Yves Schlirf : « Le secteur des mangas restera toujours puissant ».

7 juillet 2007 11 commentaires
  • On ne peut pas rater le stand Kana à Japan Expo : Un énorme renard de Naruto ouvre une gueule béante et donne l’impression d’avaler le public. C’est une bonne image de ce qu’est devenu cet éditeur aujourd’hui, alors qu’il fête ses dix ans d’existence. Son initiateur, le Belge Yves Schlirf, a généralement une mine joviale et rougeaude. Cette année, elle s’empourpre davantage de fierté et de contentement. Entretien.
Yves Schlirf : « Le secteur des mangas restera toujours puissant ».
Death Note (2007) de Obata Takeshi - Japan Expo Award 2007
Ed. Kana / Shueisha

Quel a été votre parcours avant la création de Kana ?

Auparavant, j’étais éditeur chez Dargaud. J’ai commencé chez Dargaud, engagé par Claude de Saint-Vincent, en travaillant un jour ou deux par semaine. Le reste du temps, j’étais dans ma librairie. Avant cela, j’ai travaillé pour Les Cahiers de la BD, j’ai travaillé au service promotion (à l’époque, cela ne s’appellait pas encore « marketing ») de chez Dupuis quand Jean Van Hamme y était. A un autre moment, j’ai bossé comme espion personnel de Jacques Glénat

Espion pour Glénat, qu’est-ce à dire ?

Oui, je ne vois pas comment qualifier la chose autrement. Je n’étais ni éditeur, ni directeur de collection, mais je lui ai apporté par exemple Les Maîtres de l’Orge. J’ai proposé à Jean Van Hamme de rencontrer Jacques Glénat et j’ai favorisé cette rencontre. Je n’étais pas officiel, je n’existais pas, comme un espion…

Yves Schlirf n’est pas qu’éditeur de mangas. Il est aussi celui de William Vance (à g.), l’auteur de "XIII" avec Jean Van Hamme et de Grzegorz Rosinski (Thorgal, avec Van Hamme également).
Photo : D. Pasamonik

Qu’est-ce qui vous a amené aux mangas ?

Albator par par Leiji Matsumoto (2002)
Ed. Kana / Akita Shten

Un jour, à Angoulême, Thierry Smolderen m’a tiré l’œil sur un Japonais qui, dans un coin, avait une table avec des mangas et notamment Akira en japonais. Dans ma librairie, à un moment, j’ai fait des imports de bandes dessinées japonaises. J’avais un distributeur qui s’appellait Tohan, qui était aussi une agence de droits. Je travaillais avec eux pour faire de l’import en librairie. Voyant que des gamins achetaient des centaines de BD dans une langue qu’ils ne comprenaient pas, je me suis dit qu’il se passait quelque chose.

Est-ce que cela a été facile de convaincre Dargaud-Lombard de créer un label de manga ?

Ce n’est pas un label, c’est une maison d’édition à part entière. Oui, cela a été difficile parce qu’à l’époque, même s’il y avait des gens qui avaient déjà commencé à publier des mangas : Glénat, Tonkam… Ce n’était pas à la mode. Média-Participations, avec Dargaud et Lombard, un groupe assez sérieux déjà dans la bande dessinée franco-belge, ne voyait pas cela d’un très bon œil. J’ai quand même passé, voire « perdu » deux ans à plaider ma cause. A un moment, j’avais envisagé de créer ma maison d’édition tout seul. Ce jour là, François Pernot qui était à l’époque directeur commercial de Dargaud me dit : «  J’y crois, on va ensemble au Japon ». Et nous sommes partis rencontrer les éditeurs japonais.

François Pernot (directeur-général), Thibaud Desbief (relations Japon) et Yves Schlirf lors de la soirée d’anniversaire des 10 ans de Kana
Photo : D. Pasamonik

Là non plus, cela n’a pas été simple…

Shaman King (2000) de Takei Hiroyuki
Ed. Kana / Shueisha

On a commencé à publier le Coréen Hyun-Se Lee, l’auteur d’Armagedon (Kana, 1997). Cela nous a permis de nous frotter aux problèmes de la production, de la traduction au lettrage. C’est François Pernot qui l’avait rencontré à un salon du livre en Corée. Puis nous sommes allés voir les Japonais. Notre première rencontre avec la Shueisha, notre premier grand rendez-vous au Japon, n’avait pas très bien commencé. François Pernot avait expliqué pendant trois heures les avantages du groupe Média-Participations, sa position de leader dans la bande dessinée francophone, etc. Puis, le patron de Shueisha s’est levé et nous a dit : « Nous, Shueisha, plus grand éditeur du monde, nous ne voulons pas travailler avec vous. ». Donc là, on s’est quand même un peu ramassés. Or, grâce à un ami qui s’appelle Carlo Levy, le patron de Dybex, j’avais obtenu un article dans une revue japonaise. Un peu vexé, je leur ai dit que j’étais venu de l’autre bout du monde pour les rencontrer, et je leur ai laissé cet article sur ma librairie. Et là, la personne responsable des droits l’a lu, nous a fait signe de nous arrêter car nous sortions de la salle de réunion. Il a pris son téléphone, il y a deux autres personnes qui sont descendues et qui ont lu l’article, et ils l’ont déposé en nous disant : « Nous, Shueisha, acceptons de travailler avec vous ». Pourquoi ? Parce qu’ils ont senti que nous n’étions pas là que pour l’argent et parce que le fait que j’en importe du Japon dans ma librairie me qualifiait comme un gars qui aimait bien les mangas. C’est David et Goliath. Ce qui a convaincu les Japonais, ce n’est pas Média-Participations et sa grandeur, c’est ma petite librairie.

D’où vient le nom de Kana ?

Naruto (2003) de Kishimoto Masashi
Ed. Kana / Shueisha

C’est le nom que j’ai trouvé qui est une référence aux katakana, les caractères japonais. La première étape a été de chercher un créneau où il n’y avait pas encore beaucoup de gens. Le Shônen (manga pour jeunes garçons), c’est ce qui paraissait à l’époque (sans entrer dans les détails, car il y avait déjà Dragonball) le plus exploitable. C’était un secteur alors encore très méprisé dans le milieu de l’édition. On préférais des histoires un peu plus « Seinen » (jeunes adultes), de science-fiction, à caractère un peu plus sexuel, plus violent. Ce qui était destiné aux petits, je dirais les Spirou japonais, n’était pas pris en compte. Travaillant pour un groupe comme Média-Participations, c’était cohérent : les Shônen marchaient très bien au Japon et étaient destinés à un public semblable au nôtre. Quand nous sommes allés chez Shueisha et Shôgakukan, nous avons pu avoir accès à de grandes séries car tout le monde méprisait cela à l’époque. Nous avons pu en extraire Yu-Gi-Oh, Shaman King,… Des personnages qui marchent maintenant très bien. Après, nous avons développé notre catalogue comme un catalogue japonais, en commençant à introduire un peu de Shôjo (mangas pour jeunes filles), un peu de Seinen…. Et puis quand même, pour conserver notre rôle d’éditeur, nous avons créé la collection « Made In » qui est plus une collection d’auteurs japonais avec des choses parfois plus difficiles à vendre, mais aussi plus artistiques. Et aussi, à nouveau, l’introduction d’auteurs coréens et chinois. Le concept de Kana a toujours été d’être le reflet du monde asiatique et pas uniquement japonais.

Jean-David Morvan et Yves Schlirf. Le scénariste de Spirou et de Nävis et l’éditeur sont allés souvent au Japon ensemble.
Photo : D. Pasamonik.

Quelles sont les séries les plus populaires de Kana ?

Naruto, avec un premier tirage à 200.000 exemplaires, Detective Conan,… Bien d’autres. Death Note est imprimé aux alentours de 100.000 exemplaires au premier tirage.

On dit que les Japonais y regardent à deux fois avant de céder les droits aujourd’hui.

Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Il est clair que les anciens partenaires, ceux qui vendent bien comme nous, sont un peu plus « chouchoutés ». Le contexte s’est un peu resserré car il y a maintenant tellement de maisons d’édition qui publient des mangas. Ils reçoivent donc énormément de propositions. Mais ils ne jugent pas que sur la puissance financière, ce qui est une bonne chose. Des licences comme Keroro-Gunsô, la grenouille de l’espace, nous l’avons eue parce que la personne qui gérait ses droits a préféré notre compétence d’éditeur, alors que notre offre était moins importante que celles de nos compétiteurs. Le paramètre éditorial est pris en compte.

Yu-Gi-Oh (2006) de Takahashi Kazuki
Ed. Kana / Shueisha

Kana est un des pôles du groupe Média-Participations qui a été le plus en croissance ces dernières années et probablement un des plus rentables. Est-ce que cela va rester comme tel dans les années qui viennent ?

C’est ma maison d’édition, je l’ai créée et je vais m’en occuper. Mais il ne faut pas rêver, la croissance des mangas ne va pas continuer comme elle a commencé. On l’a vu cette année, il y a une érosion qui commence à se faire tout doucement. Ce secteur restera rentable si la qualité de nos séries et la manière dont elle se vendent se maintient. Mais il restera toujours puissant. Il y a un public qui s’est créé pour les mangas. On a passé le cap d’une ou deux générations, donc c’est ancré dans nos habitudes. Ce que cela donnera dans 20 ans, je ne le sais pas. À l’heure actuelle, Kana est le deuxième éditeur de France en volume, en nombre de bandes dessinées vendues (franco-belges ou mangas). Ce n’est pas rien !

Propos recueillis par Didier Pasamonik, le 4 juillet 2007

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
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11 Messages :
  • savez-vous, Mr Schlirf, qu’à cause de cette mode des mangas (que vous avez contribué à propager, dans un souci AUSSI financier), les auteurs franco-belges débutants ont 15 fois plus de difficulté qu’il y a dix ans pour se faire éditer et surtout durer ? Pensez-y !

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    • Répondu par LO le 7 juillet 2007 à  19:38 :

      Savez-vous monsieur l’anonyme qu’il serait bon d’argumenter ce mystérieux chiffre 15 et de démontrer les liens de cause à effet que vous tentez d’induire, savez-vous...

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      • Répondu le 7 juillet 2007 à  23:43 :

        c’est très simple : dans une pile de 4000 nouveautés, en tant que petit débutant fraichement édité, vous avez nettement moins de chances d’émerger que dans une pile de 500. Or les mangas ont NETTEMENT contribué à augmenter la taille annuelle de cette pile ces dernières années.

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        • Répondu par LO le 8 juillet 2007 à  10:13 :

          "les mangas ont NETTEMENT contribué à augmenter la taille annuelle de cette pile ces dernières années". Argumentez, svp. Pour moi, cela tient du sophisme.

          D’autre part, vous parlez d’une augmentation globale du nombre de titres publiés et vous dites qu’il est 15 fois plus difficile pour un jeune auteur d’être publié. Il me semble qu’au contraire dans ce contexte il est plus facile de voir un premier album publié.

          Dernière remarque, un des problème crucial de la BD actuellement -et surtout pour les jeunes auteurs qui ont besoin d’une rampe de lancement- c’est le manque de vraie presse BD. Là aussi vous allez accuser ces "sales japs" du phénomène ?
          Bon non visiblement les idées reçues un poil racistes ont la vie dure.

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        • Répondu le 28 juillet 2007 à  15:57 :

          Les mangas c’est, quoi, 1000 sorties par an ? La BD franco-belge représente toujours la majorité des sorties. Et ça revient au même, s’il y a 4000 nouveautés, qu’un quart soit des mangas où qu’elles soient toutes de la BD franco-belge, ça va être aussi dûr de percer pour un jeune auteur...
          Vous voulez-quoi, qu’on ne sorte que 10 BD par an pour être sûr qu’elles se vendent à plusieurs millions d’exemplaires chacunes ?! Sérieusement, les éditeurs augmentent leurs parutions tant que les gens achètent, et donc que le marché grossit. S’il se contracte, ils vont réduire leurs parutions, où faire faillite.

          Il y a quand même beaucoup moins de parutions BD chaque année que de romans. Je n’ai jamais entendu un jeune écrivain dire "y’en a marre des éditeurs qui publient tout ces livres étrangers, du coup j’arrive pas à percer !" Si vous n’arrivez pas percer, c’est peut-être que 1) vous êtes mauvais 2) l’éditeur n’est pas visionnaire 3) l’éditeur est frileux 4) il est idiot.

          Pourquoi ne pas relancer la prépublication ? Les éditeurs mangas n’en font pas car ils pensent apparemment que ça ne peut pas marcher ici. (à mon avis ils se trompent lourdement) Le magazine Tcho avec Titeuf marche bien non ? (il existe toujours ?)
          Pourquoi ne pas copier les japonais pour une fois, je ne parle pas de faire du manga, mais de faire de gros magazines pas cher. Un magazine de 400 pages, ou même de 200, qui serait vendu 3e maxi. A ce prix là ce ne serait pas du papier glacé bien sûr. Pourquoi ça ne marcherait pas ? Tant que les séries sont bonnes. Sinon, pourquoi les éditeurs se cantonnent à sortir des albums cartonnés à 9e ? Pourquoi ne généralisent-ils pas la ressortie en album à couverture souple à des prix plus abordables ? (6e maxi) C’était courant avant jusque dans les années 80. La BD franco-belge est trop cher, il faut qu’elle se décline en de multiples références pour être accessible à chacun, c’est pour ça que le manga à du succès. Si les mangas étaient tous vendus à 10 euros, personne n’achèterait. Les romans sont d’abord ppubliés en version grand format a 20e et ensuite plus tard en poche. Ils font en général la majorité de leurs ventes en poches. Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas pour la BD. Laisser les grand formats pour les collectionneurs, les enfants qui lisent Naruto achèterons volontiers plus de bd franco-belge si elle est plus abordable, ce qui devrait permettre à plus d’auteurs de percer.

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      • Répondu par mmarvin le 8 juillet 2007 à  17:48 :

        Ne serais-ce pas aussi parce que les jeunes auteurs sus-nommés (dont tu fais peut-être partie...) ne produisent pas d’oeuvres franco-belges de qualités ?

        C’est toujours la même chose ! C’est toujours la faute des autres si les jeunes n’arrivent pas à percer ! Et aucun ne semble remettre en cause son talent propre alors que bien souvent, c’est la cause principale. C’est la même chose pour le cinéma d’auteur français d’ailleurs. On les entend toujours se plaindre que les gros blockbusters leurs barrent la route des salles alors que neuf fois sur dix, ils ne pondent que des oeuvres imbitables visibles et compréhensibles uniquement par eux-mêmes et leurs proches.

        De mon coté, je préfère un bon manga à une mauvaise bd franco belge. la qualité prime sur l’origine, un point c’est toout.

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        • Répondu par GARY le 9 juillet 2007 à  10:17 :

          AU japon il sort 3 à 4000 manga par jour, il serait triste de ne pas y trouvais de la qualité.

          Cela étant dit une bonne bd est une bonne bd ,et si la qualité était un critère de bonne vente cela se saurait .Exemple alack sinner ,breccia,lupus,hicksville, Y never like you , balade balade (kokor), locas , ping pong (c’est un manga,c’est mieux que naruto), corben (pour la france),Eisner(vend moins qu’un blakcsad en france) etc...sont des bd très peu connu du grand public même du moyen public .Et dont les ventes ne sont pas énormes est n’atteindront jamais un golden city .
          Donc ton argument qualité n’est pas valable.
          Si le manga marche plus c’est parce que dés le depart il est mieux ciblé il est dés le départ penser comme un produit, est testé avant d’ être mis sur le marché.
          BIEN SUR nous pouvons ici faire la même chose( et les éditeur le font de plus en plus .
          Imagine une bd intrigue érotique scénario vanhamme et dessin manara ouah quel pied .
          ire une bd et encore une autre et puis encore une serie télé.
          Mais au bout du compte pourquoi a t-on envie d’histoire qu’est -ce qu’elle nous apporte.
          C’est quoi la qualité pour toi , je te le demande sans animosité aucune .
          Pour moi " c’est quand mon gosse me dit"
          - ouah , j adore Conan fils du futur (manga),mais dis pourquoi y’a des maison sous l’eau ?
          - Parce que les Hommes on tout détruit .
          -Pourquoi y on fait ça , Papa ?
          - Parce qu’il sont idiot ?
          ET ,SI cet exemple peut paraître kitch pour certain ce sont des idiots .

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          • Répondu par mmarvin le 9 juillet 2007 à  20:42 :

            La qualité d’une oeuvre, c’est comme son goût. C’est très subjectif et cela ne se discute pas...

            pour ma part, j’apprécie autant Eisner que Spiegelman, que Morvan et Van Hamme (et aussi Artic-Nation, le meilleur album type franco-belge du sublissime Blacksad...)

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    • Répondu par Michel Dartoche le 7 juillet 2007 à  23:00 :

      "savez-vous, Mr Schlirf, qu’à cause de cette mode des mangas (que vous avez contribué à propager, dans un souci AUSSI financier), les auteurs franco-belges débutants ont 15 fois plus de difficulté qu’il y a dix ans pour se faire éditer et surtout durer ? Pensez-y ! "

      Mr Schlirf doit le savoir, il me semble qu’il a tâté de l’édition francobelge à petit tirage avant d’arriver chez Dargaud (Schlirf Books si ma mémoire est bonne).

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    • Répondu le 28 juillet 2007 à  15:39 :

      Où est le problème ? L’édition est une histoire d’argent, vous ne le saviez-pas ? Faire de la BD n’est pas un droit de l’homme. Au Japon aussi il y a énormémment de jeunes auteurs qui peinent à se faire publier. Et bien au lieu de pleurnicher et de rejetter la faute sur d’autres, ils s’autopublient ! Et certains arrivent à en vivre ! D’ailleurs certains passent professionel après, repérés par les éditeurs ! Il y à la bas de grands évenements qui regroupent des dizaines de milliers ou même centaines de milliers fans qui viennent pour acheter ces BD amateurs. Et tout ça a commencé dans les 80 années, un mouvement crée par les fans. Les auteurs qui n’arrivent pas à être publiés n’ont qu’à faire la même chose ici. Au Japon aussi c’est dûr d’être publié, même beaucoup plus dûr qu’ici. On pourrait dire que c’est le Hollywood de la bande dessinée. Et la France, bein c’est la France.

      Vous parlez des éditeurs de BD franco-belges mais justement jusqu’à peu la plupart regardaient la "vague manga" de manière condescendante, et ne voulaient pas éditer de jeunes auteurs francophones (!) au style inspiré par les mangas !
      Comparé au Japon, il n’y a pas tant de sorties que ça en France. Mais il est vrai que le marché de la BD au Japon est bien plus important qu’ici... Vous devriez être contents que les grandes maisons d’éditions japonaises de mangas n’aient pas décidées d’acheter les éditeurs francophones, alors que ça ne représenterait qu’un bouchée de pain pour elles. C’est ça le plus amusant, tout le monde s’excite sur cette invasion japonaise qui n’a même pas été voulue par les japonais qui sont plutôt renfermés sur leur pays lorsqu’il s’agit d’exporter leur culture, (la preuve, connaissez-vous le nom d’une pop star ou d’acteurs japonais à succès ? Les japonais eux sont très nombreux à connaître Jean Reno, Luc Besson, Alain Delon etc.) mais par des éditeurs occidentaux qui sont venus chercher les japonais qui au départ ne voyaient pas l’intérêt de vendre leurs mangas (ou leur dessins animés) à l’étranger ! Le monde entier achête peut-être des radios et lecteurs DVD Sony, mais il ne presque pas regarde pas et n’écoute pas de films et de musique japonaise, et ce parce que les firmes culturelles japonaises se contentent de leur marché. Les éditeurs de BD francobelge eux ont cherchés de manière bien plus active et bien plus tôt à vendre leurs productions sur tout les continents. S’ils avaient pu, ils n’auraient eu aucun état d’âme à dôminer le marché de la BD des autres pays. Donc c’est l’hôpital qui se moque de la charité, si des EUROPEENS n’étaient pas allés chercher les japonais pour sortir leurs mangas, je vous garantis qu’à l’heure actuelle il n’y aurait pas de mangas ici.

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  • Naruto
    8 août 2007 21:31, par steeve

    Je voudrai savoir si les dvd de naruto sortiront en france intégralement
    merci d’avance

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