Zombillénium partout !

6 février 2021 10 Actualité par François RISSEL
Éditeur : Dupuis
  • Voilà maintenant dix ans que nous suivons les aventures du Zombillénium, parc à thème plus vrai que nature, peuplé de créatures étranges et démoniaques. Alors que le cinquième tome, « Vendredi noir », marque le début du final de la série, de nombreux projets autour de cet univers sont déjà en cours de préparation.

Parue dans le journal de Spirou et éditée par Dupuis, Zombillénium est une série originale désormais culte, entièrement créée et imaginée par le dessinateur Arthur De Pins. C’est l’histoire d’un parc sur le thème d’halloween situé dans le Nord de la France. La particularité de l’endroit est qu’il est uniquement peuplé de créatures infernales. Nous suivons depuis cinq albums les aventures de Gretchen, la sorcière en stage, Sirius le squelette syndicaliste et tout les autres... La série se terminera donc bientôt avec un sixième et ultime tome.

Zombillénium partout !

Couverture de "Vendredi Noir"
Tome 5

Pour les fans, pas d’inquiétude : la série étant forte d’un univers riche, Arthur De Pins, après avoir réalisé un excellent long-métrage, préquel de la saga, est déjà en train de réfléchir à ses prolongements.

Ainsi, une série d’animation est en cours de développement. Comportant 12 épisodes de 26 minutes, elle s’adressera à un jeune public (10/14 ans) et aux familles. Au croisement entre la sit-com et le thriller, les producteurs et l’auteur revendiquent des influences aussi multiples que « The Office », « La Famille Adams » ou « Fargo » de quoi en réjouir plus d’un. La direction artistique sera sensiblement la même que celle du clip « Nameless World » du groupe Skip The Use, les acolytes de De Pins et co-créateur de la bande originale du film. Cette série animée reprendra l’intrigue des trois premiers albums de la collection.

Ce n’est pas tout : un autre préquel et un spin-off de la série-mère sont déjà en cours de préparation. Le préquel racontera l’histoire de la création du parc par Francis, ex-dirigeant d’un Freak Show devenu entrepreneur.

En faisant affaire avec le Diable, il rachète une ancienne mine désaffectée pour en faire un parc d’attractions et donner ainsi une seconde vie aux mineurs devenus zombies. Le parc devient petit à petit un refuge pour toutes sortes de monstres. Le spin-off s’intéressera au destin de Lucie qui, suite à un conflit, décide de quitter le parc pour partir suivre une formation de sorcière en Louisiane.

Ces prochains mois, nous allons donc assister à la création d’un véritable « Zombillénium Verse » et si le sixième tome sera le dernier de la série initiale, les monstres du parc continueront à peupler nos rêves.

Voir en ligne : Les réseaux où vous pouvez retrouver Arthur De Pins et le Zombillénium.

(par François RISSEL)

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À lire sur ActuaBD.com :

- La chronique du tome 1-Gretchen, du tome 2-Ressources Humaines et du tome 3-Control Freaks
- Une interview de Arthur de Pins autour de la série.

 
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10 Messages :
  • Zombillénium partout !
    6 février 09:31, par Eric B.

    Après "Péchés mignons" (le premier tome), c’est en effet une très bonne série et très originale ! Je suis cet auteur depuis le début. Il a même réalisé une série de cartes postales qui déjà à l’époque dénotaient sacrément. Il a été pas mal copié depuis mais quand il a démarré, c’était un vrai plus dans le monde de la BD. A noter que le tome 3 de Zombillénium est un peu brouillon. Heureusement, le film corrige le tir et c’est vraiment une grande réussite à tous les niveaux. Pour ceux qui aiment cette série et cet auteur, je leur conseille de regarder le film, vraiment. Car les adaptations réussies du 7ème art à partir du 9 art sont très rares. Et même si dans ce cas précis, ce sont les mêmes, il faut quand même en souligner la réussite !

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    • Répondu le 6 février à  10:27 :

      De Pins a été beaucoup copié à l’époque de Péchés Mignons, mais il faut préciser qu’il avait lui-même emprunté ce style. Zombillenium lui a permis de proposer un univers plus personnel, si on aime le dessin sur Illustrator.

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  • Zombillénium partout !
    6 février 11:05

    ce mec est un génie

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    • Répondu le 6 février à  11:42 :

      Ça ressemble à du dessin animé en images de synthèse. Je préfère Pico Bogue, c’est plus vivant, c’est plus vibrant.

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      • Répondu le 6 février à  17:16 :

        Pico bogue ? Le truc qui ressemble à du Sempé en moins bien ? Quel rapport, même de loin avec Zombillénium ? Hors sujet.

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        • Répondu le 6 février à  19:13 :

          Aucun rapport en effet. Mais ce sont deux auteurs contemporains et en concurrence sur le terrain de la jeunesse. Je sais lequel j’achèterais à mes enfants.

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          • Répondu le 6 février à  19:26 :

            La filiation avec Sempé est réelle mais plutôt éloignée et preuve d’un certain bon goût. Par contre De Pins c’est ultra nourri de références asiatiques plutôt périssables. Un phénomène de mode,

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        • Répondu le 6 février à  19:15 :

          Moi j’en peux plus des dessins faits sur ordi. Colère contre les machines !

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          • Répondu le 6 février à  23:24 :

            Bien d’accord. L’image de synthèse a été une vraie révolution dans le cinéma (d’animation) depuis Toy Story 1, mais offre bien peu d’intérêt sur le papier qui reste le support idéal pour accueillir et valoriser le geste artisanal (et qui devrait le rester) d’un dessinateur. Quant à Zombillénium, malgré le réel savoir-faire de De Pins, c’est un produit terriblement marketté, à l’univers complètement fabriqué où le ton d’ensemble, graphique et narratif, est bien mal maîtrisé. C’est un fourre-tout fantastico-horrifique assez peu lisible, et où les éléments d’humour et de second degré résonnent de façon incongrue...

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            • Répondu le 7 février à  11:54 :

              >>mais offre bien peu d’intérêt sur le papier qui reste le support idéal pour accueillir et valoriser le geste artisanal (et qui devrait le rester) d’un dessinateur

              c’est oublier que le numérique est passé par là, et que faire de la BD a pris plein de formes différentes. Ce n’est plus seulement la feuille sur laquelle on trace des cases à la latte et sur laquelle on crayonne au bleu pour encrer à l’encre de chine après ;)
              et heureusement d’ailleurs pour tous les jeunes qui se lancent, il est (parait-il) plus facile de se faire éditer actuellement : tous les styles sont acceptés.

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