Le nouvel album des éditions Anspach : Innovation 67.

17 février 2021 10 commentaires

CROWDFUNDING. Le nouvel album des éditions Anspach est en cours de financement participatif. C’est d’ores et déjà un succès car la BD "Innovation 67" est financée, à l’heure où l’on vous parle, à hauteur de 187%.

L’histoire se déroule dans les années 1960. Nous suivrons le destin de Kathleen Van Overstraeten, journaliste à la Radio Télévision Belge qui, pour ce quatrième épisode, enquêtera sur l’incendie du grand magasin L’Innovation, un accident effroyable qui a marqué les esprits et endeuillé Bruxelles le 22 mai 1967. L’objectif des auteurs et de décrire et d’expliquer cet évènement tragique. Un travail de mémoire.

Après « Bruxelles 43 », « Sourire 58 », « Léopoldville 60 » nous retrouverons le duo Patrick Weber et Baudouin Deville pour évoquer l’histoire de la Belgique. Il est important de rappeler que l’ensemble de ces albums sont auto-conclusifs, peuvent ainsi être lus indépendamment les uns des autres et qu’ils ne s’adressent pas uniquement à un public belge. Il vous reste 26 jours pour souscrire à ce nouveau projet.

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Le nouvel album des éditions Anspach : Innovation 67.

Voir en ligne : Pour accèder à la campagne de financement de l’ouvrage.

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10 Messages :
  • Le nouvel album des éditions Anspach : Innovation 67.
    21 février 13:25, par Vieux Tromblon

    Bonjour
    Redoutable erreur dans la planche présentée : en 1967, à Paris Ville lumière on roulait, le soir ou la nuit, en feux de position (appelés de mon temps, lanternes) et non pas en feux de croisement (appelés codes). C’est le genre d’erreur qui dérègle toute l’authenticité d’une époque que l’on veut retranscrire de nos jours. À l’heure d’internet ou d’accès facile aux films anciens se déroulant dans Paris, il n’est pourtant pas difficile de connaître ces petits trucs qui feront "vrais", même si l’on a pas vécu l’époque.
    Signé : un Vieux Tromblon chasseur d’anachronismes dans les BD (d’aucuns me reconnaîtront).

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    • Répondu par pierre le 22 février à  06:50 :

      C’est vrai que votre remarque est très importante, la compréhension du récit risque être compromise pour les esprits peu rigoureux à cause de ce genre de bévue..
      Pour abonder dans votre sens, j’ai également remarqué (et là aussi, faute impardonnable) que le nombre des lampadaires (sur la droite de la case, le côté gauche me paraissant correct) ne correspond pas à la réalité de l’époque. J’ai des photos qui le prouve !
      Tout part à vau-l’eau, il ’y a plus de sérieux nulle...part

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      • Répondu par pierre le 22 février à  09:45 :

        "risque D’être", "qui le prouveNT", "il N’y a"....
        C’est bien ce que je disais, tout fout le camp !

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      • Répondu par Vieux Tromblon le 22 février à  09:45 :

        Bien le bonjour, Pierre.
        Libre à vous de vous moquer de mes considérations, mais lorsque l’on prend comme sujet d’un album cette terrible catastrophe, je m’attends à un minimum de sérieux dans la mise en images. Je ne tolère pas l’à-peu-près.
        Je relève d’autres erreurs dans le dessin. Si vous allez sur le site Ulule, vous aurez accès à d’autres planches visibles. Sur celles-ci, vous voyez une Volkswagen Coccinelle de la Police Belge qui passe d’un modèle d’avant 1967 (phares en amande) à un modèle plus ou moins 1971. La DS que l’on voit en vignette sur l’article d’Actuabd roule en position haute, ce qui n’est pas courant sur route. Je trouve que cela fait beaucoup d’erreurs dans les vignettes, sans doute causées par une documentation un peu faible.
        Je déplore souvent ces anachronismes ou invraisemblances dans les bandes dessinées voulant retranscrire avec précision une époque (je me souviens d’une BD où l’on voyait des personnages charger des sacs dans la partie arrière d’une Renault Dauphine ! Rappelons que sur une Dauphine, le "coffre arrière" contient le moteur, ou, dans une autre BD façon époque, de trouver un véhicule de Police Secours Parisien sur une route de campagne, travaillant de concert avec la Gendarmerie Nationale). Cela peut vous paraître très pointilleux, mais une BD avec l’ambiance bien restituée est, tout de même, bien plus plaisante à lire.
        Bien à vous.

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    • Répondu par Baudouin Deville le 25 février à  09:45 :

      Bonjour, suite à votre post, j’aimerais apporter les précisions suivantes. Je sais parfaitement qu’on roulait en code à l’époque. Avec la coloriste, nous nous sommes posés la question de savoir comment réussir à reproduire la faible luminosité des phares. Nous avons pris la liberté de mettre les voitures plein phares. C’est une liberté, je vous l’accorde, avec la réalité mais comme le souligne un autre intervenant, ça a peu d’effet sur la trame du récit. C’est un détail que seuls quelques spécialistes verront. Bravo, vous l’avez vu. Une "redoutable" erreur, c’est Ben-Hur roulant sur son char avec sa montre…

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      • Répondu par Vieux Tromblon le 25 février à  11:05 :

        Bonjour
        Merci d’être intervenu sur ma remarque.
        Vous employez le terme "code", c’est justement là que je fais le distinguo. En ville éclairée, à l’époque, que ce soit Londres ou Paris, les automobilistes n’allumaient que leurs feux de position (lanternes). Dans notre cas, puisqu’il s’agit d’un taxi Peugeot 404, les feux de position sont dans les clignotants, il aurait fallu n’éclairer que ces feux clignotants (c-à-d. "éteindre les phares").
        Le type H (fourgonnette Citroën) en arrière plan, ainsi que les autres véhicules roulent en feux de croisement (code).
        Pour rendre la luminosité des feux de position, il suffisait de ne pas mettre de parties éclairées devant les voitures.
        Je me rends compte que je suis du genre très pinailleur.
        Je vous redis mes remerciements pour votre intervention sur ce site.
        Bien à vous.

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  • Vous dites que l’on retrouve le duo Patrick Weber et Baudouin Deville, mais on peut même parler d’un trio avec Bérengère Marquebreucq, qui apporte une belle mise couleur des albums, avec des scènes très lumineuses, des textures détaillées pour les vêtements, les papiers peints, les revêtements de sol, la végétation...
    L’ensemble histoire/dessin/couleur est très réussi.

    J’appréciais déjà le scénariste et le dessinateur, mais j’ai découvert avec cette série le travail de la coloriste, avez vous plus d’info sur son parcours, sa méthode de travail ?

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    • Répondu par Nicolas Anspach le 25 février à  18:47 :

      Bonjour Vincent S,
      Effectivement. Bérengère Marquebreucq est une grande coloriste qui bien que n’étant pas à la base du « concept » de cette suite d’albums, apporte beaucoup.
      Il y a une différence entre « Sourire 58 », mis en couleur par Baudouin Deville ; et les suivants.
      Bérengère préfère parler de mise en lumière quand on évoque son métier.
      Et c’est vrai qu’Actuabd.com ne parle pas assez des coloristes. Quand j’étais dans la rédaction, à la toute fin, je voulais faire une série d’interview sur Claude Guth, Angélique Césano et d’autres. Et puis, c’est passé à la trappe car j’ai quitté Actuabd.com pour devenir éditeur. (C’est passé à la trappe par ma faute, car je préparai en solo ce « dossier »).
      Actuabd.com, voilà une idée pour vous 😉.

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      • Répondu par Charles-Louis Detournay le 25 février à  18:54 :

        Et voici les fruits de l’interview avec Claude Guth et J-L Mourier

        Claude Guth & Jean-Louis Mourier (de g. à d.)
        Photo : Charles-Louis Detournay

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      • Répondu par Vincent S le 3 mars à  21:44 :

        Parler de "mise en lumière", c’est une belle formulation pour définir le travail de coloriste.
        Étonnant paradoxe pour ces personnes qui restent trop souvent "dans l’ombre" du dessinateur et du scénariste.

        Alors, oui, il serait intéressant d’en savoir plus sur Bérengère Marquebreucq, et sur d’autres coloristes. Par leur travail, ils contribuent tout autant à l’ambiance, et à la réussite d’un album.

        Par exemple, les planches noir et blanc d’un dessinateur comme Raymond Poïvet sont superbes, mais lorsqu’il adapte "La flûte enchantée" de Mozart en BD, la mise en couleur de Marie Paule Alluard est magnifique.
        http://illustrationsvp.blogspot.com/2013/04/raymond-poivet.html

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