Witchcraft Troops T1 & 2 - Par Yun Jun-Sik et Lim Kyoung-Jae - Samji

19 mai 2009 0
  • Dans un monde futuriste, les armées coréenne, chinoise et japonaise s'affrontent à coup d'armes à feu, de sabre ou de magie pour le contrôle d'une terre désertique mais stratégique. Dommage que Samji nous offre des pages tronquées qui gênent la compréhension de certains dialogues car Witchcraft Troops est une agréable surprise, tant pour l'histoire que pour le dessin.

Il y a 40 ans, le continent de l’Asie du Nord-Est est entré en collision avec un monde parallèle appelé Areis. C’est une terre de désolation où personne ne vit mais sa position stratégique sur le plan militaire attire la convoitise des puissants de ce nouveau monde. Ce lieu, appelé le death field, est devenu un champs de bataille où les armées chinoise, japonaise et coréenne s’affrontent régulièrement pour prendre le pouvoir.

Le caporal-chef Min fait partie de la section 4 de l’armée coréenne et quand un ranger vient lui apporter des informations concernant leur chef disparue, il n’hésite pas à se lancer à sa recherches avec son équipe.

Witchraft Troops est une très bonne surprise de la part de l’éditeur de manhwa. Action, baston, magie et jolies filles se mêlent dans un monde futuriste où s’affrontent les différents pouvoirs en place.

Witchcraft Troops T1 & 2 - Par Yun Jun-Sik et Lim Kyoung-Jae - Samji

Le scénario de Yun Jung-Sik est très recherché, très fouillé, un peu complexe au premier abord, mais finalement très clair et bien mis en place. Histoire, influence politique et stratégie militaire se mêlent aux valeurs plus abstraites que sont les manipulations génétiques, la magie ou les mondes parallèles pour nous raconter une histoire captivante et sans temps mort.

L’humour est aussi au rendez-vous car la section 4 est une bandes de bras cassés composé de deux caporaux-chef bagarreurs et fainéants, un première classe qui ne pense qu’à l’argent, un adjudant particulièrement casse-pied et un chef qui n’hésite pas à menacer ses hommes d’émasculation pour se faire obéir.

En général, les trois composantes d’un bon shonen sont la baston, l’humour et... le sexe, et ce dernier point n’est pas en reste dans Witchcraft Troops. Sans être pour autant vulgaire, Lim Kyoung-Jae nous a dessiné des héroïnes à la plastique plus que parfaite dont les tenues légères ne cachent pas grand-chose. Et même si au premier coup d’œil le dessin a un effet un peu trop crayonné et pas très soigné, il n’en reste pas moins plaisant et on oublie vite le manque de soin apporté au décor.

(par Stéphanie Francqueville)

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