"Chers tous, le Groupe Delcourt recrute !"

13 mars 2021 26 commentaires

OFFRE D’EMPLOI. Ce n’est pas banal : le groupe Delcourt recrute un éditeur « classique », apparemment devenu une denrée rare. Avis aux amateurs.

« Voici ce qu’on peut lire sur un post de la Directrice générale du groupe :

1er groupe d’édition indépendant de Bandes Dessinées avec un CA PPHT proche de 90 millions d’euros, notre groupe publie chaque année environ 650 nouveautés (BD, Comics, Manga). Il regroupe aujourd’hui près de 120 salariés basés à Paris et à Toulon.

Nous recherchons un(e) Editeur(rice) ayant un goût prononcé pour la bande dessinée dite « classique », tout en appréciant les bandes dessinées plus diversifiées. L’Éditeur(rice) sera notamment chargé(e) de titres de création parmi lesquels des séries historiques déjà engagées mais aura également à cœur d’apporter au catalogue de nouveaux titres et/ou auteurs.

"Chers tous, le Groupe Delcourt recrute !"

Il/elle aura pour missions principales de :
Rechercher et développer des projets éditoriaux ;
Suivre en étroite relation avec les auteurs l’avancée des ouvrages ;
Suivre, superviser et participer aux prises de décisions concernant la réalisation du programme éditorial de son pôle/catalogue et de son budget.

Issu(e) d’une formation sup niveau bac +5, vous avez une maîtrise de la chaine éditoriale et une expérience concluante de plusieurs années à un poste similaire. Vous êtes réactif/ve, organisé(e), vous faites preuve de très bonnes capacités relationnelles.

CDI Temps plein
Poste à pourvoir dès que possible
Rémunération selon profil
. »

Éditeurs intéressés, à vos claviers !

DP

Voir en ligne : Le lien vers le job

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26 Messages :
  • 650 nouveautés par an. Avec un éditeur en plus, ça veut dire encore plus de nouveautés ?

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    • Répondu par Frenchoïd le 14 mars à  08:33 :

      ...ou des nouveautés plus nouvelles...?

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      • Répondu le 14 mars à  09:30 :

        Nouveautés ne veut pas dire idées neuves. Delcourt va chercher à produire encore plus pas à prendre des risques. Faut pas rêver !

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      • Répondu le 14 mars à  15:13 :

        Nouveautés ne veut pas dire inventions.

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        • Répondu le 15 mars à  09:11 :

          Les éditeurs dits "classiques" deviennent une denrée rare, comme les auteurs dits "classiques", qui continuent à avoir leur public, malgré les politiques éditoriales et les palmarès élitistes qui font penser que ce genre n’existe plus.

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  • "Chers tous, le Groupe Delcourt recrute !"
    15 mars 07:38, par PATYDOC

    On notera qu’il n’est fait aucune allusion aux nécessaires connaissances culturelles qu’on doit exiger d’un bon éditeur ; en conséquence, rien ne changera dans la ligne éditoriale de Delcourt, complètement aculturée et percluse de fautes de syntaxe et d’orthographe (en compétition sur ce plan - là avec Media-Participations) .

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    • Répondu le 15 mars à  09:51 :

      Le bon sens serait d’engager quelqu’un qui a une solide formation littéraire et artistique. Ça changerait de ces Bac+5 sortis d’écoles de commerce comme l’ESSEC ou HEC qui confondent le monde de l’édition avec le monde de la finance.

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      • Répondu par Milles Sabords le 15 mars à  13:19 :

        Et encore, une formation littéraire et artistique va forcément débouler sur du roman-graphique jetable (véritable plaie en ce moment : scénario facile et dessin vide) vu le niveau dans les écoles d’art.

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        • Répondu le 15 mars à  16:53 :

          Les participants à ce forum sont toujours plus réactionnaires. Le « c’était mieux avant » régne. Entre autres banalités.

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          • Répondu le 16 mars à  07:46 :

            C’est vrai, il vaut mieux adhérer au progressisme qui vogue allègrement vers la cancel culture, le néo-puritanisme et l’élitisme bien-pensant sclérosé.

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            • Répondu le 16 mars à  10:59 :

              On peut peut-être éviter aussi bien ces deux écueils, non ?

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            • Répondu par kyle william le 16 mars à  11:27 :

              Entre le conservatisme étriqué et réactionnaire et les errements absurdes du politiquement correct, il n’existerait pas une troisième voie ? On serait condamné à deux formes de stupidité, donc ?

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    • Répondu le 15 mars à  12:29 :

      "allusion aux nécessaires connaissances culturelles "
      ha bon et ceci ???
      « Nous recherchons un(e) Editeur(rice) ayant un goût prononcé pour la bande dessinée dite « classique », tout en appréciant les bandes dessinées plus diversifiées. »

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      • Répondu par Milles Sabords le 15 mars à  16:52 :

        Méfions-nous du "classique" vu par les éditeurs, en général, c’est une montagne qui accouche d’une souris !

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        • Répondu le 16 mars à  17:27 :

          Vous avez travaillé dans l’édition pour avancer ce que vous dites ?
          Apparement non
          Et la bd classique c’est quoi celle de1950, 1960, 1970,1980 etc etc Les récits sont structurés sur les petits formats presse, pour les journaux ou l’album ??
          En tout cas c’est un poste interressant ou l’ouverture d’esprit est pré-requis.

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          • Répondu par Milles Sabords le 17 mars à  09:36 :

            Les éditeurs ne jurent plus que par des graphismes "jetés", limite "esquissés", loin, très loin, des années que vous citez. Quant à leur vision "classique", on en voit aujourd’hui les dégâts.

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            • Répondu le 17 mars à  12:24 :

              C’est la baisse de la rémunération des auteurs qui provoque cette profusion de graphismes esquissés dont vous parlez.

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              • Répondu par Milles Sabords le 18 mars à  08:42 :

                Pas seulement la rémunération. Le graphisme "jeté" à toujours été présent dans la BD et à toutes les époques. Notre chère mondialisation, la concentration des éditeurs en groupe-média, les recrutements éditoriaux de cadres commerciaux pour accroître les chiffres de rentabilité et structurer les lignes éditoriales, ont définitivement appauvris les auteurs. L’album n’est plus un livre, mais un objet, qu’il faut produire vite et qui doit rapporter gros. Alors que le métier en lui-même n’a pas changé, il reste toujours artisanal. Du temps au temps, c’est cela que l’on ne laisse plus aux auteurs. La Covid aura au eu moins ce mérite de démontrer que la frénésie de la productivité, la consommation à outrance, le diktat d’avoir tout, tout de suite, entraîne l’homme dans sa perte. Un simple virus de quelques microns et c’est tout le modèle économique mondial qui est durablement remis en cause. Il faudra que l’édition revoit son modèle sociétal si elle veut survivre.

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                • Répondu le 18 mars à  12:38 :

                  Vous philosophez. Ça n’a aucune chance d’arriver. Le graphisme jeté à la Reiser ou Brétecher a toujours existé mais aujourd’hui il est dicté par la contrainte économique.

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                  • Répondu par auteur le 19 mars à  06:55 :

                    Pas par la contrainte économique, par les privilèges de certains qui ne veulent pas partager le gâteau. Et ça n’est pas de la philosophie.

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                    • Répondu le 19 mars à  13:50 :

                      Mystères et boule de gomme.

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                    • Répondu le 19 mars à  15:52 :

                      Quels privilèges ? De qui ? Quel rapport avec la rapidité d’exécution du dessin ?

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                      • Répondu par Crobard le 20 mars à  10:09 :

                        "la rapidité d’exécution du dessin" est un leurre, un moulin à vent pour Don Quichotte en mal de bénéfices. Chaque artiste à son temps de travail. C’est à la qualité des ventes et à leur stabilité que l’on doit mesurer le temps consacré au métier. Mais surtout, surtout, à l’implication éditoriale et commerciale, qui fait très souvent défaut.

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                        • Répondu le 20 mars à  12:19 :

                          Ça ne répond pas à la problématique soulevée par l’întervenant précédent, à savoir : la profusion du dessin rapidement exécutée serait due, non pas aux conditions économiques faites aux auteurs, mais aux actes d’une poignée de privilégiés. Je n’ai toujours pas compris.

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                          • Répondu le 22 mars à  08:25 :

                            C’est pourtant simple, le bas de la pyramide nourrit le haut : on accroît les contraintes de rentabilité et de production, sans véritable répartition équitable des bénéfices entre le bas et le haut.

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                • Répondu par c’est pas gagné le 18 mars à  18:35 :

                  Attention, si vous continuez comme ça vous n’aurez pas le poste.

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