dBD n° 142 : "Show must go on !"

8 avril 2020 0 commentaire
  • Triste début d’année avec toutes ces disparitions qui s’enchaînent ! Mais l'aventure continue !

Après Claire Bretécher, le scénariste et coloriste Hubert, François Dermault, René Follet, Albert Uderzo et plus récemment Juan Gimenez, c’est notamment toute une génération qui tire sa révérence. Pas facile pour l’éditorialiste de masquer dans ces conditions sa morosité et de poursuivre la chronique d’une actualité aussi tragique. Comme le rappelle Frédéric Bosser, en ouverture de ce numéro d’Avril : « Show must go on ! »

Ce numéro ne se limite évidemment pas à une série d’hommages. La BD continue de nous faire évader, de nous surprendre avec son cortège de nouveautés. Témoin de cette relève bien assurée : le choix de la revue de ce mois d’avril avec Mathieu Lauffray qui ouvre le bal avec une présentation exhaustive de son dernier opus, Rave(Dargaud). La présentation de son travail est comme à l’accoutumée généreusement illustrée et donne l’occasion cet auteur de revenir sur son parcours.

Tandis que Brüno présente les bonnes feuilles d’un nouvel album préparé avec Fabien Nury, (L’homme qui tua Chris Kyle à paraître chez Dargaud), une jeune autrice s’apprête à faire une entrée remarquée avec un récit aussi original sur le fond que dans la forme. En désignant l’album Ama, le souffle des femmes de Franck Manguin et Cécile Becq comme le coup de cœur de la rédaction, dBD nous invite à découvrir cette nouvelle production éditée par Sarbacane.

La publication de La Bombe, copieux roman graphique édité chez Glénat fait également figure d’événement incontournable en ce début de printemps. Alcante, Bollée & Rodier y décrivent avec clarté et rigueur la genèse de l’explosion de la première bombe atomique. Érudite et complète, cette aventure éditoriale originale nous est décrite en détails sur une dizaine de pages.

En ces temps difficiles pour la presse, faut-il rappeler l’importance de permettre à celle-ci de vivre et d’être diffusée aussi largement que possible ?
Dans leur rôle de défricheurs au sein d’un paysage éditorial surchargé, une poignée de revues jouent un rôle de prescripteurs et de critiques éclairés essentiel, et encore un support pour beaucoup d’ auteurs.. Raison de plus pour contribuer à leur diffusion, pour ne pas dire à leur survie. Si de nombreux lieux de vente (mais pas tous !) sont eux aussi victimes du confinement, dBD, reste également accessible en ligne. Pourquoi s’en priver ?

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Voir en ligne : dBD en ligne

(par Patrice Gentilhomme)

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