Sandawe : La première maison d’édition participative sur Internet est en ligne !

7 janvier 2010 15 commentaires

Nous avons déjà évoqué la naissance de la maison d’édition Sandawe. ActuaBD.com est un des partenaires de cette aventure éditoriale novatrice menée par Patrick Pinchart, un ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire Spirou et par ailleurs le fondateur d’ActuaBD. Nous avons en effet l’intention d’accompagner et de parrainer certains auteurs de cette maison d’édition. Nous y reviendrons.

Sandawe est un portail internet permettant, par le système du crowdfunding, de mettre en relation des auteurs avec des lecteurs-investisseurs, qui deviennent ainsi des « édinautes ».

Le portail internet est ouvert depuis quelques heures. On peut y découvrir les six premiers projets. Nous reviendrons prochainement sur ceux-ci avec Patrick Pinchart, directeur éditorial, et Lionel Frankfort, directeur général de Sandawe.

Chaque lecteur-investisseur peut acheter des parts (par tranche de 10 €) dans un projet pour le financer. Si l’objectif financier est atteint lors de la levée de fond, le livre sera édité.

Les « édinautes » se partageront une partie des bénéfices générés par la vente du ou des tirages pendant 5 ans.

Ils recevront par ailleurs un album spécialement dédié par les auteurs au moment de sa parution.

NA

Voir en ligne : Lien vers le site de Sandawe

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
15 Messages :
  • Et que se passerait-il au cas où l’objectif financier n’était pas atteint ?!?

    L’édinaute récupererait-il au moins une partie de sa mise de départ ?!?

    Répondre à ce message

    • Répondu par Nicolas Anspach le 8 janvier 2010 à  15:54 :

      J’ai interviewé Patrick Pinchart et son associé, Lionel Frankfort ce midi. Il m’ont répondu précisément à ces questions. L’interview paraîtra la semaine prochaine sur Actuabd.com.

      Répondre à ce message

    • Répondu par Fred Boot le 8 janvier 2010 à  16:02 :

      Lu dans la FAQ :

      La limite pour atteindre le financement a été fixée à six mois. S’il n’a pas été atteint, le délai peut être allongé, dans certaines conditions. Au cas où, malgré tout, l’album n’aurait pas réussi à être financé, les édinautes récupéreraient leurs parts investies.

      Répondre à ce message

    • Répondu par Lionel Frankfort le 10 janvier 2010 à  17:07 :

      Sans vouloir dévoiler le contenu de l’article de Nicolas Anspach, voici toutefois l’élément principal qui répond à cette question :
      tant que le budget d’un projet n’est pas atteint, les édinautes sont libres de récupérer à tous moments leurs parts dans ce projet, soit en les déplaçant vers un autre projet, soit en obtenant leur remboursement. En d’autre terme, ce n’est que lorsque le projet atteint son budget que l’argent des édinautes est engagé.
      Dès lors, si un projet plafonne sous son objectif, les édinautes récupéreront leurs parts.

      Répondre à ce message

  • Si c’est pour publier des séries parues dans Spirou que Dupuis ne veut pas sortir en album, l’intérêt est limité, avant les éditions Fleurus s’y collaient (pour Bizu) ou Bamboo (pour Nationale zéro) ou Ange (pour Katz).

    Répondre à ce message

    • Répondu par luc le 9 janvier 2010 à  12:31 :

      Si je calcule bien un projet coute 55000 euros avec les droits d’auteur, de commercialisation et de fabrication. c’est peut etre un peu cher, la réalité de fabrication d’un album 5000 ex avec droit d’auteur (10%) droit d’éditeur 20% et fab 2 euro du livre et 10000 de commercialisation le tout pour un livre vendu 13 euros on est loin du compte

      Répondre à ce message

      • Répondu par Patrick Pinchart le 10 janvier 2010 à  15:35 :

        Bonjour, Luc.

        Trois précisions :
        - le budget est calculé pour 10 000 exemplaires et non 5 000 exemplaires
        - il intègre un à-valoir pour l’auteur
        - une part importante est consacrée à la promo, puisque chaque livre bénéficiera d’un soutien promotionnel (ce qui nous distingue d’autres éditeurs qui font seulement bénéficier certains titres d’un accompagnement promotionnel).

        Tout est calculé afin d’obtenir un équilibre qui permette à la fois un à-valoir correct pour l’auteur et un budget raisonnable pour les édinautes. Les auteurs ont accès au budget de l’album où tous les points sont détaillés (ce qui, là aussi, nous distingue d’autres éditeurs).

        Bien cordialement,

        Patrick

        Répondre à ce message

    • Répondu par joel le 9 janvier 2010 à  18:01 :

      En effet voilà apres zozoland, Maitre Corbaque, a quand Herve TT ou pampe le mouss, les zorilles, trikar, roboboy, cosmiq planete, la plus mauvaise Bd du monde, l’élan, le trou du souffleur(là je serais d’accord) et j’en passe ptouhit, bête a croquer, apo, mr edouard, noblesse oblige, jo gigne, l’oeuf, platon torloche et coquinette, Arnold le reveur, le jeune renaudin....

      Répondre à ce message

      • Répondu par Oncle Francois le 10 janvier 2010 à  12:50 :

        Vous étes méchant, certaines des BD que vous citez (l’élan, le trou du souffleur, Arnold et Renaudin notamment)ont déjà été repris en album par de tout petits labels.

        Répondre à ce message

        • Répondu par joel le 10 janvier 2010 à  16:03 :

          attention dans tout ce que j’ai cité il y’a beaucoup de choses que j’aime ! j’adorais le trou du souffleur ! ce que je voulais dire c’est que il ne faut pas qu’il y’ai que des ancienne série sur sandaw il faut de la nouveauté aussi ! j’aimais bien aussi le jeune renaudin !

          Répondre à ce message

      • Répondu par Patrick Pinchart le 10 janvier 2010 à  15:47 :

        Bonjour, Joël.

        Les premiers projets ont plusieurs origines.

        Bien sûr, certains proviennent du journal "Spirou", puisque des séries que je considère personnellement comme excellentes n’ont pas été publiées en albums par l’éditeur, ce qui est parfaitement son droit. Le concept permet justement de vérifier s’il avait raison ou non en laissant au lecteur le droit de décider. Disons que c’est un changement dans la pratique éditoriale.

        D’autres sont issus... directement de l’atelier des auteurs, sans passer par la case "presse" ou "autre éditeur". Pour des motivations diverses, des auteurs ont envie de tenter l’expérience de l’édition communautaire, et nous soumettent des projets que j’évalue. S’ils me semblent intéressants et de qualité, je les intègre au site.

        Et d’autres, enfin, avaient des idées en tête mais, pris par d’autres priorités, ne les avaient jamais concrétisées. Notre concept leur en donne l’occasion. Je suis en train de travailler avec plusieurs auteurs sur des projets en cours d’élaboration. Tu auras l’occasion de les découvrir dans les mois qui viennent.

        J’espère que cela te rassurera sur la diversité des origines des projets.

        Bien cordialement,

        Patrick

        Répondre à ce message

        • Répondu par joel le 10 janvier 2010 à  16:39 :

          Merci mr Pinchart ! attention je ne faisais pas une attaque ! comme on dit tout le monde a le droit à une deuxième chance, et comme vous dites, nombre de séries de qualité passées dans les revues tintin et spirou (gontran (si gégé tente le coup je signe de suite pour lui !) , les pensionnaires, noé, ...) n’ont pas eu la chance d’être édités ! j’attends votre interview sur ce site pour en savoir un peu plus !pour l’instant je pense que votre idée est bonne et qu’elle permettra a des nouveaux auteurs ou même des auteur déjà connu d’un certain lectorat de pouvoir placer leur séries et de se faire une place dans les rayons de nos libraires !

          Répondre à ce message

      • Répondu le 10 janvier 2010 à  21:54 :

        Il y a eu plusieurs albums des Zorilles chez Dupuis, et puis ça s’est arrêté.

        Répondre à ce message

  • Ce partage s’applique à tous les droits cédés par l’auteur (produits dérivés, traduction, droits audio-visuels,…) pendant 5 années d’exploitation.

    C’est aussi un peu léger. Quand on pense qu’il faut en moyenne minimum 4-5, voir plus pour imposer un univers et le rendre intéressant à adapter...

    Souvenons-nous de Titeuf, dont les premières années ont été très difficiles...

    Répondre à ce message

    • Répondu par Lionel Frankfort le 10 janvier 2010 à  17:39 :

      Il s’agit en effet du partage des revenus issus de tous les droits cédés, pendant 5 ans à partir de la sortie de l’album. Cette durée sera considérée par certains comme longue et par d’autre comme courte. Nous respectons l’avis de chacun à propos de notre proposition, mais nous la pensons équilibrée pour les raisons suivantes :
      1- Nous sommes convaincus que l’édition en tribu (communautaire) va faire ressortir une œuvre plus rapidement et plus fortement par le support de cette communauté.
      2- Les édinautes touchent 60% des droits liés à un album jusqu’à ce qu’ils récupèrent leur investissement, même si ça dure 5 ans.
      3- Les édinautes qui auront permis de réaliser le premier volume d’une série (un projet) aurons très vraisemblablement (a mettre en place ultérieurement) un droit de préférence sur le financement du numéro 2 (un autre projet). Ceux du n° 2 seront privilégiés sur le n°3 et ainsi de suite. Ce principe vise à respecter la prise de risque initiale, qui est toujours la plus importante, car le N°2 se vendrait vraisemblablement mieux que le 1, le 3 que le 2 etc.
      4- Dans nos choix d’équilibre avec les auteurs, nous n’avons d’exclusivité sur les droits audio-visuels que pendant 5 ans. Nous savons qu’ils apprécient cela et cette durée limitée nous motivera d’autant plus à exploiter les droits rapidement.
      Il n’y a pas de solution idéale dans cette matière. Nous proposons un équilibre qui allie des intérêts très divers : les auteurs, les édinautes et Sandawe.

      Répondre à ce message