Supercondriaque, la bande dessinée

1er mars 2014 21 commentaires

Le dernier film de (et avec) Dany Boon marquant le retour du duo formé avec Kad Merad dans Bienvenue chez les Chtis fait un carton en salle.

Il n’en fallait pas plus pour que ce malin de Guy Delcourt en fasse une très opportune adaptation en bande dessinée signée Pierre Veys (scénario), Geoffroy Rudowski (dessin) et Annelise Sauvetre (couleurs).

Ce n’est pas le chef d’œuvre de l’année mais c’est suffisant pour que les libraires hypocondriaques soient rassurés sur leur chiffre d’affaire...

DP

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Supercondriaque, la bande dessinée
Supercondriaque - Par Pierre Veys (scénario), Geoffroy Rudowski (dessin) et Annelise Sauvetre (couleurs).
(c) Delcourt

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21 Messages :
  • Supercondriaque, la bande dessinée
    1er mars 2014 17:32, par Sergio Salma

    Dany Boom ? Badaboom ?! Sinon, le film fait un carton depuis une semaine , du coup Delcourt ,finaud, a vite contacté une équipe d’auteurs et voilà , en 3 jours ce fut fait, coloriage et fabrication du livre un quatrième jour ! Si ça n’avait pas cartonné il n’aurait pas pris la peine. Il est supermalin .

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 1er mars 2014 à  17:57 :

      Pourquoi ne suis-je pas étonné de voir l’ami Salma se pointer dès qu’on parle d’un libraire hypocondriaque ?

      Bon oui, un film d’humour grand public avec Dany Boon et Kad Merad, cela ne fait pas mystère que c’est une opportunité.

      Peut-être moins chez nos amis libraires que dans les grandes surfaces commerciales et la librairie générale, d’ailleurs.

      Malin, ce Delcourt, en effet.

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      • Répondu par Michel Dartay le 1er mars 2014 à  19:57 :

        Je ne comprends pas la réaction de Sergio Salma, un contrat officiel a été signé entre Dany Boon (ou ses avocats) et Guy Delcourt, il y a déjà quelque temps. Un premier album BD était déjà sorti, adaptant le film avec Boone et Poelvorde, sur la douane française et belge. Il s’agit de produits commerciaux faciles, esperons que l’argent récolté dans les hyper-marchés serve à financer des projets plus, comment dire, créatifs ?

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        • Répondu par rudowski le 2 mars 2014 à  09:31 :

          Un petit commentaire juste en passant car le mot "facilité" revient souvent quand on parle de ce genre d’album (dont j’ai dessiné les deux derniers).
          Les deux derniers se sont fait simultanément à la réalisation du film avec comme seul élément de travail :
          - une projection en salle
          - le script du film
          - quelques photos de tournage
          Le tout à réalisé en 2 mois et demi...
          Je peux vous assuré qu’avant même qu’un tel album ne sorte, c’est un gros challenge que se soit pour les auteurs qui bossent dessus et l’éditeur qui fait la jonction entre D. Boon (très investi mais pas forcement disponible) et nous. En bref, c’est tout sauf "facile".

          Quand aux bénéfices de cet album, il y a un gros macaron rouge au verso que je vous invite à lire et dont Actuabd ne fait pas état ... Une grosse partie de droits vont dans une association caritative sous l’égide de la fondation de France.

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          • Répondu par Polo le 2 mars 2014 à  11:43 :

            "Gros challenge" peut-être, mais ça ne change rien à l’affaire. Ce genre de produit, réalisé sincèrement ou pas, n’apporte rien de positif à la bande dessinée. Et par pitié, évitons ce grotesque cliché qui voudrait que grâce à l’argent généré par ces coups faciles, l’éditeur pourra financer des livres plus exigeants. Lesdits livres "exigeants, l’éditeur les finance en payant très mal les auteurs.
            "Produit dérivé", goûtons le cynisme et la justesse de cette expression...

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            • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 mars 2014 à  14:38 :

              Ce genre de produit, réalisé sincèrement ou pas, n’apporte rien de positif à la bande dessinée.

              C’est quoi cette "bande dessinée" qui a tant à gagner avec des choses "positives" ?

              Gagner de l’argent, c’est donc un cliché, ce n’est pas positif ? Il vaut donc mieux perdre de l’argent si l’on veut publier des bandes dessinées intéressantes ? Un éditeur qui ne gagne pas d’argent est un éditeur mort. C’est ce qui a de plus intéressant pour un auteur ?

              Toujours ce mépris imbécile pour la bande dessinée commerciale, fondé sur arguments et des sophismes tordus. La bande dessinée propose toute la gamme des "produits" possibles : commerciaux ou expérimentaux, mainstream ou hyper-pointues. Ça ne suffit pas, il faut qu’elle soit miséreuse, qu’elle sacrifie ses vaches à lait ?

              Je me réjouis que des auteurs puissent vivre de leur métier, même s’il faut sacrifier un temps à un travail de commande.

              Rappelons que Jean-Claude Forest a longtemps dessiné un "produit dérivé" du cinéma : Charlot (de 1955 à 1962), avant de faire Barbarella (1964).

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            • Répondu par rudowski le 2 mars 2014 à  14:54 :

              Vous avez raison, on devrait instauré un label " apporte quelque chose à la Bande Dessinée " .
              Je sais bien que ce qui est populaire rime avec "vulgaire" dans les yeux de beaucoup de monde...

              Il en faut pour tout les goûts et pas uniquement pour le public de Télérama.

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              • Répondu par Polo le 2 mars 2014 à  15:54 :

                Tous les deux, vous déformez mes propos. C’est pas une grande surprise, notez bien... Comme souvent ici, quand quelqu’un ne va pas dans votre sens, vous poussez les curseurs aux deux extrêmes. Et vous généralisez au lance-flamme, alors qu’on vous cite un cas ponctuel. Quand on vous dit "ceci est un produit d’abord commercial", vous hurlez au crime de lèse-bande dessinée populaire (je cite : "ce qui est populaire rime avec "vulgaire") . Quand on constate qu’un éditeur paie mal des auteurs, vous vous interrogez faussement : "Il vaut donc mieux perdre de l’argent si l’on veut publier des bandes dessinées intéressantes ?". Et puis bien sûr, comme on n’est pas à un cliché éculé près, on pointe un doigt vengeur sur le fameux "public de Télérama". Finalement, en fait d’avocats, vous êtes de redoutables procureurs de vos "produits dérivés" :-)

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                • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 mars 2014 à  18:03 :

                  Tous les deux, vous déformez mes propos.

                  Pas du tout. Allez jusqu’au bout de vos accusations. Vous préférez, semble-t-il, y aller de vos insinuations anonymes, car il est clair que vous n’avez qu’un seul message à transmettre, le fil de votre conversation en témoigne : celui que les éditeurs (vous ?) paient mal.

                  C’est pas une grande surprise, notez bien... Comme souvent ici, quand quelqu’un ne va pas dans votre sens, vous poussez les curseurs aux deux extrêmes.

                  C’est bizarre, moi non plus je ne suis pas surpris. Votre premier message suintait déjà l’esprit de polémique. Vous êtes venu pour cela et vous n’assumez pas. Vous vous étonnez qu’on ose vous répondre. Nous sommes pour le débat mais vos arguments manquent. Vous ne répondez pas aux questions qui vous sont posées.

                  Et vous généralisez au lance-flamme, alors qu’on vous cite un cas ponctuel. Quand on vous dit "ceci est un produit d’abord commercial", vous hurlez au crime de lèse-bande dessinée populaire (je cite : "ce qui est populaire rime avec "vulgaire") .

                  Allons, allons. Ce n’est pas nous qui sommes sur le mode accusatoire, vous qui excluez une forme de bande dessinée pour une autre, "positive". Nous sommes dans la nuance, puisque nous acceptons la pluralité, la "bibliodiversité" comme dirait l’autre, vous pas.

                  Quand on constate qu’un éditeur paie mal des auteurs, vous vous interrogez faussement : "Il vaut donc mieux perdre de l’argent si l’on veut publier des bandes dessinées intéressantes ?".

                  Alors voilà le sujet qui vous intéresse, le seul en fait. Basé sur des insinuations : les éditeurs paieraient mal. Vous citez un cas ponctuel, lequel ? Les auteurs de cette BD n’auraient pas été payés suffisamment ? Qu’en savez-vous ?

                  Ou alors, vous parlez d’autre chose, de ces projets qui apportent du "positif à la bande dessinée" (je vous cite précisément) et que les éditeurs refusent de vous payer suffisamment pour pouvoir en vivre ? Je ne nie pas cela. Les à-valoir sont en baisse ces dernières années. Et vous croyez que c’est en râlant contre les BD commerciales que l’on règle cette situation ?

                  Ou alors, la publication de bandes dessinées commerciales doit être accompagnée d’ une rançon en faveur des BD plus difficiles à vendre ? Un genre de "pacte de responsabilité" mal compris. Quand je vois le nombre d’éditeurs qui prennent des risques à nourrir leur catalogue, qui ne se paient pas pendant des années (La Boîte à bulle, Cà & Là,... pour citer précisément des exemples), je trouve que vous propos sont non seulement faux, mais insultants.

                  Il y a là le refus d’accepter que l’économie d’une bande dessinée dépend de son (ses) public(s, qu’il faut des acheteurs en face d’un livre, que l’abondance des nouveautés, souvent de très bonne qualité, fait que l’équation économique d’un livre est compliquée, pour les petits éditeurs comme pour les gros.

                  Et puis bien sûr, comme on n’est pas à un cliché éculé près, on pointe un doigt vengeur sur le fameux "public de Télérama".

                  Il faut reconnaître que c’est un cliché. Mais les clichés peuvent dire des vérités : quelle que soit l’officine (Télérama, les Inrocks, Du9, ActuaBD ou Sergio Salma), nous trimbalons tous des conformismes. Et en cette matière, ils se valent bien, quelle qu’en soit l’origine.

                  Finalement, en fait d’avocats, vous êtes de redoutables procureurs de vos "produits dérivés" :-)

                  Et vous, le pire représentant de ceux que vous prétendez défendre.

                  Parce que je voudrais rajouter un point que vous soulevez implicitement : quel est l’intérêt de cet article ? Ce n’est pas un article critique, cela n’a pas beaucoup de sens pour un "produit" comme celui-ci, d’une honnêteté irréprochable.

                  Nous ajoutons même, dès fois que Stéphane Beaujean, le puissant sélectionneur de bêtes de concours d’Angoulême, serait distrait, que "Ce n’est pas le chef d’œuvre de l’année".

                  Le sujet de l’article n’est donc ni artistique, ni critique, mais bien économique. Chose qui vous a échappé totalement, il me semble.

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          • Répondu par Michel Dartay le 2 mars 2014 à  20:19 :

            Bonsoir Rudowski. Une précision, quand j’ai utilisé le mot facile, c’était dans le contexte de produits commerciaux faciles "à vendre", et non à réaliser. A vous lire, j’ai l’impression que les conditions n’ont pas été idéales. Mais pourquoi ne vous a t’on pas laissé un DVD ou un CD-Rom du film, même non définitif ? Il me semble que le montage du film et sa période de pré-commercialisation avant la sortie en salles doivent prendre plus de trois mois, donc cela devrait laisser un peu de temps pour travailler en toute quiétude, tout est question d’organisation (mais cela dépend sûrement de Dany Boon et ses amis : quand on vend les droits d’adaptation d’un film en BD, il faut fournir le matériel et les conditions nécessaires à sa réussite). Quoi qu’il en soit, et même si je suis pas allé voir le film, il est certain au vu du nombre de promos sympas à la télé que l’album se vendra au moins à 40 000 exemplaires, notamment parce que les gens vont l’acheter sur la popularité du tandem Boon et Merad.

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            • Répondu par rudowski le 2 mars 2014 à  21:48 :

              Bonsoir.
              En effet, pour avoir entendu d’autres auteurs qui ont eu à réaliser le même genre d’album issu d’un film, il est vrai qu’on est sensé avoir une copie du film.

              En ce qui nous concerne, ça n’a pas été le cas avec Dany Boon.

              Peut-être par une volonté qu’il n’y ait pas de fuite mais aussi parce que le film a été peaufiné jusqu’à la dernière minute.

              Cela veut dire : des scènes qui sautent ou qui bougent.
              Au gré des transformations du film , Dany Boon nous avertissait des modifications (scènes à rajouter/enlever, dialogues etc).

              Je vous l’accorde, ce n’est pas la façon la plus aisée pour transposer un film sur papier mais mes amis Pierre Veys (le scénariste) et Fred Coicault (le dessinateur qui a fait les storyboard)ont une mémoire d’éléphant qui vaut bien un DVD ;-)

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              • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 2 mars 2014 à  23:02 :

                C’est très courant. Dans les exemples récents, il y a le Marsupilami de Chabat adapté par Batem et Colman, ou encore El Tigre de Jose Cuneo adapté de la pièce d’Alfredo Arias.

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      • Répondu par Sergio Salma le 1er mars 2014 à  21:02 :

        Comme vous le formulez , cher Didier, on semble lire que Delcourt a attendu le succès du film pour vite sortir la bande dessinée. Le même éditeur avait publié l’adaptation du précédent film de Boon, Rien à déclarer et en 2008 Pierre Veys avec un autre dessinateur Bienvenue chez les Chtis mais qui n’accompagnait à l’époque que le DVD, peu de gens ayant anticipé le phénoménal succès en salles.

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      • Répondu le 1er mars 2014 à  21:58 :

        Il y avait déja eu en BD les deux derniers films de Dany Boon : Rien à déclarer et Bienvenu chez les chtis. C’est un vieux principe qu’on avait vu dans les 70’ avec les films des Charlots, il sortait un album du film dessiné par Dimitri à chaque fois.

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        • Répondu par Michel Dartay le 2 mars 2014 à  20:56 :

          Il y en a plein d’autres, même Cabu a fait un Inspecteur La bavure à l’époque....

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          • Répondu par rudowski le 2 mars 2014 à  21:52 :

            C’est un album que j’avais il y a quelques années et que j’ai trouvé très réussi :-)

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          • Répondu le 2 mars 2014 à  22:04 :

            Vraiment plein d’autres ??? Parce que les charlots et labavure sont les seuls exemples qui me viennent avant les Dany Boon (pour des films français s’entend), si vous avez d’autres titres je serais curieux de les connaitre.

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            • Répondu le 2 mars 2014 à  23:18 :

              Plein d’autres : "Tintin et le secret de la licorne", pardi ! Qui a accompagné la sortie du film d’animation de Spielberg.

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              • Répondu par Oncle Francois le 4 mars 2014 à  13:24 :

                Je ne sais pas si la bande dessinée est de la même qualité que le film, mais je sais que j’ai été TRES DECU par le film de Monsieur Dany Boum. C’est de la comédie populaire qui fait très peu rire, avec un scénario assez caricatural. Monsieur Merad, plus réservé, fait plus rire que les grimaces, gesticulations et gémissements de Dany Boum.

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              • Répondu par Guerlain le 4 mars 2014 à  14:50 :

                de mémoire, ce n’est pas une bande dessinée au sens strict mais un "anime comic" (je ne suis plus sûr du terme exact, c’est-à-dire une bande dessinée composée de vignettes extraites durectement du film.
                C’est une pratique surtout japonaise (tous les Miyazaki y ont eu droit, dispo chez Glénat), mais qui existe chez nous. Il ne s’agit pas d’une bande dessinée réalisée sur base du film mais un produit directement dérivé.

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            • Répondu par Jolly Jumper le 6 mars 2014 à  23:51 :

              "Mimi Siku" dessiné par Deporter reprenait le film "un indien dans la ville". Je me souviens d’une adaptation bd du film "Le choc des Titans" (celui de 1981)dessiné par un certain Dan Spiegel. Je dois avoir les adaptations des deux premiers films de spider-man en format comics. Les deux premiers longs métrages d’animation de Lucky Luke y ont eu droit également.
              Une collection kiosque à repris il y a plus de 2 ans tous les longs métrages Disney. Jijé avait débuté l’adaptation de "Mon nom est Personne" que Sergio avait balayé d’un revers de main(Leone, pas Salma of course^^)
              La bise !

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