La BD argentine est d’une richesse et d’une importance que l’on ne soupçonne pas toujours.Son histoire est tout aussi riche.Cette BD a une vraie identité.Et pour qui aime le dessin réaliste et le noir et blanc - parfaitement maîtrisé,c’est une caractéristique de cette école qui l’a ,ce noir et blanc,bousculé, martyrisé, exploré en long et en large,que ce soit avec des aplats ou de somptueuses hachures, pour le plus grand plaisir de l’œil et la plus grande gloire de l’art de la BD-pour celui qui aime donc,cette BD argentine est un monument.
On se rend compte ainsi comme chez nous ,notre BD de riches, avec la couleur ,nous a privé de bien des innovations, courants, et autres richesses et recherches fondamentales de l’art de la BD.
Comme souvent, en plus, on se complet à en ignorer l’existence et le foisonnement:on passe souvent à côté de bien des merveilles.
Tant pis pour nous.
Parce qu’il faut bien être conscient d’une chose.Du haut d’une arrogance certaine,perchés sur notre piédestal de la BD franco-belge ,avec notre prestigieux marché du livre,notre autisme ignorant et autosatisfait, notre certitude de détenir les vérités et d’être éternellement les meilleurs:on s’est fait manger.
Aujourd’hui -et depuis longtemps déjà-la bonne BD c’est les autres.
Dans le monde entier.
Répondre à ce message
-
Répondu par LC le 5 janvier 2011 à 23:02 :
notre BD de riches, avec la couleur ,nous a privé de bien des innovations,
Et les romans /à suivre, c’était de la couleur ? Tardi, à part Adèle, c’est souvent de la couleur ? et Pratt ? Gotlib ?Baudouin ? David B ? MA Mathieu ? Schuiten ? Le choix entre la couleur (ça ne veut rien dire "la couleur", il y a 1000 façons d’appréhender la couleur, d’utiliser la couleur pour la narration) et le N&B multiplie les possibilités d’innovation. L’ensemble de la BD franco-belge est un panel de différences bien plus grand que la BD américaine, la BD asiatique ou la BD sud-américaine qui doivent faire avec leurs cadres rigides.
Répondre à ce message
-
Répondu le 6 janvier 2011 à 02:06 :
Pratt était italien, et il a commencé à dessiner en Argentine...
Répondre à ce message
-
Répondu le 6 janvier 2011 à 15:01 :
Pratt a pu donner libre court à son talent en France, dans Pif, Tintin, Charlie (il me semble), à suivre, pas en Italie ni en Argentine.
Répondre à ce message