Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker

28 août 2014 16 commentaires
  • En dépit d'une couverture austère, cette biographie renferme un rare témoignage de l'humanité et de la passion d'un auteur-phare de la littérature française. Une prouesse signée Swysen !

Telle la locomotive à vapeur qui séduit tant Victor Hugo lorsqu’il la vit en action -pour la première fois sur le continent- en Belgique, cette biographie peine à démarrer : elle patine piteusement dans les premières pages en décrivant la petite enfance de l’écrivain. Mais elle trouve néanmoins rapidement son rythme de croisière : sur quatre-vingt-et-une planches pourvues de textes denses, le lecteur ne décroche plus tant le propos est passionnant.

Au delà de la présence indispensable et attendue des écrits littéraires que l’on connait de ce grand auteur, que ce soit sa prose ou sa poésie, Bernard Swysen reste concentré sur l’homme : la figure de proue du romantisme littéraire français, l’amant passionné, ses amis écrivains, ses combats politiques, etc. Le contexte familial explique pour une bonne part les contours de cette âme, à la fois exaltée et meurtrie.

Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker

Si l’homme émeut par son parcours, sa combativité, sa rage de vivre et sa volonté inébranlable de défendre les droits de l’homme, la période du XIXe siècle qu’il traverse est toute aussi passionnante. Pensez donc ! Il connut deux empires, deux républiques, deux révolutions, la Restauration, et l’exil qui le mena de Belgique à Guernesey : c’est tout un pan de notre Histoire, ce "siècle qui a deux ans", qui défile sous les yeux d’un homme, lequel ne craint pas de clamer ce qu’il pense.

Par un dessin sobre et réaliste, Bernard Swysen se met au service de cette passionnante autobiographie. Après le polar, l’humour, le dessin réaliste et la caricature politique, l’auteur démontre une nouvelle facette de ses aptitudes.

Signalons le dossier d’une dizaine de pages qui complète la lecture de cet ouvrage. Un pari réussi.

Pour finir Notre Dame de Paris qu’il repousse depuis des mois, Hugo n’aurait porté qu’un vieux gilet, afin de conjuguer la tentation de sortir.

(par Charles-Louis Detournay)

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16 Messages :
  • Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker
    28 août 2014 11:11, par Molly

    attention erreur de frappe. Auteu R phare
    G rand
    Je trouve très dommage que vous commenciez à parler de cet ouvrage de façon très peu encouragante et excessive (...patine piteusement) pour l’encenser et le porter aux nues par la suite. C’est contre-productif. du coup ça ne me donne pas envie de la lire.

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 28 août 2014 à  12:02 :

      Merci pour vos remarques (c’est corrigé) et votre réaction enthousiaste. Il est vrai que cette remarquable biographie en vaut la peine.

      Je me permets néanmoins de souligner que le paragraphe introductif est clairement positif, ce qui ne m’empêche pas de noter effectivement cette faiblesse en début d’album, largement rattrapée par la suite.

      Si le lecteur, appâté par cette prouesse, ne parvient pas à passer au-dessus du commentaire de mon premier paragraphe, il fera de même pour le livre.

      Cordialement

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      • Répondu le 28 août 2014 à  12:40 :

        Evidemment que je suis enthousiaste, sinon, je ne perdrais pas mon temps à vous écrire cela.
        Vous êtes l’interface entre l’auteur-éditeur et le libraire-lecteur.Je me mets à la place du lecteur et de l’auteur et je vous lis. Si effectivement le démarrage de cette bd est lente (comme dans certains grands films ou romans d’ailleurs), je pense que "piétine piteusement" est maladroit, sans vouloir vous vexer. Chaque mot est important et peut faire "mal". (surtout en période de crise. Bien à vous.

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 28 août 2014 à  13:08 :

          Maladroit pour qui, pour l’auteur ? "Piteusement" dit bien ce que cela veut dire : "qui suscite la pitié". La compassion est donc d’autant plus présente que le chroniqueur a apprécié l’ouvrage. Un critique qui complairait aux auteurs sous le prétexte que c’est "la crise" ne serait pas crédible. Vous dites vous-même que cette introduction "patine", comme des films, etc. Attention, certains cinéastes vont se vexer...

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          • Répondu le 28 août 2014 à  13:49 :

            1.Maladroit pour qui, pour l’auteur ? "Piteusement" dit bien ce que cela veut dire : "qui suscite la pitié".

            Non, Didier Pasamonik.Désolée, mais je vais devoir vous contredire : Larousse : D’une manière piteuse : "Il a échoué piteusement au bac.Piteusement vient effectivement de pitié mais c’est l’adverbe de PITEUX, et ce mot est clairement péjoratif "(Péjoratif) "Mauvais, sans valeur".

            2."La compassion est donc d’autant plus présente que le .chroniqueur a apprécié l’ouvrage"

            Oui, à la fin, mais pas au début. C’est mon avis, pas le vôtre. C’est comme ça.Faut aussi écouter des avis divergents sans forcément être d’accord.

            3."Un critique qui complairait aux auteurs sous le prétexte que c’est "la crise" ne serait pas crédible".

            Oui, vous avez raison en théorie mais en pratique ce n’est pas forcément comme ça que ça se passe.Faut pas rêver quand même !

            4."Vous dites vous-même que cette introduction "patine", comme des films,"

            J’ai écrit :" Si effectivement le démarrage de cette bd est lent (comme dans certains grands films ou romans d’ailleurs)" Où voyez-vous que j’ai écrit que "cette introduction patine comme des films " ?(?? ..?),hein ?

            5. "Attention, certains cinéastes vont se vexer..."

            Je m’en fiche. Ce sont les risques du métier.(ou alors il faut changer de métier).

            Bien à vous

            .

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 28 août 2014 à  17:18 :

              Non, Didier Pasamonik.Désolée, mais je vais devoir vous contredire : Larousse : D’une manière piteuse : "Il a échoué piteusement au bac.Piteusement vient effectivement de pitié mais c’est l’adverbe de PITEUX, et ce mot est clairement péjoratif "(Péjoratif) "Mauvais, sans valeur".

              Non, machine, désolé, votre argument n’est pas recevable. Ne me sortez pas une définition qui vous arrange. Il y a le mot "pitié" dans "piteux". C’est le sens initial.Vous n’y voyez que le péjoratif, et quand bien même. Si j’ai bien compris, on s’ennuie dans les premières pages. Vous attendez un compliment ?

              Oui, à la fin, mais pas au début. C’est mon avis, pas le vôtre. C’est comme ça.Faut aussi écouter des avis divergents sans forcément être d’accord.

              Ah, mais oui, machine. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, et le chroniqueur aussi. Moi aussi, plein d’autres gens aussi. Vous voulez qu’on cire les pompes à M. Swysen dès le début, c’est ça ? Eh bien, non, tout le monde n’est pas d’accord. Ne vous en déplaise.

              3."Un critique qui complairait aux auteurs sous le prétexte que c’est "la crise" ne serait pas crédible".

              Oui, vous avez raison en théorie mais en pratique ce n’est pas forcément comme ça que ça se passe.Faut pas rêver quand même !

              Ah, mais vous avez une drôle d’image de la critique, vous. Vous parliez d’opinion péjorative tout à l’heure, en voilà une. Contrairement à ce que vous semblez penser, la plupart des critiques, même s’ils sont parfois complaisants, sont honnêtes.

              Là où je vous rejoins, c’est que l’on est peut-être trop gentils. Il aurait fallu peut-être aborder le côté obligatoirement scolaire de cet ouvrage, une certaine raideur dans le dessin conférée par son style... Le chroniqueur d’ActuaBD a pesé le pour et le contre et il y a vu du positif, au final. Il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre.

              4."Vous dites vous-même que cette introduction "patine", comme des films,"

              J’ai écrit :" Si effectivement le démarrage de cette bd est lent (comme dans certains grands films ou romans d’ailleurs)" Où voyez-vous que j’ai écrit que "cette introduction patine comme des films " ?(? ? .. ?),hein ?

              Votre euphémisme n’y change rien. On roupille les premières minutes ou les premières pages. C’est cela que cela veut dire. C’est le sujet qui veut cela.

              5. "Attention, certains cinéastes vont se vexer..."

              Je m’en fiche. Ce sont les risques du métier.(ou alors il faut changer de métier).

              Mais ne vous en fichez pas d’un adverbe somme toute anodin dans cette chronique. Les risques du métier, disiez-vous ?

              Bien à vous

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              • Répondu par Molly le 28 août 2014 à  19:31 :

                Vous êtes arrivé à me faire rire. Bravo !

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          • Répondu le 28 août 2014 à  14:53 :

            Si le rôle d’un critique est de critiquer, pourquoi lui est-il si difficile d’entendre une critique ?
            Ne serait-ce pas lui donner trop d’importance comme un juge tout puissant alors qu’il ne s’agit somme toute que l’ avis d’un professionnel(d’accord) mais toujours subjectif, faillible , un avis qui est la somme de toutes ses projections personnelles ? D’où la raison de mes commentaires et leur pertinence.

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 28 août 2014 à  17:27 :

              Si le rôle d’un critique est de critiquer, pourquoi lui est-il si difficile d’entendre une critique ? Ne serait-ce pas lui donner trop d’importance comme un juge tout puissant alors qu’il ne s’agit somme toute que l’ avis d’un professionnel(d’accord) mais toujours subjectif, faillible , un avis qui est la somme de toutes ses projections personnelles ? D’où la raison de mes commentaires et leur pertinence.

              Pourquoi réagissez-vous si mal aux critiques de vos critiques ? Chacun a la liberté de répondre (sauf les ennemis de la liberté, disait à raison Saint-Just), et c’est l’avantage de l’Internet sur le papier.

              Ne prenez pas les lecteurs pour des imbéciles. Chacun a son quant à soi, son libre arbitre. Quelle que soit l’opinion d’un chroniqueur, ce n’est qu’une opinion. Rien de plus, et il en est le premier conscient.

              Si vous croyez que tout ce qui est écrit est parole d’autorité, c’est que votre éducation a des failles plus importantes que celles, supposées, de l’auteur de l’article.

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              • Répondu par Molly le 28 août 2014 à  19:26 :

                "Sache bien en effet, excellent Criton, qu’un langage impropre n’est pas seulement défectueux en soi, mais qu’il fait encore du mal aux âmes." Platon (ou aux oreilles)

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  • Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker
    28 août 2014 19:04, par Sergio Salma

    Autobiographie ?!

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    • Répondu le 28 août 2014 à  19:34 :

      Non.Apparemment il y en a qui se prennent pour "L’homme qui rit " de Victor Hugo

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  • Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker
    28 août 2014 21:14, par Laurent Colonnier

    Mais quelle horreur ! Le dessin est immonde et les couleurs ignobles (ou l’inverse). Il méritait mieux que ça ce bon vieux Totor !

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    • Répondu le 29 août 2014 à  01:15 :

      Vous êtes sévère, on dirait la recherche du temps perdu de Stéphane Heuet je trouve.

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  • Victor Hugo - Par Bernard Swysen - Joker
    29 août 2014 21:33, par Truc

    A notre époque, quand on n’est pas en mesure de réaliser à la main des phylactères convenables et d’écrire droit sur des lignes de portées, on utilise un ordinateur et des logiciels appropriés.

    La calligraphie c’est aussi du dessin.

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    • Répondu le 30 août 2014 à  01:40 :

      C’est mieux quand c’est fait à la main. il y a plein d’albums avec les textes à l’ordi, c’est pas agréable à lire.

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