Wayne Shelton - T4 : Le Survivant - Par Cailleteau & Denayer - Dargaud.

9 janvier 2005 0 commentaire
  • {{Thierry Cailleteau}} signe en solo le scénario du "Survivant", le quatrième {Wayne Shelton}. {{Jean Van Hamme}} le créateur de la série, avait confié, dès le premier album, ne vouloir écrire que deux tomes de {Wayne Shelton}. Parfait gentleman, il a ainsi cédé la destinée de son personnage quinquagénaire et baroudeur au scénariste d'{Aquablue}. {{Christian Denayer}} avait retrouvé une « nouvelle jeunesse graphique » en dessinant les premières aventures de {Wayne Shelton}. "Le Survivant" est ainsi un album attendu par les fans de Van Hamme et de récits d'aventure. Ce nouveau duo tient-il le cap ?

Alors que Shelton met ses services à disposition de personnes voulant tester leur sécurité, une voiture pénètre en trombe dans la propriété, démolissant barrières et autres éléments sur son passage. Le conducteur, un hippie légèrement barjo, annonce que le fils de Shelton a retrouvé un certain Hooker ! Le baroudeur est interloqué car il n’a jamais eu de fils. Mais il se souvient, avec dégoût, de Hooker...

En 1970, au Viêtnam, Shelton a été forcé de prendre dans son unité un certain Hooker. Au détour d’une mission, ce dernier lui a fait un coup vache : Shelton s’était éloigné un bref moment de son unité pour partir en reconnaissance dans les terres ennemies, lorsqu’il fut tabassé par surprise par Hooker. Celui-ci l’a laissé quasiment pour mort dans la rizière.
Wayne Shelton a toujours voulu se venger. Les propos rapportés par le junkie le poussent à rejoindre l’Asie et dénicher ce fils qu’il n’a jamais eu.

Thierry Cailleteau s’est imposé un véritable exercice de style en reprenant cette série. Jean Van Hamme a toujours confié que ce n’était pas des ficelles mais des câbles qui se cachaient derrière ses scénarios. Cette phrase résume le travail de Cailleteau pour « Le Survivant ». La trame de l’histoire est classique et commune, mais le rythme de lecture est terriblement efficace et l’on prend un certain plaisir à lire les scènes les unes après les autres.

Diablement motivé par cette nouvelle série, Christian Denayer s’est surpassé : la raideur qu’il donnait à ses personnages dans ses précédentes séries a été fortement atténuée. Il les campe même parfois avec des allures énergiques ou expressives.

Wayne Shelton est un excellent récit d’aventure, à consommer sans « se prendre la tête » !

(par Nicolas Anspach)

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