BD numérique : Excitation et "Pomme-o-phobie" autour de la "Tablet" d’Apple

21 janvier 2010 0 commentaire

Si, dans l’agenda de l’industrie de la bande dessinée, le 27 Janvier est barré en rouge de la mention « Ouverture d’Angoulême », chez tous les fans de la marque Apple, il y a marqué « keynote ».

 BD numérique : Excitation et "Pomme-o-phobie" autour de la "Tablet" d'Apple

La firme à la pomme de Steve Jobs a convoqué la presse, ses partenaires et les développeurs pour une présentation officielle ce même Jeudi à 19h. Ce genre d’évènement, connu pour la petite phrase que lance Steve Jobs avant de présenter un (éventuel) nouveau produit est généralement l’objet de rumeurs délirantes.

Mais cette année, une tendance nette s’observe : Selon les derniers bruits repris par le Wall Street Journal, Apple y présenterait bien une tablette avec un écran tactile de probablement 10,1" de diagonale et doté du même système d’exploitation que les iPod Touch et iPhone. Plus loin qu’un eReader, Cupertino finaliserait même un accord avec les studios des networks pour y distribuer des contenus audiovisuels.

« Oh, one last thing »

La date fait peur chez les industriels déjà en place.

Selon le Wall Street Journal, Amazon aurait convoqué les éditeurs afin de verrouiller certains principes concernant les livres numériques distribués par le marchand en ligne pour son Kindle.

Voici les détails relevés par notre confrère MacBidouille, rumeur là-aussi :

- Le tarif du livre doit être compris entre 2,99 et 9,99$,
- Amazon reverserait 70% à l’éditeur,
- Le livre au format électronique doit être au moins 20% moins coûteux que l’édition papier,
- Le livre sera automatiquement proposé dans tous les pays sur lesquels l’éditeur a des droits,
- Le titre sera inclus sur le site d’Amazon avec possibilités de le décliner dans des versions audio ou autres,
- Il devra toujours être proposé au moins en parité avec la concurrence.

Le rouleau compresseur iTunes fait peur à Amazon. Mais quel que soit le fabricant/storiste, le blocage du matériel à un seul système de vente fait encore plus peur : Apple a complètement trusté le marché de la musique. La crainte est que le même syndrome frappe l’industrie du livre.

Le fabricant des Mac possède en effet un énorme capital de sympathie parmi les graphistes, espérons qu’il ne se retourne pas contre eux.

Voilà qui va alimenter de passionnantes discussions dans les coulisses du Festival pour les bédéphiles high tech les plus branchés.

XMD

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