Un nouvel album jeunesse de Neil Gaiman & Dave McKean

9 novembre 2012 4 commentaires

Les deux auteurs n’en sont pas à leur coup d’essai, car outre leur collaboration à The Sandman, ils avaient déjà réalisé conjointement Violent Cases et Signal / Bruit. Ces deux derniers albums sont d’ailleurs ressortis Au Diable Vauvert, qui publie aujourd’hui cet album jeunesse : Mes Cheveux fous.

D’entrée, on se projette dans cette rencontre insolite d’une petite fille et d’un homme à la coiffure exaltée. Plein de poésie, le monsieur décrit le véritable petit monde qu’il possède dans l’entrelacs de ses cheveux, jusqu’à ce que la petite fille tente de le peigner...

Déjà primés pour leurs précédentes collaborations sur des albums jeunesse (Le Jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges et Des Loups dans les murs), les deux auteurs livrent un récit qui nécessite pourtant l’aide d’un adulte pour pénétrer dans le travail virtuose de Dave McKean.

Un nouvel album jeunesse de Neil Gaiman & Dave McKean
Emporté par le souffle poétique de Gaiman, l’illustrateur parvient à faire vivre le récit grâce à sa technique particulière de dessin mêlé de photos et de collage.

Un album réellement ébouriffant !

Pour les amateurs, notez que les deux auteurs seront présents jusqu’au 11 novembre au festival des Utopiales à Nantes. Dave McKean sera également présent au salon de Montreuil. Plus d’infos sur le site du Diable Vauvert

CLD

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4 Messages :
  • les deux auteurs livrent un récit qui nécessite pourtant l’aide d’un adulte pour pénétrer dans le travail virtuose de Dave McKean.

    Une assertion révélatrice. C’est pour cela que depuis près de 2 siècles le monde anglo-saxon règne sur les récits pour la jeunesse : l’ambition est très haute et surtout, pas besoin du filtre d’une autorité parentale pour créer des oeuvres ambitieuses pour les jeunes personnes. C’est certainement un problème culturel par ailleurs -dont votre chronique se fait l’écho- mais nullement un problème de création qui doit être explicitée. À votre regard seulement elle doit l’être. Il se peut aussi que vous ne soyez pas très familier avec les productions de ce genre.

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    • Répondu par Vincent le 10 novembre 2012 à  12:26 :

      "C’est pour cela que depuis près de 2 siècles le monde anglo-saxon règne sur les récits pour la jeunesse"

      Ce n’est pas entièrement vrai, renseignez-vous. Il y a de gros cartons style Harry Potter, mais pour le reste, il y a une grosse production française de très très bonne qualité, qui n’ont pas non plus besoin d’un adulte pour introduire le livre. Il faudrait vérifier les chiffres de vente, mais je doute qu’en France les livres anglos-saxons soient majoritaires (mais la France est peut-être une exception, je vous l’accorde).

      Et les anglos-saxons sont sans doute plus peureux que les français (par exemple) en matière de livres jeunesse... http://www.slate.fr/story/57755/monstrueuse-litterature-jeunesse-peur-france

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      • Répondu par Guerlain le 12 novembre 2012 à  13:26 :

        cela dit, si on me demande quelques titres mythique de livres pour la jeunesse, et plus spécifiquement les enfants, ce sont des titres et auteurs anglo-saxons qui me viennent spontanément : Roald Dalh, le Gruffalo, Aboie George, Maurice Sendak, Dr Seuss, Enid Blyton...
        Côté francophone, mis à part Martine ou Fantomette, rien ne me vient.
        Honnêtement, et ce n’est pas une critique sur la qualité, je suis incapable de trouver un équivalent aussi culturellement important que Maurice Sendak ou Roald Dalh en francophonie, et même sans prendre en compte les adaptations cinématographiques, ou de trouver un livre ou un personnage aussi emblématique que le Gruffalo ou Max et les Maximonstres dans l’édition francophone.

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        • Répondu le 13 novembre 2012 à  10:27 :

          Faux ! : quelques français : Pierre Probst, Marcel Marlier, Antoon Krings, Tomi Ungerer, Laurent Audouin, Christian Jolibois ... et des centaines d’illustrateurs souvent bien meilleurs que les anglo-saxons : Christel Espié, Benjamin Lacombe, Rebecca Dautremer, François Roca, ...
          Allez dans un grand salon du livre (Mouans-Sartoux par exemple) pour vous ouvrir les yeux et élargir votre connaissance étriquée.

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