À Francfort, Christine Albanel se fait expliquer comment télécharger des mangas sur son téléphone portable

20 octobre 2008 10 commentaires

Venue visiter la Foire du Livre de Francfort jeudi dernier, le ministre français de la culture, Mme Christine Albanel s’est rendue sur le stand collectif des éditeurs français régi par le BIEF (Bureau International de l’Édition Française), mais pas seulement : intéressée par l’édition numérique (20% de l’activité éditoriale francophone aujourd’hui), notre ministre décidément branchée, a visité le stand de l’éditeur japonais Shueisha pour y assister à une démonstration de mangas téléchargeables sur les téléphones portables.

Histoire de lire la fin de Death Note pendant le Conseil des Ministres le mercredi ?

DP

Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

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10 Messages :
  • C’est quoi ce chiffre Didier, comment lancer dans un article au passage que l’édition numérique représente "20% de l’activité éditoriale francophone". d’abord je ne comprends pas à quoi ça fait référence et en plus cela me paraît très éxagéré. En plus, si c’était vrai, ce serait un bouleversement qui mériterait des explications... alors, on attend. JPM

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 20 octobre 2008 à  23:11 :

      Le chiffre vient directement du... Ministère de la culture qui, dans un communiqué, mentionne que "Si 42,2% des exposants travaillent pour l’édition papier, 20% représentent désormais une activité sur d’autres supports - audio, vidéo, numérique."

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      • Répondu le 21 octobre 2008 à  00:45 :

        Si l’édition numérique représente 20% de l’activité éditoriale francophone aujourd’hui (ce qui me semble beaucoup), la bande dessinée là-dedans ne doit représenter que 0,2%, aujourd’hui du moins.

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      • Répondu par Jean-luc Cornette le 21 octobre 2008 à  01:24 :

        Cette réponse à la question de Jean Paul Moulin, Didier, m’embrouille encore plus. Si je compte bien, on en est à un total de 62,2 %. Quels secteurs de l’édition constituent les 37,8 autres % ? Qu’existe-t-il comme édition, hors papier et numérique ? De plus, on passe de l’activité éditoriale francophone (dans ton article) aux exposants (dans ton post). On ne parle plus de la même chose ! Et parle-t-on de tous les exposants, des exposants francophones, ou seulement des exposants français de la Foire du Livre de Francfort ?

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        • Répondu le 21 octobre 2008 à  15:38 :

          La "ministresse" de la culture à mon avis mélange sciemment tout dans son communiqué. De toute façon et avant toute chose , l’édition francophone et l’édition de bande dessinée francophone ce sont deux choses bien distinctes.

          Quand on parle d’édition autre que papier, en littérature et littérature jeunesse, ça implique sans doute les livres-cd, les cd-rom , les bouquins lus par des stars... ...Le secteur doit aussi englober les atlas, les encyclopédies, les éditions scolaires depuis longtemps dérivées dans ce genre de supports.
          Il s’agit aussi sans doute de techniques d’impression, de traitement des informations.

          Il est très gratifiant pour un ministère d’énoncer que ces techniques de pointe sont entrées dans la danse. Mais en bande dessinée , on n’est absolument nulle part et ce n’est pas en pour cent qu’il faut compter mais en pour mille.

          Il n’est pas dit que ça ne bougera pas, il suffit de regarder ce qui se passe au Japon avec la lecture sur ipod, les portables etc...mais on en est aux balbutiements.

          Soit-dit en passant, quand les autorités culturelles avancent des chiffres, il vaut mieux les étudier sévèrement. C’est le genre "10000 manifestants selon la police et 300000 selon les syndicats."

          Mais pour le coup c’est vous qui êtes inattentifs ; la foire du livre de Francfort c’est pas Angoulême.

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          • Répondu le 21 octobre 2008 à  23:20 :

            "Mais pour le coup c’est vous qui êtes inattentifs ; la foire du livre de Francfort c’est pas Angoulême."

            Pardon si j’interprète de biais votre dernière phrase. Elle est un peu floue. J’espère que vous vouliez préciser que la foire du livre de Francfort est bien plus importante sur le plan de l’édition (du commerce- à l’échelle européenne) que ne l’est Angoulême.

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            • Répondu par Sergio Salma le 22 octobre 2008 à  11:00 :

              Angoulême versus Frankfurt.
              Tous les post relatifs à l’article sur Albanel et le numérique ont été écrits en faisant comme si le numérique représentait 20% de l’édition de la bande dessinée francophone. Incompréhension et stupeur.
              D’abord évident que ces chiffres vagues englobe TOUTE l’édition francophone . Je tenais à relever le bédécentrisme de certains .

              Francfort en est à sa soixantième édition ( sous cette forme du moins) ; on trouve des traces de foire du livre dès l’invention de l’imprimerie quasiment. Je voulais donc bien placer Francfort au-dessus d’Angoulême en terme d’importance mondiale même si la cité charentaise est un beau gros bazar tout de même.

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        • Répondu par jean paul moulin le 21 octobre 2008 à  19:23 :

          Hé Hé Hé
          alors comme ça notre Didier s’est fait charmer par la Ministre. On sent bien la propagande dans la plaquette du ministère mais ça méritait une explication de texte et un peu plus de distance. Ainsi c’était 20% des exposants. Donc, comme dans mon petit appartement, mon lit (3,5 m2) représente 10% de la surface, Didier pourra dire gentiment que le sexe représente 10% de mon activité (ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour poster des commentaires, je vais pas tarder à vous laisser).

          Plus sérieusement, je serais curieux de savoir qui génère vraiment du CA en numérique dans l’édition française, ça doit pas aller bien loin. En termes économiques, le mot activité fait plutôt référence à du chiffre d’affaires qu’à un nombre de stands dans un salon. donc le débat reste ouvert !

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      • Répondu par Bob le 21 octobre 2008 à  14:59 :

        "Si 42,2% des exposants travaillent pour l’édition papier, 20% représentent désormais une activité sur d’autres supports - audio, vidéo, numérique."
        Ce que je comprends là-dedans, c’est d’une part que l’édition numérique ne représente qu’une partie de ces 20 % et pas leur totalité et que, d’autre part, ces chiffres ne concernent que les exposants du salon et pas "l’activité éditoriale francophone" dans son ensemble.
        Traduire l’affirmation que "parmi les 20% d’exposants du salon qui ne font pas d’édition papier il y en a une partie qui font de l’édition numérique" par "20% de l’activité éditoriale francophone aujourd’hui est de l’édition numérique" c’est un peu n’importe quoi, à mon humble avis...

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  • "notre ministre"

    la Wallonie est une région française ? Des années que je me demande si Actua BD est un site belge ou français...

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