Records battus à la dernière vente de Daniel Maghen Enchères et Expertises

16 novembre 2021 10 commentaires Actualité
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SOUS LE MARTEAU. Hier, la maison Daniel Maghen Enchères procédait à une vente de 136 originaux pour des sommes conséquentes. Parmi les lots vendus qui ont atteint des sommets, du très classique Hergé ou Pratt... , mais aussi plusieurs records de vente d’artistes et pour certains même des records du monde...

Avec des lots vendus à 124 % par rapport à l’estimation initiale, et 97 % des lots vendus, la dernière vente aux enchères du 15 septembre est un réel succès.

Le meilleur score est la couverture originale du Petit Vingtième n°52 (1939) d’Hergé qui a a totalisé 126 850 € TTC. Une planche originale n°18 de l’histoire Et d’autres Roméo et d’autres Juliette (1973) d’Hugo Pratt est, quant à elle, partie pour 96 260 € TTC. Un record.

Immense succès aussi pour les vacations dédiées à André Juillard et Matthieu Bonhomme, puisque toutes les œuvres du premier ont été vendues pour 354 510 € TTC et toutes celles du second pour 283 920 € TTC. Soit deux ventes en "gant blanc", c’est-à-dire que tous les lots ont été adjugés.

D’autres auteurs ont battu leur propre record du monde : Joubert, Le Gall, Varenne, Poïvet, Gabrielle Vincent... Dans un communiqué, Daniel Maghen déclare : « Je suis très heureux du succès exceptionnel de cette vente dont toutes les œuvres ou presque ont trouvé preneur, une première pour une vente bande dessinée de cette ampleur. La réussite du catalogue de Matthieu Bonhomme amène une nouvelle dimension à cet artiste. Le catalogue consacré à André Juillard confirme son statut de référence du neuvième art. »

Effectivement...

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Records battus à la dernière vente de Daniel Maghen Enchères et Expertises
André Juillard : Planche originale n°6 réalisée en 1993 pour "Le Cahier bleu" (Casterman), estimée à 18 000 € et acquise à 32 500 € TTC

Voir en ligne : Résultats de la vente aux enchères Daniel Maghen du 15 novembre 2021

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10 Messages :
  • Et pas un balle pour les scénaristes…
    19 novembre 12:16, par toto

    Qui pourra m’expliquer pourquoi les scénaristes ne touchent pas un centime sur la vente de planches qu’ils ont découpées et dont ils ont écrits les dialogues… ?

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    • Répondu par Onomatopée le 19 novembre à  15:23 :

      Parce-que la planche est une œuvre de l’esprit du dessinateur même s’il s’appuie sur le canevas du scénariste, parce-que le scénariste touche la totalité de ses avances sur droit à la signature du contrat alors que le dessinateur doit attendre la fin de l’album pour toucher la totalité de ses avances, parce-que le scénariste peut multiplier plusieurs collaborations éditoriales en même temps et que le dessinateur ne peut réaliser qu’un album à la fois... et enfin, parce-que le dessinateur (ou la dessinatrice) participe aussi au découpage du scénario en rattrapant certaines scènes bancales. Le dessin, ça n’est pas que de l’exécution bête et méchante à partir d’un scénario, il y a aussi tout un apport de mise en forme pour magnifier le travail d’écriture.

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      • Répondu par toto le 20 novembre à  09:38 :

        Où allez-vous chercher que le scénariste touche la totalité de son avance à la signature du contrat ? C’est bien sûr tout à fait faux. La plupart des maisons d’édition imposent à présent un contrat qui prévoit que le scénariste et le dessinateur touchent leurs avances respectives au fur et à mesure de la remise des planches par le dessinateur, et ce même si le scénariste a fini son scénario découpé depuis belle lurette. Les contrats d’édition prévoient même que si le dessinateur ne remet pas ses planches, le scénariste devra rembourser sa part (au scénariste) d’avances ! Historiquement le scénariste n’était même pas payé par l’éditeur mais bien par le dessinateur selon son bon vouloir ! Pour le reste, je ne nie évidemment pas l’apport du dessinateur qui n’est pas du tout un simple exécutant. Je suis entièrement d’accord pour que le dessinateur touche la (grosse) majorité du produit des ventes de ses planches. Par contre, je trouve totalement injuste que le scénariste ne touche RIEN sur cette vente, ce qui est le cas dans la toute grosse majeure partie des cas. A contrario, le dessinateur touche autant que le scénariste (dans le contrat type) en cas de projet d’adaptation audio-visuelle. Deux poids, deux mesures, que je regrette.

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        • Répondu par Onomatopée le 21 novembre à  19:02 :

          Je ne sais pas chez quel éditeur vous avez vu de tels procédés. J’ai signé récemment un contrat. Le scénariste à touché la totalité de ses avances. Pas moi. Et mon exemple n’est pas un cas isolé. Quant au remboursement des avances par le scénariste en cas de défaillance du dessinateur, vous ne vivez pas sur la même planète : le scénariste garde toujours ses avances, l’éditeur change juste de dessinateur, c’est tout. Aujourd’hui, le scénariste a plus d’importance pour un éditeur que le dessinateur(trice), pour la simple et bonne raison que ce ne sont pas les exécutants qui manque pour le dessin, alors qu’un bon scénariste... Il ne manquerai plus que ça, qu’un scénariste touche un pourcentage sur la vente des planches. Il ne les a pas dessiné pendant des heures, et les ventes de l’album lui rapporte aussi des royalties. Un scénario c’est grand max 2 mois de travail, le dessin 10-12 mois. Vous connaissez beaucoup de gens qui encadrent des pages de scénario pour leur murs ? Il peut vendre les pages de son scénario sous forme de recueil pour faire de la money !

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          • Répondu par toto le 21 novembre à  20:20 :

            Pour info, j’ai publié plus de 50 albums chez les plus grands éditeurs franco belges, je pense donc savoir de quoi je parle. Si le scénariste a touché la totalité de ses droits à la signature du contrat, c’est qu’il avait écrit la totalité du scénario avant. Autrement dit, il a pris un gros risque ! Aucun éditeur ne va jamais payer un centime au scénariste tant qu’il n’a pas livré le découpage de ses planches (ce qui est bien normal). Par ailleurs, si vous trouvez que le scénariste ne doit rien toucher sur la vente de planches, j’imagine que vous ne prenez pas un balle alors sur les adaptations audiovisuelles ? Sinon, vous m’expliquez la logique ?

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          • Répondu par toto le 21 novembre à  20:24 :

            Et le contrat type prévoit bien que l’auteur (cad le dessinateur ET le scénariste) rembourse ses avances s’il ne remet pas ses planches finalisées dans les délais prévus. Cette clause est Dieu merci peu souvent appliquée, mais elle est totalement applicable et j’ai moi-même fait l’expérience !

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          • Répondu par toto le 21 novembre à  20:28 :

            « Un scénario, c’est Max deux mois de travail », c’est vous qui le dites. Ça dépend bien entendu ! Et 10 12 mois pour le dessin, si c’est du dessin réaliste documenté, oui. Dans les autres styles’ nettement moins.

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            • Répondu par Onomatopée le 22 novembre à  09:11 :

              Je donne juste la règle en vigueur dans le métier :
              a) Un scénario c’est 1-2 mois de travail, le dessin 10-12 mois... et pour clore la polémique, j’ai un dessin style humoristique qui demande aussi de la doc suivant les projets. Il m’est déjà arrivé d’écrire un scénario en 15 jours.
              b) Le scénariste touche la totalité de ses avances, car il aura plus vite bouclé son travail pour le remettre à l’éditeur. Le dessinateur, c’est différent. Son travail étant plus long sur la durée, si l’album n’est pas fini et qu’il faut changer de dessinateur, les avances seront perdues pour l’éditeur. Pour éviter ce genre de trou dans la trésorerie, l’éditeur ne verse jamais la totalité des avances au dessinateur. La somme restant, permettra de prendre un autre dessinateur pour finir l’album.
              c) Les contrats pour les droits audiovisuels et de merchandising sont des contrats séparés du contrat d’édition, et là, les pourcentages ou les clauses pour chaque intervenant, se négocient au cas par cas.
              d) Les planches appartiennent au dessinateur et il en fait ce qu’il veut, sans avoir de compte à rendre au scénariste. Si un scénariste veut de l’argent sur des planches, à lui de les dessiner, ou d’attendre le bon vouloir du dessinateur.
              Le problème, c’est que le scénariste devrait lui aussi toucher la totalité de ses avances une fois le dessin terminé. Ce qui n’est pas le cas.

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    • Répondu le 19 novembre à  17:49 :

      Je suis scénariste et je touche 10% sur les originaux vendus. Je l’ai négocié avec ma dessinatrice et les galeristes.

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      • Répondu par toto le 20 novembre à  09:39 :

        Tant mieux pour vous, mais ce n’est pas la pratique courante, loin de là.

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