Japan Expo 2019 - Choses vues #12 : La création des kimonos par Nobuaki Tomita

8 juillet 2019 0 commentaire

Designer et styliste de kimono, Nobuaki Tomita, était en conférence ce dimanche, après avoir proposé un défilé de ses créations le vendredi. Également producteur et consultant, il a été conseiller sur des émissions de télévision, des musées aussi que pour des films à Hollywood. Il était accompagné du représentant de Kyoto, car Nobuaki Tomita étant installé dans l’ancienne capitale ils en ont profité pour passer une vidéo et faire la promotion de la ville (qui avait un stand à Japan Expo). De son côté Nobuaki Tomita expliqua qu’il utilisait le kimono pour diffuser la culture japonaise à travers le monde.

Japan Expo 2019 - Choses vues #12 : La création des kimonos par Nobuaki Tomita

Homme de spectacle, le maître styliste s’amusa à faire deviner au public avec quel élément emblématique de la France il avait réalisé le kimono qu’il allait présenter. La question fut d’abord mal comprise et le public proposa les classiques baguettes et bérets, mais indiquant qu’il s’agissait d’une boisson le champagne fut tenté. Finalement il révéla que c’était le vin blanc qu’il avait utilisé pour la teinture du kimono. Inattendu mais Nobuaki Tomita est coutumier de ce genre de pratique : il a déjà conçu des kimonos à la fraise, au matcha, à la bière allemande ou au limoncello.

Il invita ensuite une personne du public à monter sur scène pour qu’il l’habille du fameux kimono. Une séquence d’habillage assez longue et complexe, surtout en raison des nombreuses couches et éléments au niveau de la ceinture. Le public profita de ce moment pour lui poser quelques questions.

L’heureuse élue du public en train d’être habillée par le maître
Et l’élégant résultat

Il expliqua ainsi que la réalisation d’un kimono prenait normalement deux ans, mais celui qu’il avait fait pour Japan Expo ne lui avait pris que deux mois. Dans son atelier, un total de 24 personnes est impliqué dans la réalisation d’un kimono. Le maître ne répondit pas directement à la question du prix de ses kimonos, se contentant de répondre qu’il fallait compter le salaire de 24 personnages sur deux ans et ajouter le prix des matières premières.

Puis vient quelques questions sur les kimonos eux-mêmes : sur les motifs, Nobuaki Tomita expliqua qu’il n’y avait pas de signification particulière, et qu’ils étaient choisis en fonction de la mode et de la personnalité du client. De même la ceinture avait avant tout un rôle fonctionnel pour faire tenir le kimono. Quant à savoir si certains kimonos sont associés à des occasions précises, ce n’est pas le cas. D’ailleurs le maître aimerait plutôt que le port du kimono soit commun et qu’il soit porté sans raison particulière.

Promotion de la pêche de la région
Avec un produit réalisé spécialement pour Japan Expo

Il interrogea ensuite le public pour savoir si certains avaient déjà visité Kyoto et ils furent plusieurs. On leur demanda alors de venir parler à un micro de leur expérience et de ce qu’ils avaient apprécié lors du leur séjour. Il fut rappelé à cette occasion que Kyoto est une ville de plus de 1000 ans : de ce fait plusieurs couches culturelles se superposent, et ainsi en dépit de sa réputation de ville traditionnelle, le siège de Ninendo s’y trouve et il y a même un musée du manga assez important.

Sur le processus de fabrication, la matière utilisée est de la soie et en général les fils sont peints avant le tissage. Il faut dix ans pour apprendre à réaliser un kimono du début à la fin, et même à cela moment-là, le styliste peut tout juste en vivre.

Nobuaki Tomita termina la conférence en annonçant qu’il allait former un français pour qu’il réalise un kimono qu’il présentera l’année prochaine à Japan Expo.

GB

Plus d’infos sur Nobuaki Tomita sur : kurokashi-kobo.com

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