L’impression des premiers « Romans Aire Libre » laisse à désirer

Nous avons déjà évoqué la bonne idée du staff des éditions Dupuis. Celle de publier le fond de la collection Aire Libre sous la forme, plus actuelle, d’un roman graphique ! Nous l’avons déjà écrit plusieurs fois sur ActuaBD, la tendance est à la republication d’œuvres sous ce format devenu universel. On ne s’en plaindra pas : les lecteurs d’aujourd’hui pourront découvrir les chefs-d’œuvre de naguère. Chaque « roman Aire Libre » est en outre accompagné par une interview des auteurs sur la genèse de ces deux livres.

Deux premiers albums paraissent ce mois-ci : Chute de Vélo d’Étienne Davodeau et la Route de Selma de Berthet et Tome. Deux œuvres importantes. Si ces livres, de premier abord, ont l’air classieux, l’intérieur l’est bien moins. Une note de l’éditeur annonce dans l’album « Sur la route de Selma » que « Ce Roman Aire Libre a été imprimé en France sur papier Munken Print White 115 gr  ». Le hic qui fera déchanter le lecteur (et probablement les auteurs), c’est que l’impression laisse à désirer. Les couleurs des deux ouvrages sont écrasées et ternes, ce qui gâche le plaisir de lecture.

On regrette également le prix élevé de ces ouvrages au format réduit. Le prix de la version classique de « Chute de Vélo » est annoncé sur le site Internet de Dupuis à 15,50 €. La nouvelle édition, sous la forme d’un roman, est vendue à 14 €. Pour ce prix, l’éditeur de Marcinelle aurait quand même pu mettre sur le marché des livres correctement imprimés.

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12 Messages :
  • Quand Dupuis imprimait lui-même ses albums, la qualité était au rendez-vous. Ils doivent aujourd’hui délocaliser l’impression en Asie, ce qui est plus difficile à surveiller.

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    • Répondu par FdeLO le 17 mars 2009 à  08:24 :

      C’est vrai pour ce qui est de la délocalisation, mais je pense qu’il peut y avoir aussi un problème, ou un mauvais paramétrage des couleurs par les auteurs eux-mêmes. Il est arrivé que certains fassent leurs pages en RVB et s’étonnent ensuite que sur le papier se soit "terne"... forcément.
      Enfin voilà... mais ce n’est peut-être pas le cas ici. sais pas.

      Voir en ligne : http://www.fdelo.com

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      • Répondu par Dominique le 17 mars 2009 à  13:25 :

        En ce qui concerne les couleurs de"Sur la route de Selma", elles ont été réalisée à l’ancienne, sur papier et aux encres de couleurs. L’édition originale était très bien imprimée. Donc, le papier me semble le coupable probable de cette impression étouffée.

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        • Répondu par FdeLO le 18 mars 2009 à  09:33 :

          ok. Ou alors c’est peut-être les encres de l’imprimeur, vu que j’ai cru lire que le papier était bon dans un post ci-après... ou la numérisation. Mais sur ce dernier point, sans vouloir être méchante, faut le faire un peu exprès pour "rater" une numérisation. ;-))
          Ou alors la machine elle-même... ou ce qu’on nommme chez nous "un problème d’interface chaise-clavier". Il y a peut-être plusieurs "coupables" en fait...

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        • Répondu par Étienne Davodeau le 18 mars 2009 à  14:33 :

          Les couleurs de "Chute de vélo" sont aussi réalisées à l’encre sur papier.

          Par ailleurs, contrairement à ce qui est supposé anonymement ci-dessus, c’est un imprimeur français qui avait la charge de ce travail.

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          • Répondu par FdeLO le 19 mars 2009 à  14:53 :

            Ok. couleur directe donc. Tant mieux.
            Par contre, pour le coup si l’impression est en France et à ce que je lis "laisse à désirer", ça vaudrait peut-être le coup de l’envoyer en Asie... du coup ;-)
            Toujours est-il qu’il y a un loup dans la chaîne graphique... ce serait interessant de savoir à quel maillon pour éviter que ça se reproduise.
            Qui qu’a pas enlevé ses mouffles ? :-))

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        • Répondu par Cyril le 19 mars 2009 à  10:40 :

          Comme sur tous les papiers de type non couché (qui n’ont pas reçu d’induction de surface), l’impression parait plus "chargée" en encre. Ces papiers requièrent une adaptation des techniques de production (photogravure et impression). Bien maîtisées, on peut obtenir des impressions de très grande qualité sur ce type de papier.
          Dans tous les cas, cela change de ce que l’on a l’habitude de voir en bandes dessinées. Ces papiers naturels (le plus souvent répondant aux dernières normes environnementales en vigueurs) sont une des solutions d’avenir.

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    • Répondu par Cyril le 17 mars 2009 à  08:58 :

      Le Munken est un superbe papier 100% naturel (certifié FSC), évidemment on s’éloigne de la traditionnelle brillance des papiers couchés habituels, est-ce cela que vous appelez "des couleurs écrasées et ternes" ? L’idée me parait pourtant intéressante...

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  • Où est la bonne idée dans le fait de rééditer des ouvrages en réduction, avec une impression douteuse et au même prix (ou presque) que les éditions d’origine ? De toute façon, on ne fait pas des romans graphiques avec des ouvrages prévus au départ pour faire des 48 ou des 56 pages couleurs. L’éditeur a beau proposer chaque ouvrage avec un dossier supplémentaire et l’imprimer sur du gros papier, la main du livre fait plus penser à de la "nouvelle graphique" plutôt qu’à du "roman graphique".

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    • Répondu par FdeLO le 17 mars 2009 à  10:23 :

      Où est la bonne idée ? Un peu comme partout finalement : réduire les coûts de prod, quitte à réduire la qualité du même coup (coût ?). Une solution financière donc...

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  • En 2003, Dupuis a déjà essayé de faire du "poche" avec le fonds Aire Libre. C’était la collection Horizons (cf. http://www.actuabd.com/+Aio-Libre-en-collection-brochee-les-nouveaux-titres). Ce fut un échec cuisant. Pourtant, les albums Horizons étaient vendus à bas prix. Mais c’est peut-être ce qui a motivé cette géniale idée d’aujourd’hui : pourquoi ne pas faire la même chose, mais plus cher ! Apparemment, chez Dupuis, on n’a pas peur de foncer deux fois dans le même mur...

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    • Répondu le 18 mars 2009 à  14:50 :

      Horizon, ce n’était pas du poche, juste du broché. Ces nouvelles éditions en format roman plus que poche sont en outre augmenté d’un cahier explicatif. Il y a un vrai travail éditorial. Dommage que l’impression ne suive pas

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