Georges Clooney, une histoire vrai - Par Philippe Valette - Tapas/Delcourt

21 avril 2013 40 commentaires

Histoire de bien montrer la totale liberté délirante de sa nouvelle collection Tapas :-*, Delcourt ouvre le bal avec ce très conceptuel défoulement potache. Soit un ado portant une combinaison moulante de super-héros, qui découvre un étron chez lui. Puis des policiers crétins, une serveuse à forte poitrine, une tortue ninja cambrioleuse...

Dessin au feutre et deux cases règlementaires par planche, lettrage infantile pour mieux souligner l’inspiration "cour du lycée"... Il faudra s’accrocher, outre le graphisme volontairement expédié, pour les plus de 18 ans. Le langage est truffé de tics urbains et “djeuns”, et les motivations des personnages tournent autour des sentiments (pour aller vite...) et du cheeseburger.

Georges Clooney assume toutes les fautes, y compris celles du titre, et l’absolue indigence formelle. Un album clivant, comme on dit. Mais il reste indéniable que l’histoire, malgré ses facilités, tient la route, et parvient parfois à universaliser son humour ultra-référencé.

DT

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Georges Clooney, une histoire vrai - Par Philippe Valette - Tapas/Delcourt

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40 Messages :
  • Pour ceux qui veulent une idée plus précise de l’objet, le phénomène ayant débuté l’an dernier sur internet, on peut lire les premières parties de ce Georges Clooney sur le site la BD :
    http://georgesclooney.blogspot.fr/

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  • C’est vraiement honteux de publier "ça". Que soit nullissime, pas drôle, mal dessiné, mal colorisé, sans décor ... passe encore ... mais que ce soit bourré de fautes, c’est impardonnable. Rien que là : "une histoire vraiE", "la meuf que j’ai ramenéE", absence de ponctuation ... Et que l’on ne me dise pas que c’est fait exprès !

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    • Répondu par Geraud le 22 avril 2013 à  16:01 :

      Je pense que si, c’est "fait exprès"...

      Simon Roussin fait des émules ; peut-on encore creuser plus profond ?

      Question sérieuse : aura-t-on un jour le chiffre des ventes de cet "ouvrage" ? (le chiffre, hein, pas le nombre...)

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      • Répondu par Alex le 22 avril 2013 à  18:43 :

        Perso, les chiffres de ventes ne m’intéressent pas mais je trouve intéressant que ce travail ait trouvé un éditeur. Par ceci je veux dire -hors des qualités ou de l’absence totale de ces dernières- qu’avant l’internet ce genre de travail aurait été impubliable hors du circuit fanzine. Mais il existait pourtant en parallèle. Ce type d’humour a des millénaires d’histoire comme le chroniqueur le suggère bien : c’est du travail de potache, de la cour de lycée. Souvenons-nous alors avant de ruer dans les brancards d’un certain potache qui avec ses compères d’alors ridiculisèrent leur professeur au point d’en faire une figure mythique : le Père Ubu. Et coïncidence (?), déjà un récit qui tourne autour de la Merde... pardon, de la Merdre (décidément les fautes d’ortographe, Jarry le savait bien, rien de tel pour sortir le bourgeois de son hibernation).

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        • Répondu le 22 avril 2013 à  22:59 :

          Pauvre Ubu, méritait-il pareil parallèle ? (Quant aux bourgeois, à 30€ le livre de coloriage c’est sans aucun doute le public visé)

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          • Répondu par Alex le 23 avril 2013 à  21:53 :

            Bien entendu que l’on peut faire appel au Père Ubu : quand les représentants de la norme trouvent "scandaleuse" la publication d’un livre potache, quand il y a inflation des indignations confortables qui n’engagent à rien, quand on se pose pour corriger les fautes d’ortographe en bon défenseur de la langue (on sent pointer bientôt patrimoine et traditions), alors oui on a désormais à portée de main ce terme : "Ubuesque".

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    • Répondu le 24 avril 2013 à  18:26 :

      Un taf’ pour vous : le prochain Angoulême. Avec Willem et son oeuvre grouillante de fautes de syntaxes et d’orthographes, on compte sur vous pour mettre de l’ordre dans tout ce bouzin. Vous voyez, malgré tout, vous avez une vie tout à fait passionnante !

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      • Répondu par Michel Dartay le 25 avril 2013 à  21:59 :

        Willem a l’excuse de ne pas être français (c’est un Hollandais, arrivé chez nous vers 1968), de plus lui sait dessiner et a un sens du raccourci assez ahurissant. Sans parler du coté politique plutôt anarchisant qui caractérise son oeuvre. Valette, lui, est un auteur issu de la génération blog-BD : le futile, la marrade gratuite, pourquoi pas si c’est gratuit, mais là, le bouquin est presque à trente euros. Merci de ne pas confondre les torchons et les serviettes

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        • Répondu le 25 avril 2013 à  23:57 :

          Je ne confonds pas, c’est vous qui discernez mal la "bonne volonté" de ces censeurs cachés qui viennent corriger les fautes. Il y avait de l’ironie dans mon message, qui n’a visiblement pas passée. Je ne confonds pas les torchons et les serviettes mais m’inquiètent de la teneur de certains commentaires visant à restreindre la liberté de publier en accordance à une norme pré-établie. La liberté de publier est pour moi absolue. Le commentaire sommaire qui tenterait à la restreindre doit être sujet à la caricature, tout comme ces commentaires par ailleurs sont une représentation caricaturale d’un semblant de critique. Bizarre de vous trouver pataugeant dans ces marécages...

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        • Répondu par Cedric le 27 avril 2013 à  09:55 :

          Lors d’une interview, Valette a clairement indiqué qu’il était en pour-parler avec l’éditeur dans le but de dévoiler l’entièreté de sa BD sur son blog. Il vend sa BD juste pour les fans qui aiment son concept. Quant au prix, son bouquin fait tout de même 360 pages et il rassemble 4 tomes donc même si payer 30 euros pour des dessins au feutres faits en deux minutes semble déraisonnable, je ne crois pas que les fans aient été déçus en l’achetant.

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          • Répondu par Marty le 27 avril 2013 à  18:43 :

            Mais quels fans ? Il n’y a pas de fans, c’est quoi ce délire de croire qu’on a des fans.

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            • Répondu par Morgan le 3 mai 2013 à  12:03 :

              Des fans comme moi, qui sont tombés par hasard sur le premier tome il y a plus d’un an, et qui ont attendu avec impatience la publication de la suite. Alors certes 30 balles, ça parait beaucoup en valeur absolue, mais c’est un tarif plus qu’honnête pour le format.

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            • Répondu le 9 juillet 2014 à  17:05 :

              Ou moi gamin. Ton message pue la frustration c’est drôle. J’adhère complètement à cet univers, ses fautes d’orthographe, ses policiers débiles, je me suis vraiment régalé. Après c’est clair qu’on a pas la bd de l’année, mais ça reste très agréable à lire !

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  • Le but de cette BD est double :

    1. se marrer

    2. choquer le bourgeois

    Une réussite, comme le prouvent les réactions tellement attendues des habitués de ce forum !

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    • Répondu par Pascal le 23 avril 2013 à  13:58 :

      Choquer le bourgeois... Mais le bourgeois ne sera aucunement choqué, puisque c’est lui qui va l’acheter. Vous mélangez un peu tout...

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    • Répondu par Geraud le 23 avril 2013 à  18:19 :

      Vous voulez dire que l’auteur s’est réellement marré en pondant ça ?

      Et qu’il y aurait des bourgeois qui seraient choqués de le voir ??

      Allons...

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    • Répondu le 23 avril 2013 à  21:02 :

      Oh, commenter sur ce forum implique d’être un bourgeois ? Ok, je note (vous êtes donc un bourgeois ?)

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    • Répondu par J.Yves le 24 avril 2013 à  10:27 :

      - se marrer : quand on voit le prix et ce qu’il y a dedans (2 cases/pages ) on rigole déjà bcp moins

      - choquer le bourgeois : Pourquoi le bourgeois ? Plutôt ceux qui sont respectueux de l’orthographe, non ?

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      • Répondu par Oncle Francois le 26 avril 2013 à  13:57 :

        Je ne pense pas que le "bourgeois" ait envie de claquer 30 euros (une sacrée somme tout de même....) pour ce "livre". Les bourgeois sont cultivés de façon classique (Tintin, Blake et Mortimer, Alix), mais ils ont bon goùt. Maintenant, évidemment, il faut aussi compter avec les bobos parisianistes qui vont sans doute s’ébaudir...

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        • Répondu le 10 janvier 2014 à  15:42 :

          je suis pas parisien (bourgeois je suppose que ça dépend des critères de chacun).

          ce qui est sûr c’est que vous parlez d’acheter le livre alors que les deux premiers tomes sont accessibles en lecture sur le site de l’auteur.

          Faux débat

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  • 29,95€ pour cette merde ?

    Ca doit être là que réside l’humour, de l’humour d’éditeur bien-sûr, qui consiste à se foutre de la gueule du monde (chacun son humour après tout).

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    • Répondu par Oncle Francois le 23 avril 2013 à  12:31 :

      C’est dans la nouvelle collection Tapas, qui reprendra sans doute les BD publiées dans le sinistre Bisou.

      29,95€ pour 300,pages. Hum, pourquoi pas, mais je prefere investir cette somme dans une belle intégrale qui réédite les chefs d’oeuvre des journaux Tintin et Spirou. "On n’arrète pas le progrés", mes bons amis, disait-on par le passé, mais il me semble que nous vivons une époque plutôt régressive. De quoi faire regretter les livres de Parrondo et Anouk Ricard, qui eux sont agréables à lire en dépit d’un graphisme dépuillé ! Où va Delcourt en imprimant ce type de, heu, livre ?

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    • Répondu par lebon le 23 avril 2013 à  12:55 :

      Pour le même prix il y a "La fille" de Blain et Barbara Carlotti, qui a le double avantage de plaire aux bourgeois comme aux prolétaires.

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    • Répondu le 23 avril 2013 à  15:16 :

      Exactement : chacun son humour !

      Et vous n’êtes pas obligé d’acheter, que je sache.

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      • Répondu par lebon le 24 avril 2013 à  12:40 :

        Voici venu le temps des "livres potaches", sous cette appellation on pourra publier à peu près n’importe quoi, un peu comme dans l’art contemporain, on créé un truc et puis on impose un baratin au public gogo. Y en a marre !

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        • Répondu le 24 avril 2013 à  20:42 :

          un peu comme dans l’art contemporain, on créé un truc et puis on impose un baratin au public gogo.

          Là vous m’impressionnez : à quelle occasion, dans quel média, à quel propos impose-t-on (???) au public (quel public, et public de quoi ?) des vues ou opinions sur l’art contemporain ? Ou êtes-vous en train de nous tenir un discours populiste stigmatisant ? Je vous mets au défi de justifier vos propos avec preuve à l’appui.

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          • Répondu par Philippot le 24 avril 2013 à  22:20 :

            Dans le genre il y a Ben, Di Rosa,François Boisrond, Rémi Blanchard ou Robert Combas, toute cette escroquerie de grande ampleur.

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            • Répondu le 25 avril 2013 à  19:02 :

              Vous êtes trop intellectuel, j’arrive pas à suivre.

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            • Répondu le 25 avril 2013 à  22:46 :

              Je m’incline devant le flot de vos arguments. Merci pour votre contribution si savante.

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          • Répondu par lebon le 25 avril 2013 à  17:01 :

            Murakami au château de Versailles ça vous parle ? Et le visiteur qui vient admirer ce monument historique et qui se voit imposer les conneries de Jeff Koons, vous pensez que son homard "résonne" avec les décors de Fragonard ? je pourrais aussi vous demander un avis sur Damien Hirst et de l’influence qu’a son principal client sur sa carrière, un certain Monsieur Pineau, un p’tit pauvre sans relation qui fait la manche au coin de la rue.

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            • Répondu le 26 avril 2013 à  00:04 :

              Ah, le château de Versailles et ses petits trains à 11 euros. Un grand moment d’histoire ! Vous ne dites rien, vous allez de colères en colères.

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    • Répondu par Sébastien le 24 avril 2013 à  12:59 :

      Le prix est certes un peu élevé mais reflète les faibles perspectives de sorties caisse de l’objet. Que ce soit sur le fond ou la forme c’est tellement clivant qu’il faut pas mal de courage éditorial pour prendre le risque de publier une telle BD, surtout au vu des réactions négatives que suscitera forcément la démarche. Mais qu’importe, moi ça m’a vraiment beaucoup fait marrer, et c’est le but premier de l’oeuvre !

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    • Répondu le 26 décembre 2013 à  10:36 :

      haaaa j’ai envie de vous répondre à tous à la fois, mais d’un autre côté, j’en ais la royale flemme...

      Quelqu’un vous a forcé à acheter cette BD un jour ? Quelqu’un vous a forcé à la lire ?

      La BD est superbe, tout comme le papier utilisé, en contraste avec l’auteur, et pour foutre au cul aux réacs coincés piégés dans l’austérité, je dois vous avouer que j’en ais chialé de rire, et que ça faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

      29.95 pour cette merde, mais quel étron, cher monsieur, toi qui n’apprécie pas l’odeur, passe ton chemin en te bouffant le nez au lieu de nous couvrir de tes commentaires tout aussi nauséabond.

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  • lettrage infantile pour mieux souligner l’inspiration "cour du lycée"...

    En l’occurence, au lycée on sait écrire, au collège aussi, l’inspiration serait plutôt "cour d’école primaire", quoiqu’avec de l’humour pipicaca on est carrément à l’école maternelle ( et là les fautes d’orthographes seraient compréhensibles).

    Quand Delcourt veut faire des économies, il choisit de sacrifier le poste de correcteur. C’est un choix. Discutable, mais c’est un choix.

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    • Répondu par jcg le 2 mai 2013 à  15:32 :

      Heu, vous croyez une seconde à ce que vous écrivez ?

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    • Répondu par Morgan le 3 mai 2013 à  12:14 :

      C’est curieux toutes ces personnes qui se sentent savantes parce qu’elles sont parvenues à corriger l’auteur. Bel exploit... Le premier demeuré comprendrait que ces fautes ne peuvent être que volontaires et participent au grostesque de l’oeuvre.

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  • J’ai enfin lu le volume complet, que j’ai trouvé, moi aussi, vraiment bien. J’ai franchement adhéré à l’humour et le tout m’a pas mal évoqué South Park (irrévérencieux au possible, faussement mal fichu, très gras mais percutant). J’ai ri de très nombreuses fois durant la lecture, et c’est quand même un signe que le titre fonctionne, en tout cas auprès d’un public tel que moi.

    Mais ce qui m’a le plus surpris c’est que la construction du récit, qu’on pense d’abord totalement foutraque, se révèle en fin de compte très maligne. Et là où on voit que le tout (histoire et mode de diffusion/publication) est très bien pensé, c’est que c’est juste après les dernières planches disponibles sur internet, quelques pages plus loin, que certains éléments anecdotiques s’emboîtent pour donner un autre aspect au récit. Le dénouement témoigne d’ailleurs d’une certaine habileté et pourrait même être qualifié, malgré son contenu, d’assez joli !

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  • Il y a une faute dans votre titre, c’est unE histoire vraiE.

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    • Répondu le 1er juin 2013 à  09:37 :

      Mé enfin, vous ne savez pas lire ? C’est la réforme de l’ortogafe par Monsieur Guy Delcourt, aidé en sela par l’internet. Il va faloir si faire. Bien àvou.

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