Wonderball T1 : le chasseur - Par Duval, Pécau & Wilson - Delcourt

21 octobre 2014 4 commentaires

Du polar on ne peut plus traditionnel, voilà bien le crédo de Jean-Pierre Pécau (ici associé à Duval), surtout s’il peut y ajouter quelques références historiques. En l’occurrence, l’inspecteur Spadaccini, impulsif et presque borderline, a vécu l’assassinat de Kennedy en 1963. Un mystère jamais résolu malgré l’arrestation de l’unique tireur présumé. L’affaire qui secoue Frisco renvoie un écho troublant : neuf balles en neuf secondes, pour autant de morts... L’enquête commence, et les collègues peu constructifs n’aident pas beaucoup. Un boulot ingrat, un boulot solitaire : la routine pour notre dur à cuire.

Si on trouve de beaux moments de bravoure dans ce tome 1, comme la dernière scène d’interrogatoire, l’intrigue ne décolle pas vraiment de l’ordinaire. Surtout avec des répliques du genre "surveille cette maison comme si c’était le pucelage de ta petite sœur"... Et si le dessin de Wilson (qui vient de Nouvelle-Zélande, comme chacun sait) possède un superbe sens de la perspective et du décor, ses visages aux yeux à peine visibles manquent de présence.

DT

Wonderball T1 : le chasseur - Par Duval, Pécau & Wilson - Delcourt
© Delcourt 2014

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4 Messages :
  • Et si le dessin de Wilson possède un superbe sens de la perspective et du décor,

    Il décalque des photos quoi, déformations photographiques comprises.

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    • Répondu par Mr vraissemblance le 23 octobre 2014 à  17:58 :

      Le sens de la perspective de la case 4 m’échappe. Un flic nain ? Une voiture qui flotte ?

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  • Je l’ai acheté, et je suis en train d’essayer de le lire depuis trois soirées. Pas encore venu à bout, manque de charisme et d’évidence ! Le scénario mélange la mort de JFK, la drogue et pas mal de trucs, Wilson dessine pas trop mal, mais ses carences sont évidentes....

    Cela présente vraiment un intéret, la publication de ce genre d’albums ?? Je me pose la question....

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    • Répondu par Simon le 8 avril 2015 à  19:26 :

      Je ne suis pas du tout la carrière de Wilson et cet album est peut-être le premier de lui que je lis vraiment. J’ai bien aimé la nervosité du scénario à laquelle répond bien la nervosité du trait. Mais, à trop s’énerver, on en devient imprécis ; c’est le problème : le dessin est un peu trop rapide, baclé par endroits... et les mains ! Les mains sont des moignons informes, sans doigts et sans ongles.
      Je ne pense pas qu’il travaille avec des photos, et s’il a vu San Francisco en vrai, il devait avoir un verre dans le nez parce que ses rues accusent quelques dangereux degrés de plus que dans la réalité ! Les couleurs sont réussies. Bref, au final, c’est un bon album classique mais rondement mené.

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