Paul Gillon à la Galerie Napoléon

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EXPO-VENTE. C’était l’un des auteurs de BD les mieux payés de sa génération, un maître du dessin réaliste, héritier d’Alex Raymond et un modèle pour bon nombre de dessinateurs jusqu’à aujourd’hui : Jean Giraud, Jean-Claude Mézières, François Boucq, François Schuiten ou Régis Loisel le plaçaient dans leur Panthéon. La Galerie Napoléon lui consacre une rétrospective cet été, jusqu’au 22 septembre. Des planches de grand format, spectaculaires et magnifiques qui méritent qu’on vienne les voir, même si leur valeur les met hors de portée de vos bourses.

Paul Gillon, c’est un Titan : 70 ans de carrière avec Fils de Chine, 13 rue de l’Espoir, Les Naufragés du temps, Les Voyages de Jérémie, La Survivante, Notre Dame de Paris, Batman, Léviathans, Moby Dick, La dernière des salles obscures

Paul Gillon à la Galerie Napoléon

Des planches impressionnantes, de très grand format.
Photos : Galerie Napoléon.

« Il gagnait en un jour ce que la plupart de ses collègues gagnaient en un mois » racontait Jean-Pierre Dionnet dans une interview en son hommage publiée dans nos pages.

Il ajoutait, quand on l’interroge sur son héritage : « Giraud a raison : son seul héritage, c’est la Science-Fiction. Si des Blain, des Blutch ou Brüno veulent aller vers un certain réalisme, ils le pourraient sans problème. Mais les conditions ne sont plus les mêmes. Paul Gillon a eu la chance de produire au seul moment où l’on pouvait vraiment vivre raisonnablement avec la bande dessinée et avoir une production suffisante pour pouvoir progresser dans des médias différents, faisant des comptes-rendus de procès comme Cabu, ou des illustrations pour L’Express, tout en dessinant des voitures et des toilettes à la mode dans 13 rue de l’espoir ou des récits de science-fiction, cela, on ne l’aura plus jamais. Il n’y aura plus jamais de Paul Gillon, sauf si Internet créait des supports suffisamment forts qui soient le seul relais possible -c’est en tout cas ce que pensent les Chinois- pour créer un effet de masse où les mecs travailleront comme des chiens mais seront bien payés. Et contrairement à ce que croient les gens, cela va se passer !  »

Voilà pourquoi il faut aller voir Paul Gillon. Si vous passez par Paris et le quartier de l’Opéra, petite génuflexion nécessaire devant le maître.

DP

Galerie Napoléon
2, rue d’Argenteuil
75001 Paris
Du Mardi au Samedi de 11h30 à 19h30
Métro Pyramides ou Tuileries
contact@galerienapoleon.com
Tel. : 00 (0)1 44 61 11 10

Le site de la galerie
www.galerienapoleon.com

Paul Gillon et Jean-Pierre Dionnet en 2008.
Photos : D. Pasamonik (L’Agence BD)

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11 Messages :
  • Paul Gillon à la Galerie Napoléon
    1er août 05:13, par Milles Sabords

    Immense, immense, immense Paul Gillon ! Avant d’apprendre aux étudiants à destructurer leurs dessins et leurs planches BD, on devrait leur apprendre la maîtrise de l’outil BD à travers le travail de Gillon. Expo incontounable !

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    • Répondu le 1er août à  07:50 :

      On devrait leur apprendre à dessiner tout simplement. Par contre, égaler Gillon ou des gens de son acabit ne sera jamais à la portée du premier venu.

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    • Répondu par Laurent Colonnier le 1er août à  08:43 :

      Aaaah ! Milles Sabords est rentré de vacances, on va de nouveau avoir droit à ses commentaires réactionnaires, joie !

      (avouez que vous étiez en vacances dans les Îles, puisque l’expo est incontou’nable !)

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      • Répondu par Milles Sabords le 2 août à  17:27 :

        Si être admiratif de Gillon fait de moi un réactionnaire, quel pied d’être réactionnaire. Et vu la liste d’illustres auteurs qui l’admiraient, ça en fait des « réactionnaires » !

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        • Répondu le 2 août à  20:59 :

          Le problème c’est que vous n’êtes pas seulement un admirateur de Gillon. Si vous étiez seulement un admirateur de Gillon, je vous aurai déjà invité à prendre un pot.

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          • Répondu le 3 août à  15:51 :

            Il n’aime pas vraiment Gillon, mais comme il déteste les auteurs contemporains ça lui fait un biais d’attaque.

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            • Répondu le 3 août à  23:16 :

              Il faut reconnaître que parmi les auteurs contemporains, peu arrivent à la cheville de Paul Gillon et des autres grands de la BD.

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              • Répondu par Tob le 5 août à  01:48 :

                Avouez que vous n’avez pas lu l’article, parce que Jean-Pierre Dionnet dit le contraire à la fin.

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                • Répondu le 6 août à  10:04 :

                  J’ai lu l’article (ça va il est assez court pour moi) mais je ne suis pas d’accord avec Dionnet. Les raisons ne sont pas seulement économiques. Quand il dit que Blutch, Blain ou Brunö pourraient faire du réalisme à la Gillon, si les conditions actuelles le permettaient, c’est très gentil pour Blain et Bruno ! Blutch y arriverait sans doute, mais ça ne l’intéresse probablement pas de refaire ce qui a déjà été fait. Surtout, Gillon n’était pas bon seulement parce qu’il était très bien payé… c’était un génie du dessin, mais aussi quelqu’un qui avait longuement étudié pour parvenir à ce niveau. Il ne suffirait pas aux chinois ou autres de bien payer les dessinateurs pour en faire des génies. Par ailleurs, comme la plupart des très grands, Gillon exécutait rapidement ses planches. Aujourd’hui, il n’y a plus de Gillon en France, ni de Poïvet, ni de Gigi, ni de Nortier, ni de Giraud, ni de Goossens… parce qu’on n’enseigne plus le dessin classique à l’école.

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            • Répondu par Milles Sabords le 7 août à  05:41 :

              Je ne déteste personne, mais lorsque certains sont mauvais et qu’on leur tresse des couronnes de lauriers, je le dis, c’est tout. La qualité d’un talent ne doit pas être une imposture mais une évidence.

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              • Répondu le 9 août à  11:21 :

                Le problème c’est que votre expertise pour dire qui est « mauvais » et qui ne l’est pas ne repose que sur votre avis personnel.

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