La FNAC lâche le Festival International de la BD d’Angoulême mais pas la BD

17 octobre 2012 22 commentaires Actualité

On l’apprend par La Charente Libre : à quelques semaines de la traditionnelle conférence de presse du Festival, le 26 novembre prochain, annonçant la prochaine édition prévue pour fin janvier 2013, la FNAC, partenaire depuis plusieurs années en remplacement des Centres Leclerc, a décidé de lâcher le FIBD.

Ce n’est évidemment pas une surprise : on sait que la FNAC est dans la tourmente depuis de nombreux mois et envisage, pour se refaire, d’entrer en bourse.

Du côté du Festival, on travaille activement à trouver un sponsor de remplacement. La perte n’est pas que pécuniaire : la FNAC offrait une grande visibilité à travers ses quelque 163 points de vente, il faut donc retrouver un partenaire qui offre ces deux qualités. Pas facile par les temps qui courent...

Après un recul de la subvention de la SNCF l’année dernière, c’est le deuxième pilier du sponsoring du FIBD qui se dérobe, les deux entreprises contribuant l’année dernière à 250.000 euros chacune au financement du Festival.

Si la SNCF garde de la visibilité pour un "Prix BD polar" qui lui a été taillé sur mesure, il va devenir urgent pour 9e ART+, la société qui gère le festival, de trouver un sponsor de remplacement alors que le Festival fête en 2013 son 40e anniversaire.

Au programme, toujours selon La Charente Libre, Mickey & Donald, un hommage à Albert Uderzo, et une contribution de Zep, l’auteur de Titeuf. Un retour vers le grand public et la jeunesse, en somme...

La FNAC en revanche ne lâcherait pas pour autant la BD, moteur de son chiffre d’affaires, puisqu’elle envisage de créer un Prix FNAC indépendant dont le lauréat serait choisi par ses libraires.

DP

La FNAC lâche le Festival International de la BD d'Angoulême mais pas la BD
Pour 2013, à Angoulême, la FNAC pratiquera la politique de la chaise vide...
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22 Messages :
  • L’occasion d’une véritable remise à plat d’une manifestation trop orgueilleuse et très surcotée ?

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  • La FNAC en revanche ne lâcherait pas pour autant la BD, moteur de son chiffre d’affaires puisqu’elle envisage de créer un Prix FNAC indépendant dont le lauréat serait choisis en fonction de l’apport financier que cette bande dessinée saura générer par cette mise en avant. Ou comment bien choisir son produit, on y croit.

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    • Répondu le 17 octobre 2012 à  17:23 :

      d’au autre côté, de plus en plus de clients français se plaignent de la mutation de la fnac, rayon BD. La surface d’exposition se réduit, la place du fonds ramenée à peau de chagrin et rotation de plus en plus rapide, qui diminue d’autant le visibilité des titres qui ne sont pas des blockbusters.
      cela ramène en effet la question du bénéfice du sponsoring, qui n’est pas du mécénat mais bien un investissement comm’ qui doit déboucher sur un bénéfice à terme.
      le désengagement de la bande dessinée semble indiquer que l’effet moteur de la bande dessinée sur le CA ne soit pas si important que ça.

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  • et pourquoi n’envisage-t-on pas que la Fnac ne soit pas satisfaite des services de la société 9ème art pour le prix payé et que le retour sur inviestissement ne soit pas au rendez-vous

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  • La FNAC qui s’en va ? Mais alors la porte qui fut claquée au nez et à la barbe de Michel Édouard Leclerc s’entrouvre à nouveau, non ?

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    • Répondu le 18 octobre 2012 à  09:46 :

      J’espère bien que Leclerc, qui a été congédié comme un malpropre sous prétexte que son nom était moins chic que celui de la FNAC, va laisser le festival d’Angoulême se débrouiller !

      Mais peut-être Lewis Trondheim a-t-il une brillante idée de sponsor fortuné...

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      • Répondu par Mael R. le 18 octobre 2012 à  13:26 :

        On peut aussi imaginer s’en passer et repenser le festival. Moins de bling bling, moins de cocktails, moins de sectorisation et plus d’accessiblité pour un public captif mais lassé.

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        • Répondu le 18 octobre 2012 à  18:50 :

          Un festival "moins" avec oins de public "moins", moins d’auteurs, moins d’éditeurs et moins de médiatisation. Logique du moins, toujours moins, minimaliste pour arriver à rien. Le truc conceptuel tellement plus chic. Débarrassé de sa dimension populaire et vulgaire, juste déstiné à la BD de ceux qui se prétendent auteur et pas faiseurs et qui pourtant dessinent, écrivent et pensent le bras et le cerveau amidonnés : "l’autre bande dessinée". La belle illusion.

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          • Répondu par Rocco Pindavent le 18 octobre 2012 à  20:25 :

            En effet, à ce niveau là de restriction cela s’appelle une séance de dédicace chez un libraire BD, c’est moins bling bling que le FIBD, pas besoin de s’embêter à organiser le barnum, à chasser les subventions etc... mais ce n’est pas la même ambition.

            Le bling bling vient ne l’oublions pas entre autres de la nécessité d’accueillir les autorités (publiques et privées) qui financent l’évènement avec des montants non négligeables. En général, ils n’aiment pas trop être reçus avec un jambon beurre + bière sous une tente de buvette ! C’est un mal nécessaire mais il faut bien savoir remercier les investisseurs qui ne se soucient pas trop du retour sur investissement, heureusement pour les récipiendaires de leurs dons !

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            • Répondu par Louis le 19 octobre 2012 à  01:06 :

              C’est d’ailleurs les petits éditeurs, fanzineurs punk qui donnent ce côté "jambon beurre + bière" et fait que la BD est mal considérée. Si on laissait faire les professionnels avec leurs beaux stands, comme Soleil, Dupuis, Delcourt,Mad fabric, les marvels avec leurs belles statues de super-héros, les auteurs de classe internationale comme Van Hamme, Bilal, Zep ou Morvan, les medias prendraient enfin peut-être cette manifestation au sérieux, parce que là, ça ressemble plutôt à la foire à la saucisse pour Rmistes en goguette. On voit plus d’auteurs loqueteux, qu’en costumes, comme pouvaient l’être les Hergé, Franquin, Tillieux, Jacobs qui, eux, avaient du respect pour leur lectorat.

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            • Répondu le 19 octobre 2012 à  18:21 :

              le bling-bling vient aussi de la BD indépendante : prétentieuse et qui a défini une frontière entre BD d’Auteur et BD populaire.

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          • Répondu par Hutteverte le 18 octobre 2012 à  21:59 :

            Il faudrait surtout moins de petits éditeurs qui ne servent à rien, si ce n’est polluer le milieu en faisant de la surproduction où se noient les albums qui le valent vraiment.

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            • Répondu le 18 octobre 2012 à  22:55 :

              Ils faudrait aussi moins de commentaires superflus -comme le vôtre- dans le bas des articles pour laisser place à d’autres qui le valent vraiment -comme le mien... Êtes-vous vraiment en pleine possession de toutes vos capacités intellectuelles ?!!

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              • Répondu par JM le 19 octobre 2012 à  13:10 :

                Qui êtes-vous pour décider qui a le droit de laisser des commentaires ou pas ? Vous ne signez même pas votre diatribe.

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            • Répondu le 19 octobre 2012 à  11:47 :

              C’est vous qui ne servez à rien.
              Heureusement qu’il y a les petits éditeurs qui d’ailleurs se ruinent pour aller à ce festival qui ne mérite que de mourir pour qu’un autre, plus honnête, moins snobinard, plus grand public et moins orgueilleux, puisse naître à la place.

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              • Répondu par Geld Tarzone le 19 octobre 2012 à  14:27 :

                Heureusement qu’il y a les petits éditeurs qui d’ailleurs se ruinent pour aller à ce festival

                Ils feraient mieux de payer leurs auteurs vos "petits éditeurs qui se ruinent", plutôt qu’aller jouer les boss satisfaits d’eux-mêmes.

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                • Répondu par Oncle Francois le 20 octobre 2012 à  23:03 :

                  Si les petits éditeurs étaient malins, et s’ils se plaignent vraiment des prix excessifs des stands à Angougou, je leur donne un conseil amical : regroupez-vous et prenez un stand collectif où vous pourrez exposer toutes vos merveilles ! Ainsi, vous ferez des économies.

                  Maintenant, si vous voulez jouer au grand patron d’édition, confortablement assis sur sa chaise, et surtout, si vous voulez trouver un repreneur ou actionnaire actif (et dépenseur), continuer à louer des stands individuels. Mais alors, ne vous plaignez-pas ! Le fait d’avoir un album dans la liste d’Angougou n’oblige pas à louer un stand, que je sache !

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                  • Répondu par Octave le 22 octobre 2012 à  00:25 :

                    Si les petits éditeurs étaient malins, ils ne resteraient pas petits.

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                    • Répondu le 22 octobre 2012 à  11:15 :

                      Et ils seraient moins nombreux parce que pour grossir, il faut manger les autres ou s’assembler. Alors, viendraient d’autres nouveaux petits éditeurs bourrés de ferveur. Mais comme la BD a autant d’avenir dans l’Histoire de l’Évolution que les dinosaures, les gros deviendront petits comme les dinosaures devenus des oiseaux.
                      Si la FNAC se retire, ce n’est pas juste une question financière, c’est une question de visibilité. Angoulême, à part les fans de BD et quelques cars d’enfants qu’on vient dégourdir, le monde entier s’en fiche. La BD n’a plus et n’aura plus jamais l’importance qu’elle a eu jusqu’au début du XXème siècle. Le futur pour les dessinateurs, ce sont les écrans et pas la BD numérique. La BD numérique a autant d’avenir que le théâtre au cinéma et à la télévision. Le futur, c’est le dessin animé et le jeu vidéo. Les moins de 20 ans le savent. Les plus de 40 ne veulent pas voir le monde en face et s’embourbent dans leur nostalgie.

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                      • Répondu par Tobald le 22 octobre 2012 à  15:06 :

                        Ca marche très bien le théatre, les théatres sont pleins, la création théatrale est vivante. Un support n’en remplace pas un autre, ils s’additionnent.

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                      • Répondu le 23 octobre 2012 à  05:12 :

                        Le dessin animé existe depuis plus d’un siècle, je ne voit pas pourquoi il viendrait tuer la bande dessinée maintenant. Surtout quand on voit la piètre qualité de ce qui est offert depuis quelques années aux enfants sur les chaînes de télé qui leur sont destinées. Quand aux jeux vidéos, rares sont ceux qui racontent reelement une histoire avec des émotions autres que des montées d’adrenaline. De plus leur fabrication a un coût autrement plus importants que ceux liés à le fabrication d’une bd (même avec des auteurs bien rétribués). Je ne vois vraiment pas où est la concurrence. C’est comme si vous compariez des tomates et des fraises, les deux sont des fruits, et alors ?!

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  • jusqu’ici tout va bien !!

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