Après 50 ans d’existence, la librairie Champ Libre à Cherbourg envisage de fermer ses portes.

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SIC TRANSIT GLORIA MUNDI. Véritable institution du centre-ville de Cherbourg, la librairie spécialisée BD Champ Libre fermerait possiblement ses portes, apprend-on par le quotidien La Presse de la Manche. Ouverte par Brigitte Coquelin en 1973, cette dernière est toujours à la tête du navire en 2022. Mais submergée par les grands groupes et la fulgurance des ventes de manga, la gérante se voit dans l’obligation de faire cale sèche.

Brigitte Coquelin va fermer sa librairie le Champ Libre. À 75 ans, la gérante envisage un départ à la retraite un peu forcé. L’institution que représente cette librairie laisserait un vide dans le cœur des bédéphiles cherbourgeois.

Elle défendait la BD franco-belge, flamberge au clair, depuis un demi-siècle, mais avec le temps, le marché s’est étendu aux comics et aux mangas, suscitant de la concurrence à partir d’autres points de vente, comme les grandes surfaces commerciales notamment. Elle avait pris sous son aile un expert en niches émergeantes pendant de longues années : Maxime Wittenberg, spécialiste comics et mangas, qui a récemment mis le cap, on peut le comprendre, vers d’autres horizons.

Face à l’importance du marché du manga (50% de son chiffre d’affaires actuel) et son incapacité d’assumer une véritable expertise dans ce domaine, Brigitte Coquelin n’a d’autres choix que d’espérer un repreneur au fait des nouvelles réalités commerciales pour que la librairie évite de baisser le pavillon.

Avis aux amateurs...

KN

Après 50 ans d'existence, la librairie Champ Libre à Cherbourg envisage de fermer ses portes.

Voir en ligne : Le reportage de nos confrères de la Presse de la Manche

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4 Messages :
  • Les mangas sont les clous du cercueil de la BD européenne et notre commerce pas assez protégé pour leur résister, au contraire on leur déroule le tapis rouge sans aucune contrepartie, j’ai beaucoup de mal à comprendre cette mentalité. En revanche, au Japon il n’est pas question d’implanter nos éditions.

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    • Répondu par Olive le 2 août à  17:32 :

      Et hop, le petit laïus xénophobe qui va bien, ça devient une habitude ici dès qu’il est question de manga.

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      • Répondu le 2 août à  21:04 :

        Il faut lire l’article. C’est pas le manga qui a tué cette librairie. C’est la difficulté de recruter un employé connaisseur du manga, ce n’est pas la même chose.

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        • Répondu par Pierre Gabus le 3 août à  13:10 :

          Brigitte et Maxime constituaient un duo très compétent, très sympathique et très complémentaire.
          Certes, Maxime était davantage le connaisseur de manga et Brigitte la passionnée de franco-belge mais Brigitte n’a rien de sectaire et on trouvait tous les genres, tous les éditeurs et tous les formats dans son magasin. Habitant Cherbourg depuis 1989, je me permets d’en parler à l’aise et en temps qu’auteur je peux même rajouter qu’elle a été « haut la main », la championne du Monde des vendeuses de la version petit format à 1 euro de Cité 14. C’était me semble-t-il, avant l’arrivée de Maxime et elle a vendu plus de 1000 exemplaires de cette bizarrerie un peu inclassable dans sa boutique, loin devant tout le monde… Preuve de l’importance que peuvent avoir pour les auteurs, ces petites cavernes d’Ali Baba au charme fou que sont les vieilles librairies BD.
          Merci donc, Brigitte. Je vous souhaite vraiment le meilleur pour votre retraite.
          Merci aussi Maxime, de l’avoir si bien épaulé (à toi aussi, je souhaite le meilleur même si le climat de Caen ne vaut pas tout à fait celui de Cherbourg et que les plages sont quand même plus éloignées).
          Pierre Gabus

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