dBD n°100 : Un numéro qui cartonne !

5 février 2016 0 commentaire
  • Deux pour le prix d'un... ou presque! A l'occasion de la publication de son 100e numéro, la revue dBD se présente sous deux formes différentes.

D’un côté, le magazine dans sa déclinaison traditionnelle : entre le dessin particulièrement caustique signé Vuillemin et l’humeur teintée de nostalgie d’Henri Filippini, avec toute l’actualité BD est passée au crible des chroniqueurs du mensuel.

dBD n°100 : Un numéro qui cartonne !
Un supplément cartonné de 48 pages sous une couverture inédite signée Zep !

De l’autre, un supplément cartonné intitulé 100 dates vendu avec le numéro du mois. Jouant sur la symbolique du nombre, la rédaction a retenu une centaine de moments clefs de l’histoire de la BD et les décline à travers les principaux personnages, les grands événements éditoriaux qui ont marqué l’histoire du neuvième art. Le parcours de ces choix , forcément subjectifs, offre une belle occasion aux amateurs de réviser leurs classiques et permettra aux pinailleurs de services de pointer les erreurs ou les oublis inévitables liés à ce type d’exercice !, l’ensemble est présenté à la manière d’un album "classique" (48 pages) et trouvera tout naturellement sa place dans la bibliothèque de l’honnête bédéphile.

Cette initiative fait office de clin d’œil à l’histoire de la revue. En 1998, la première formule de dBD, proposait déjà, pour chaque numéro un magazine d’actualité accompagné d’un album cartonné d’une cinquantaine de pages consacrées à l’œuvre d’un auteur. Franquin, Rabaté, Blain ou Juillard ont eu les honneurs de ces albums devenus aujourd’hui quelquefois des collectors.

Si le titre du magazine n’a pas changé (dBD pour les Dossiers de la Bande Dessinée !) les formules et les maquettes se sont succédées,au risque parfois d’étourdir les lecteurs les plus fidèles ! Quelques numéros furent même publiés sous le nom de Bulldozer !

Au fil des ans, l’aspect de la revue a fini par se stabiliser. Rémi Joffart, Frédérique Pelletier, Eric Adam, Ronan Lancelot, Olivier Mimran, Marie Moinard ou Philippe Peter ont peu à peu rejoint l’équipe du journal. Pour autant, la revue n’a jamais cessé de miser sur la qualité. Qualité de fabrication par sa reliure et son papier (ah ! les belles pages glacées !), qualité d’un rédactionnel qui, sans négliger l’actualité, n’a jamais cessé de laisser une large place aux auteurs aussi bien à travers de longues interviews que dans leurs expressions graphiques (ah, les magnifiques reproductions dans les portfolios !).

Prépublication, interviews, inédits ; l’immanquable est la revue à ne pas manquer !

Depuis quelques années l’univers de dBD s’est enrichi de publications complémentaires comme de nombreux Hors Série consacrés soit à de grands auteurs (Tibet, Moebius ou Christin) ou des thématiques plutôt accrocheuses (Spécial Manga, Dessin de Presse, BD et érotisme...).

Depuis quelques années, la revue L’Immanquable propose de découvrir les nouveautés du moment non seulement avec des entretiens inédits mais surtout de généreuses prépublications. Un retour aux sources plutôt bien accueilli pour une initiative courageuse en ces temps où règne la suprématie de l’album et du roman graphique. À raison de onze numéros par an, ce nouveau venu poursuit son bonhomme de chemin à l’ombre de la revue-mère forte de cent beaux numéros.

Dans le texte plus ou moins autobiographique en conclusion du supplément, Frédéric Bosser revient rapidement sur son parcours et cette idée un peu folle partagée avec deux compères Benoit Fabre et Olivier Maltret  : créer une revue parlant de BD avec critiques, humour et surtout passion ! Aujourd’hui, le pari semble gagné et la passion toujours intacte, si l’on en croit son directeur, qui reprend à son compte la fameuse formule :"à suivre..."

A suivre donc chez votre marchand de journaux préféré .

Voir en ligne : Le site de dBD

(par Patrice Gentilhomme)

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