La Survie de l’espèce - Par Paul Jorion & Grégory Maklès - Arte Editions/Futuropolis

24 novembre 2012 2 commentaires

Dénoncer les excès du capitalisme sauvage, du règne de la spéculation boursière, une œuvre de salut public. Encore faut-il rendre l’exercice digeste.
Avec cette prolongation illustrée d’un blog engagé, les auteurs n’ont pas vraiment soigné la forme.

Dans un long défoulement allégorique, ils font défiler la liste des grands principes du cynisme patronal. Mais l’ensemble se noie dans un désordre fatiguant. Le dessin de Maklès, souvent proche du crayonné, et parfois bien plus précis, pourrait évoquer le grand Alexis...

On sent bien une forme de plaisir, voire de rage militante, dans le travail des auteurs, mais leur complémentarité laisse perplexe. plusieurs reprises, le texte et le dessin paraissent se gêner plutôt qu’autre chose. Enfin, les teintes verdâtres qui habillent le noir et blanc par intermittence ne font rien pour améliorer le rendu graphique...

DT

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2 Messages :
  • Difficile d’adhérer à cette chronique .Les propos de cette bd sont très enrichissantes , ils permettent de comprendre comment fonctionne le système capitalisme arrogant et sans scrupule , et comment des milliers de gens au quotidien en subissent les conséquences désastreuses.Les rouages d’un système qui n’enrichissent que les riches en spéculent sur le travail et aussi la faillite des états , mais dont au voit enfin qu’il est en train de s’écrouler.Cette bd est sur le fond une prise de conscience ; la forme est un support qui permet un trait un brin ironique et humoristique sur un sujet grave.

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    • Répondu par steve le 30 janvier 2013 à  15:50 :

      bien d’accord avec vous ! plus il y aura ce genre d’oeuvre en phase avec notre époque et désamorçant le conditionnement à l’échec que tout les dogmes mettent en place - ici les sociétés financières-, plus la prise de conscience sera rapide.

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