Jeremiah T30 - Fifty-Fifty - Ed. Dupuis

17 janvier 2012 7 commentaires

Cela fait 33 ans que Hermann nous entraîne dans son monde post-apocalyptique animé par deux fortes têtes, dont une casquée, celle de Kurdy.

Comment le dessinateur belge ne serait-il pas fourbu au bout de 30 albums ?
Mais l’homme, en cycliste émérite, a du souffle. Il tient encore la route malgré ses 73 printemps. Une vitalité qui mérite d’être saluée.

Certes, cette course au trésor n’a rien de transcendant, ni cette New York ensevelie et encore moins les êtres qui y habitent : clichés, cent fois clichés.

Mais la grâce est toujours là, comme la morale à la fin de la fable. C’est le côté rassurant des classiques...

DP

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Jeremiah T30 - Fifty-Fifty - Ed. Dupuis
Jeremiah T30 - Fifty-Fifty
(c) Ed. Dupuis

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7 Messages :
  • en tout cas force est de constater qu’Hermann,contrairement a bon nombre de dessinateurs a la mode (a Paris),sais tenir un crayon et sais ce que c’est un découpage.
    Peut-être qu’il faudra bien plus a certain que trente albums pour lui arriver à la cheville.
    A bon entendeur...

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    • Répondu le 17 janvier 2012 à  23:24 :

      Mouais bof, rien de transcendant non-plus, et un dessin à l’esthétique laide.

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      • Répondu le 18 janvier 2012 à  01:32 :

        "et un dessin à l’esthétique laide."
        qu’est-ce que ça veut dire ?
        C’est un argument ?
        Dites-moi,donc,ce qu’est une "esthétique belle"(ou bêle) ?

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        • Répondu par xav kord le 18 janvier 2012 à  15:46 :

          facile !
          Esthétique laide = Schiele, Daumier, Goya,...
          Esthétique belle = le dernier calendrier des postes, avec le chaton dans le panier.

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        • Répondu par Franck Biancarelli. le 28 janvier 2012 à  08:18 :

          Quand la question est de savoir si une chose est belle, ce que l’on veut savoir, ce n’est pas si l’existence de cette chose a ou pourrait avoir quelque importance pour nous-même ou pour quiconque, mais comment nous en jugeons quand nous nous contentons de la considérer (dans l’intuition ou dans la réflexion). Si quelqu’un me demande si je trouve beau le palais que j’ai devant les yeux, je peux toujours répondre que je n’aime pas ce genre de choses qui ne sont faites que pour les badauds ; ou bien comme ce sachem iroquois, qui n’appréciait rien à Paris autant que les rôtisseries ; je peux aussi, dans le plus pur style de Rousseau, récriminer contre la vanité des Grands, qui font servir la sueur du peuple à des choses si superflues ; je puis enfin me persuader bien aisément que si je me trouvais dans une île déserte, sans espoir de revenir jamais parmi les hommes, et si j’avais le pouvoir de faire apparaître par magie, par le simple fait de ma volonté, un édifice si somptueux, je ne prendrais même pas cette peine dès lors que je disposerais déjà d’une cabane qui serait assez confortable pour moi. On peut m’accorder tout cela et y souscrire, mais là n’est pas le problème. En posant la dite question, on veut simplement savoir si cette pure et simple représentation de l’objet s’accompagne en moi de satisfaction, quelle que puisse être mon indifférence concernant l’existence de l’objet de cette représentation. On voit aisément que c’est ce que je fais de cette représentation en moi-même, et non pas ce en quoi je dépends de l’existence de l’objet, qui importe pour que je puisse dire qu’un tel objet est beau et pour faire la preuve que j’ai du goût. Chacun devra admettre que le jugement sur la beauté au sein duquel il se mêle le moindre intérêt est tout à fait de parti pris et ne constitue nullement un jugement de goût qui soit pur. Il ne faut pas se soucier le moins du monde de l’existence de la chose mais y être totalement indifférent, pour jouer le rôle de juge en matière de goût. (...)
          Définition du beau :
          Le goût est la faculté de juger ou d’apprécier un objet ou un mode de représentation par une satisfaction ou un déplaisir, indépendamment de tout intérêt. On appelle beau l’objet d’une telle représentation>>.
          KANT, Critique de la faculté de juger, trad. J.-R. Ladmiral, M. B. de Launay et J.-M. Vaysse, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, t. 2, pp. 959-967.

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    • Répondu par Ol le 18 janvier 2012 à  15:58 :

      C’est vrai que Jeremiah a une tête presque abstraite là, on dirait du Comes, c’est pas beau,*Hermann avait plus de talent il y a 30 ans quand il faisait Bernard Prince.

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  • Jeremiah T30 - Fifty-Fifty - Ed. Dupuis
    18 janvier 2012 14:42, par Zorba

    mais pourquoi parler du tome 30 de la série alors que c’est le 31 qui sort ces jours-ci ?
    la brève a une année de retard...

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