Warlord T. 12 - Par Kim Byung Jin & Kim Sung Jae - Ki-oon

  • Warlord ne convint pas réellement, ni par sa trame scénaristique, ni par son trait rudimentaire et décousu

Suite à une kyrielle de combats, tous plus sanglants les uns que les autres, provoquant quelques sacrifices héroïques, le shogun épaulé par les guerriers d’Arkanzel et des mercenaires venus de toutes parts affrontent le King Lord. L’empereur, qui n’est autre qu’un Ryong, dévoile à Arasol les circonstances qui l’ont mené à vouloir accéder au trône de l’empire Kartan.

En dépit d’un rythme soutenu et d’une dynamique impressionnante, le dessin manque cruellement de détails et l’instabilité chronique du trait n’arrange certes rien. Car, on a beau s’attarder sur certaines planches relativement correctes, il n’empêche les protagonistes ne semblent être que des marionnettes qui n’accrochent l’œil que par saccades... Enfin, les scènes de combats à rallonge finissent par lasser les plus motivés des lecteurs.

Kim Byung Jin multiplie les gros plans à répétition en espérant ainsi que le lecteur s’approprie les « héros » qui défilent devant lui. Mais, résultat des courses, on se retrouve avec un titre dont la trame scénaristique piétine, et dont la qualité graphique n’est pas au rendez-vous.

Ce manga se lit de gauche à droite dans le sens de lecture européen, ce qui décevra également les adeptes du genre. Trop rudimentaire, on se demande même par quel prodige Warlord a pu tenir jusqu’ici, car au final, c’est sans aucun doute l’une des séries les moins marquantes de l’excellent catalogue de chez Ki-oon.

Warlord T. 12 - Par Kim Byung Jin & Kim Sung Jae - Ki-oon
©Kim Byung Jin / Ki-oon

(par Marc Vandermeer)

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Warlord T12. Scénariste : Kim Sung Jae. Dessinateur : Kim Byung Jin. Éditeur : Ki-oon. Traduction : Kette Amoruso. 183 pages. Sortie : le 26 mai 2016. Prix : 7,65 euros.

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