La Marque Jacobs, enjeu judiciaire entre Delcourt et Média Participations.

31 octobre 2012 15 commentaires

C’est le feuilleton judiciaire de la semaine, l’album « La Marque Jacobs, une vie en bande dessinée » réalisé par Rodolphe et Louis Alloing et publié chez Delcourt passe devant le juge ce mercredi. Les ayants droits des aventures de « Blake et Mortimer » et le groupe Média Participation qui édite les aventures du duo britannique, reprochent au livre une couverture qu’ils considèrent comme un plagiat.

La Marque Jacobs, enjeu judiciaire entre Delcourt et Média Participations.
La couverture de l’album est le sujet de la discorde.

Toute la polémique se joue sur la frontière du droit de citation graphique, alors que l’album se concentre sur des anecdotes de la vie d’Edgar Pierre Jacobs. Blake et Mortimer n’apparaissent qu’en arrière-plan de quelques cases, ce qui semble évident puisque la création de leurs aventures a occupé quarante ans de la vie de Jacobs. En couverture, la Place De Brouckère où l’on voit déambuler Edgar Jacobs est parsemée de clin d’œil à l’œuvre. C’est sur ce point que se cristallise la divergence entre Média Participations et Delcourt. Le jugement est attendu vers 14h00. ActuaBD en fera l’écho dès que possible.

MDS

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15 Messages :
  • Après "Gringos Locos", un nouvel album subit les foudre des ayants droits d’un auteur de BD. A ma connaissance, les biographies en bande dessinée récemment parues de Virginia Woolf, Marie Curie... n’ont pas suscité autant de réactions négatives. Est-ce à dire que les auteurs de Bande dessinée, dont la vie est en général nettement moins passionnante qu’un écrivain ou un chercheur de renom, sont plus "bankable" ?

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    • Répondu le 31 octobre 2012 à  15:10 :

      La preview ne donne vraiment pas envie, mieux vaut lire l’Opéra de papier comme biographie, ou les aventures d’Hergé par Stanilas, ou Georges et Tchang, au moins il y a un parti-pris scénaristique et graphique.

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  • Les éditeurs de Georges et Tchang n’ont pas ce genre de problème alors qu’ils s’attaquent à un sujet on ne peut plus épineux. Faut-il en déduire que les avocats de 12 bis sont bien plus malins que ceux de Delcourt ?

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  • Gringos Locos avait au moins le mérite d’être un putain de bon album ! Ce que j’ai lu de la marque jacobs était vraiment pas à la hauteur du grand nom qu’elle exploite. Et c’est un euphémisme, la vérité c’est que même dans le déluge de médiocrité qui forme la production actuel, cet album tire la moyenne vers le bas.

    Quelle farce.

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    • Répondu le 31 octobre 2012 à  19:23 :

      C’est pas la (putain de bonne ou pas) question. On autorise pas ou non un bouquin à paraitre sur sa valeur et son intérêt (notions hautement subjectives)

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  • Le jugement vient de tomber. Le plaignant est débouté. L’album sera donc en librairie le 7 novembre (Belgique) et le 14 novembre (France).

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  • Dargaud a été débouté, cet album assez quelconque est donc en vente libre.
    http://www.telebruxelles.net/portail/info/info-regionale/21878-affaire-jacobs-dargaud-deboute-

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    • Répondu le 31 octobre 2012 à  19:01 :

      "Album assez quelconque"... Vous l’avez déjà lu alors qu’il n’est pas encore sorti ? Ou vous ne jugez que sur quelques extraits pas forcément judicieusement choisis ? Ou alors vous êtes un des auteurs :-) ? En tout état de cause il s’agit d’un avis à l’emporte-pièce qui n’a rien à voir avec ce qui nous occupe ici, à savoir les attaques par des ayant droits chatouilleux contre le droit de citation autorisé dans le droit français.

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      • Répondu par alain59960 le 31 octobre 2012 à  21:21 :

        C’est un snobisme speudo intellectuel de dénigrer pour le plaisir, rehaussant la haute estime de leur nombril !
        Cela m’importe peu, le jugement sera fait par ma petite personne, tout simplement !

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      • Répondu le 31 octobre 2012 à  21:34 :

        On peut lire la preview sur le site de l’éditeur, ça suffit pour se faire un avis.

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        • Répondu le 31 octobre 2012 à  23:44 :

          Ah bon ! Pourquoi s’embêter à faire des bouquins si deux pages suffisent ?

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          • Répondu par Henri le 1er novembre 2012 à  01:43 :

            Justement, sur deux pages l’éditeur doit s’apercevoir qu’un projet ne fonctionne pas et devrait arrêter les frais, ça éviterait la surproduction, dont au moins la moitié des titres n’a pas de raison d’être.

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            • Répondu le 1er novembre 2012 à  09:41 :

              J’espère que "l’éditeur" a d’autres critères (quoique j’en doute...)

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              • Répondu par Jérôme le 3 novembre 2012 à  13:23 :

                Les éditeurs demandent aux auteurs, dans leur immense majorité, deux-trois pages achevées et lettrées (dont une en couleurs) et un synopsis d’une page (recto) pour se faire une idée sur un projet. Si un directeur éditorial peut jeter à la corbeille le dossier d’un ou plusieurs auteurs sur la foi de trois pages, je ne vois pas pourquoi un lecteur n’aurait pas la même capacité, pour juger si un livre va l’intéresser ou pas.
                Heureusement qu’on n’est pas obligé d’aimer tout ce qui sort - et surtout ces bandes biographiques qui ne semblent rien apporter de neuf à la question que tout le monde se pose, à savoir : pourquoi une biographie dessinée d’un auteur qui n’a presque jamais quitté son atelier ? Sa vie était vraiment d’une tristesse infinie, quand on lit la bio de Mouchart et Rivière...
                A la rigueur une biographie de Bob de Moor serait plus intéressante, pour voir comment il travaillait au sein des studios, des différentes reprises, journaux... mais elle n’intéresserait que des professionnels ou des fans.

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                • Répondu par André le 4 novembre 2012 à  03:33 :

                  surtout ces bandes biographiques qui ne semblent rien apporter de neuf à la question

                  Excusez-moi, mais apprendre qu’Hergé et Tchang ont vécu une belle histoire d’amour, qu’ils ont fumé l’opium à Anvers et qu’ils ont échappé de peu à des agents japonais voulant les faire disparaitre, je ne l’ai lu dans aucune biographie ( et le bouquin est très bien, en plus d’être très beau).

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