World’s End Harem T1 - Par Link & Kotarô Shouno - Delcourt/Tonkam

18 mai 2018 0 commentaire
  • Suite à une épidémie sans précédent 99,9% des hommes ont disparu ! De quoi proposer un manga « harem » et « ecchi » hors-norme ! Joliment dessiné, malin et coquin, un premier tome sympathique qui fonctionne bien et sans temps mort.

Débuté en 2016 avec cinq tomes au compteur pour le moment, World’s End Harem est prépublié dans le magazine numérique Shônen Jump Plus de Shueisha [1] dont il constitue le titre le plus lu du site.

Il s’agit d’un manga de type « harem », c’est-à-dire d’une histoire dans laquelle un héros ou une héroïne se trouvent entourés d’une large galerie de personnages masculins ou féminins amourachés ou davantage du protagoniste principal.

World’s End Harem se double d’un caractère sexy, nommé « ecchi » en japonais, c’est-à-dire proposant des scènes de nudité et un érotisme léger. En effet tous les « harem mangas » n’ont pas forcément un caractère « sexy » comme par exemple Que sa volonté soit faite qui jouait sur la séduction et sur les relations.

World's End Harem T1 - Par Link & Kotarô Shouno - Delcourt/Tonkam

Dans un futur proche les hommes ont disparu suite à l’apparition d’un virus très particulier. Notre jeune héros, qui a été plongé en sommeil cryogénique en raison d’une maladie désormais traitée, se réveille cinq années après cette catastrophe.

Il découvre une planète habitée désormais presque exclusivement de femmes : cinq milliards contre une poignée d’hommes ! Des millions d’hommes frappés par le virus ont été placés en cryogénisation, en urgence, mais sans remède ils sont condamnés ! Notre héros comprend rapidement que cette nouvelle société n’attend qu’une seule chose de lui : qu’il fasse des enfants en couchant avec le plus de femmes possibles !

Pour justifier cela, les autres moyens, comme l’insémination artificielle, sont passés en revu et éliminés en usant de la nature singulière du virus. De plus, afin d’alléger la conscience de notre héros, il lui est expliqué que toute femme donnant naissance à un garçon sera généreusement récompensée, ce qui, dans une société où l’économie mondiale s’est effondrée et peine à redémarrer, constitue une belle motivation et opportunité.

SHUMATSU NO HAREM © 2016 by Kotaro Shono All rights reserved

Et comme rien n’est jamais simple, notre héros refuse de se soumettre à un tel régime ! Il souhaite au contraire retrouver son amie d’enfance disparue dont il est amoureux. Cette dernière faisait des recherches sur le virus ; et lui-même, étudiant en médecine, compte également travailler à un remède ! On comprend alors que le récit sera construit autour de situations de tentation où notre héros devra résister à chaque fois par fidélité à sa bien-aimée disparue !

Ces explications plus ou moins compliquées occupent l’essentiel de ce premier tome qui propose bien entendu les premières situations coquines, plutôt simples et innocentes, auxquelles doit se confronter notre héros.

Sans briller d’une grande originalité ou même d’une audace dans le « ecchi », ce début fait cependant son œuvre avec des personnages sympathiques, un dessin aux belles formes et un contexte aux nombreuses possibilités.

SHUMATSU NO HAREM © 2016 by Kotaro Shono All rights reserved

(par Guillaume Boutet)

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World’s End Harem T1. Par Link (scénario) et Kotarô Shouno (dessin). Traduction Fabien Nabhan. Delcourt/Tonkam, collection "Seinen". Sortie le 4 avril 2018. 180 pages. 7,99 euros.

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[1D’autres titres publiés dans le Shônen Jump Plus : Fire Punch, Re/Member, Chronos Ruler, Tenjin - Le Dieu du ciel.

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