fréquenter eu égard à l’inutilité de ce qui peut y être dit (je ne veux pas convaincre Mme Montellier de ceci ou de cela la concernant, chacun sa vie, et quand je dis que j’ai pitié, je ne veux dire qu’une chose : le lecteur non-entrainé que je suis ne verra dans les positions anti-perses de Chantal Montellier que jalousie mal placée... Dites-moi que j’ai tort, mais n’essayez pas de me convaincre que ce n’est pas ce que je ressens, n’imaginez pas que j’ai de mauvaises raisons de penser ainsi et ne croyez pas non plus que je suis le seul !). Je ne demande à personne d’accepter mon point de vue comme une vérité mais au moins d’accepter qu’il existe.
          Je ne connais pas personnellement Chantal Montellier mais j’ai lu ses bandes dessinées (si si, je lis) et j’ai aussi lu celles de Marjane Satrapi (mais sur ce point, je suis un peu plus seul non ?). Pour moi, les bandes dessinées de l’une ne font pas de tort à l’autre, en fait je ne vois pas le rapport, je ne vois pas le moindre motif de comparaison, ce sont deux auteurs bien différentes.
          Les succès ne sont pas des vases communicants, le fait que l’heure médiatique de Chantal Montellier soit passée (ou qu’elle attende de repasser, c’est tout ce que je lui souhaite bien que je ne sois pas trop client à vrai dire) et que Marjane Satrapi soit au faîte de sa gloire sont deux évènements sans aucun rapport de causalité. Et je trouve dommage de regretter le succès d’autrui. Car le succès de Marjane Satrapi ne peut pas faire de mal à la bande dessinée en général.
          Sur ma misérable personne à présent : oui, j’ai peu de considération pour la psychanalyse, du fait des contacts que j’ai eu avec elle, avec ceux qui s’en réclament et avec ceux qui expliquent y avoir perdu leur temps comme si c’était un diplôme. Vous ne pouvez rien pour moi, ni aucun psy, comme vous dites. Et vous pouvez bien me taper dessus, comme vous me le promettez, j’ai peur que ça ne me soigne pas plus que les procès, les préjugés, que voulez-vous... Alors ressaisissons-nous, tout ça devient ridicule.
          Je vois bien que les gens qui connaissent personnellement Chantal Montellier la défendent avec énergie et affection. Ne la fréquentant pas, je n’ai pas cette proximité affective. Mais vous auriez tort de croire que contredire Chantal Montellier, c’est l’attaquer. Je crois à la liberté de parler et de penser, je n’ai ni besoin qu’on me tape dessus, ni qu’on m’insulte, ni qu’on me promette des procès, j’essaie juste de m’exprimer et de transmettre mon sentiment, je ne vois pas le mal qu’il y a à ça ni en quoi ça justifie tel ou tel chantage.

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    • Répondu le 5 juillet 2007 à  11:41 :

      Et si je suis passée par un travail d’analyse ce n’est pas par "nombrilisme" mais dans l’espoir de moins souffrir et d’apprendre à mieux me défendre notamment contre "la bêtise au front de taureau", si vous voyez ce que je veux dire ?
      CM

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    • Répondu le 5 juillet 2007 à  11:50 :

      Et pour finir et être vraiment précise, si je cite précisemment Monsieur Lazhari Labter, c’est parce que j’ai eu une histoire d’amour très forte avec lui pendant plus d’un an. Il s’était réfugié en France car condamné à mort par le FIS.
      Je vous conseille la lecture de son magnifique ouvrage "Journalistes algériens, entre le baillon et les balles".

      Lazhari est sans doute l’un des hommes que j’ai le plus aimé, il est resté un ami fidèle qui m’aime et me comprend, lui.

      Il n’y a pas que des Poicres, en ce bas monde.
      CM

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    • Répondu le 6 juillet 2007 à  11:15 :

      Le problème, voyez-vous monsieur Poicre, c’est que j’ai énormément de travail : une adaptation du "Procès" de Kafka en langue anglaise, notamment. C’est un énorme chantier, difficile, complexe, exigeant, (et pas très bien payé). Je n’ai donc pas le temps de me laisser vampiriser par vous, mais j’ai compris qui vous êtes. Le mot "sister" et la supposée lourdeur (sociale ?) dont vous m’accusez me l’ont appris. Il y a des gens et pas des moindres, des aristos émasculés de leur particule et leurs larbins faisant la police politique à Paris VIII, qui semblent me vouer une haine aussi viscérale qu’ indéfectible, et cela depuis la publication de mon livre "Un Deuil Blanc" qui les a, dirait-on, beaucoup dérangé. J’incarne pour eux ce qu’il y a de pire en ce bas monde : la "plèbe", ainsi qu’une absence absolue de trahison politique et sociale, (hyper lourd ! je le reconnais). Si vous n’êtes pas l’un d’eux au moins subissez-vous, consciemment ou non, leur influence.
      Mais allez donc vomir votre bile ailleurs, monsieur Poicre, et laissez-moi travailler, j’ai autre chose à faire que d’éponger votre fiel. Kafka et le Procès que lui font une légion d’imbéciles impuissants (de ceux n’ayant jamais rien fait d’autre dans leur vie que de manipuler des têtes un peu molles, ou disons, maléables), n’attend pas.
      A partir de ce moment je me retire définitivement de ce débat qui n’en est pas un et où je ne suis qu’un exhutoire à de vieilles haines très rances et des représentations socialement construites, je sais par qui.
      La "sister" vous salue bien et vous dit m....! à vous et aux aristos départiculisés et autres leader d’opinion sur des forums ridicules et grégaires.
      Au plaisir de ne plus vous lire, trouver un autre punching ball, pour moi vous cessez complètement et définitivement d’exister. D’ailleurs, avez-vous jamais existé ? Qui connaît Monsieur Poicre ?
      Ce lieu gagnerait cependant à ne pas se faire l’écho de propos douteux en laissant trop de place a des gens qui n’ont que l’insulte à la bouche. (J’ai retiré la mienne a propos de Satrapi, quand a la qualifié de bourgeoise, c’est une erreur, j’aurais dû dire, la grande aristocrate).
      Pour ce qui est des hommes, je les aime assez pour vivre des temps fort longs en leur compagnie, 11 ans, 17 ans, 11 ans (pour l’instant), même si le fait de partager la vie d’une artiste non consensuelle, complique souvent un peu trop la leur, hélas.
      Chantal Montellier, dessinatrice plébéienne.

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  • Bon, nous voyons bien que les parties resteront sur leurs positions.

    Nous allons clôre ce fil d’échanges car nous croyons qu’à ce stade du débat, il n’intéresse que peu nos lecteurs.

    Nous invitons ceux qui veulent le poursuivre à se rendre sur le site de l’auteure.

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