Des fantômes à Angoulême !

5 juin 2011 2 commentaires

Des fantômes à Angoulême !Mardi 7 juin, dans l’auditorium du musée de la BD d’Angoulême, les étudiants du Master BD de l’EESI (Ecole Européenne Supérieure de l’Image) organisent en partenariat avec la CIBDI et l’Université de Poitiers, une journée d’étude sérieusement ludique ou ludiquement sérieuse intitulée Spectres ! Fantômes sympathiques et spectres traumatiques dans la bande dessinée.

"Lorsque la bande dessinée s’empare de la figure du spectre, précisent les étudiants de l’EESI, elle lui applique ses règles de représentation, ses dispositifs de narration, son rapport au temps. Que devient alors le spectre, arraché à son temps et fixé dans des images ? Quelles fonctions prend-il dans le récit ? Comment s’articulent les deux facettes des spectres et fantômes contemporains, leurs aspects familier et inquiétant, sympathique et terrifiant ? Un spectre assujetti au système de la bande dessinée devient-il un bon fantôme ?" Car il ne faudrait pas confondre "fantôme, figure sympathique" et "spectre, figure traumatique".

Cette journée thématique reviendra également sur les origines du spectre (non, pas l’organisation criminelle), étudiera la "possession artistique" de certains auteurs et discutera du sexe des fantômes. Le tout avec un plateau qui n’a rien de fantomatique :

- Thierry Groensteen (historien et théoricien de la bande dessinée, professeur à l’EESI) : Petite revue de la hantise dans les bandes dessinées

- Ben Katchor (auteur de bande dessinée) : L’impression et ses effets
fantomatiques (en anglais)

- Vincent Marie (professeur d’histoire, spécialiste de Tardi et de la Première Guerre mondiale) : Le spectre de la guerre dans l’œuvre de Tardi

- Denis Mellier (professeur de Littérature Générale Comparée à l´université de Poitiers)

- Thierry Smolderen (essayiste et scénariste de bande dessinée, professeur à l’EESI)

- Cléry Dubourg, Léo Louis-Honoré, Maxime Jeune (élèves en master BD) : Le fantôme, figure sympathique

- Émilie Fabre, Pierre-Laurent Daures (élèves en master BD) : Le spectre, figure traumatique

- Morgane Parisi et Alvaro Nofuentes (élèves en master BD) : L’auteur comme influence fantasmatique

La journée commencera à 9h30 et se terminera à minuit, après la soirée Mardi fantastique au cinéma de la Cité, avec la projection à 19h00 du très bon La Maison du diable de Robert Wise (1963), puis celle de The Silent House de Gustavo Hernandez (2010).

THL

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