La ministre de la culture Aurélie Filippetti accuse réception de la lettre des 748 auteurs de BD sur Twitter

11 juin 2014 11 commentaires

La ministre de la culture Aurélie Filippetti accuse réception de la lettre des 748 auteurs de BD sur Twitter

C’était hier soir, vers 23 heures... Aurélie Filippetti que l’on sait très réactive sur Twitter répond directement aux auteurs de BD signataires de la Lettre ouverte du SNAC-BD publiée hier sur ActuaBD.com : "Nous sommes en train de chercher une solution à ce problème et je répondrai très vite pour soutenir les auteurs de BD".

C’est la première fois qu’un ministre de la culture répond aussi directement à une interpellation des auteurs de bande dessinée.

DP

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11 Messages :
  • En effet, par le passé, suite à un rapport intéressant mais non suivi d’effet d’une importante commission parlementaire, j’avais, via une structure associative (qu’il n’est pas important de nommer, nous ne recherchons pas la publicité), écrit à la Ministre. Nous tirions une sonnette d’alarme. Aucun membre de cette commission ne nous a répondu, même par un accusé de réception. Il ne s’était trouvé aucun membre du cabinet de la MInistre pour répondre.
    L’association en question a pourtant pignon sur rue, et nous avions écrit, bien entendu, courtoisement, avec force arguments.
    Au fait, comment peut-on trouver les subventions accordées aux maisons d’éditions de BD par le CNL et les Collectivités territoriales françaises ?

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    • Répondu le 11 juin 2014 à  16:15 :

      On trouve tout ça sur le site du CNL.

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    • Répondu par Un auteur le 12 juin 2014 à  10:11 :

      Excusez-moi, mais vous étiez un peu naïf d’imaginer que Mâdâme la Ministre allait perdre un peu de son précieux temps à répondre à un petit dessineux dont le travail (selon elle) ne consiste qu’à amener les enfants à la lecture (la vraie : celle des livres sans images). Et puis après tout, de quoi vous plaigniez-vous ? "La BD n’est pas du tout en crise" a affirmé Aurélie Filippetti il y a quelques mois.

      Comme vous, j’ai écrit à notre ministre en janvier dernier. Mais moi, je n’attends pas de réponse : je sais bien que ma lettre a fini à la poubelle !

      Il faut que plusieurs centaines d’auteurs de BD lui envoie un courrier pour qu’elle daigne se fendre d’une réponse, et encore celle-ci prend-elle la forme expéditive d’un vulgaire twitt... qui n’est même pas adressé aux auteurs en question mais à un journaliste du Huffington post !

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      • Répondu par auteur le 12 juin 2014 à  14:17 :

        Bah c’est pour soigner sa com’ par rapport aux journalises.
        Et dans le monde des gentils naïfs auteurs, on applaudit en choeur !

        ...Pathétique.
        Cette histoire de RAAP est un sérieux problème et c’est très bien que ça fédère tant de monde.
        Mais là où je m’étonne c’est que je ne vois aucun signe des auteurs et du SNAC pour demander des comptes aux éditeurs et demander une revalorisation des prix de pages, une plus grande transparence sur les contrats.

        Comment faire croire à une grogne globale quand on a le sentiment qu’on grogne de loin sans le faire sur le système même qui pousse les auteurs à la précarité.

        Vous attendez quoi de Filipetti, qu’elle vous donne un SMIC !?? Les éditeurs ont des comptes à rendre sur la politique folle de surproduction qui emmène tout le monde dans le mur.
        Si un éditeur n’est pas en mesure d’apporter la rémunération nécessaire pour vivre durant la créa d’un album,si il n’est pas capable de gérer correctement notre album : Qu’est-ce qu’on fout encore chez eux ???

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        • Répondu par Maester le 17 juin 2014 à  13:58 :

          Bonjour,
          certes, les auteurs sont bien souvent naïfs, en général gentils (mais c’est plutôt une qualité, non ?) et par dessus tout peu ou mal informés. Cela dit, je n’en ai pas entendu beaucoup applaudir au Twitt de notre Ministre...

          Quant aux actions du SnacBD auprès des éditeurs, rassurez-vous, elles sont nombreuses, même si elles ne sont pas autant médiatisées. Mais comme nous ne disposons pas d’un Code du travail dans le cadre des contrats entre auteurs et éditeurs, mais simplement d’un Code des Usages, cela se négocie individuellement, avec le soutien du Snac quand il est sollicité ou quand les dérives glissent vers l’illégalité.

          Bref, de quoi largement s’occuper pour les auteurs (bénévoles) qui s’investissent dans ce sacerdoce syndical... Ce qui leur évite de passer trop de temps à râler à tout propos sur internet...

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      • Répondu par Icare le 13 juin 2014 à  10:41 :

        En d’autres temps, les Ministères se fendaient d’une lettre ou d’un mail type. La courtoisie se perd... Ont-ils oublié qu’ils étaient au service du peuple ? Et non l’inverse.

        Il est vrai que quand des édiles se font tenir leur propre parapluie lors de rencontres internationales, par des fonctionnaires... on peut légitimement se poser des questions sur la dérive monarchique de nos institutions - qui ne date malheureusement pas d’hier, mais prend un tournant relativement inquiétant

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  • Hum.
    Non.
    Madame Aurélie Filipetti ne répond pas "directement aux auteurs BD". Elle répond, par Twitt, à un article du HuffingtonPost.
    Mais bon, c’est dans l’urgence. Elle va sans doute répondre (par Twitt ?) au SnacBD, syndicat représentant les auteurs BD qui lui a adressé cette lettre ouverte.

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  • Ce problème ne concerne que les auteurs qui ont une affiliation aux AGESSA ou à la Maison des Artistes. Hors beaucoup n’ont même pas cette affiliation car le niveau de leurs droits d’auteurs n’atteint pas le seuil minimum demandé (8 487 € en 2013).

    Personnellement le paiement des avances de mon dernier album était à cheval sur deux années et sur aucune des deux je n’atteignais le seuil, j’ai néanmoins fait une demande (la 3ème après deux refus),comme il est possible de le faire, j’apportais la preuve à la Commission que j’avais exercé l’activité concernée, mais j’ai une nouvelle fois essuyé un refus où ils me précisaient :


    Si vous ne pouvez pas être affilié à l’AGESSA au vu de votre activité lors de l’année écoulée, vos revenus d’auteur doivent néanmoins toujours faire l’objet d’un prélèvement à la source par votre "diffuseur" Le « diffuseur » est la personne physique ou morale (entreprise, association, collectivité publique, particulier…) qui procède à la diffusion ou à l’exploitation commerciale de votre œuvre. des cotisations et contributions obligatoires suivantes : assurances sociales, CSG, CRDS et contribution auteur formation professionnelle (appelé "précompte").

    En résumé : tu payes mais tu n’as droit à rien.

    Les droits d’auteurs reçus dans la presse ne peuvent pas être pris en considération pour l’affiliation, pourtant ça ne les gêne pas d’en recevoir leur part.

    Heureusement qu’il y a la CMU, même si la plupart des médecins refusent les patients titulaires de la CMU.

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    • Répondu le 13 juin 2014 à  05:30 :

      En cas d’avis défavorable de la Commission Professionnelle de l’AGESSA, vous pouvez contester cet avis par simple courrier et votre dossier sera examiné de nouveau par la Commission Professionnelle. En cas de nouvel avis défavorable de cette Commission, vous êtes en droit de saisir la Commission de Recours Amiable de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Enfin, si cette Commission émet également un avis défavorable, il vous faudra saisir le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale si vous souhaitez contester cette décision.

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      • Répondu par auteur le 13 juin 2014 à  09:01 :

        La joie du mille-feuilles bureaucratique...Ne pas être couvert en bossant c’est tout à fait normal.
        En France, on a plus de facilité d’être couvert et d’avoir des allocations en ne faisant rien.

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  • Compte-rendu du rendez-vous avec le ministère de la culture : débrouillez-vous avec le RAAP. Ca s’appelle un coup d’épée dans l’eau.

    http://syndicatbd.blogspot.fr/2014/06/compte-rendudu-rendez-vous-26-juin-avec.html#!/2014/06/compte-rendudu-rendez-vous-26-juin-avec.html

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