A t’on une estimation des vrais chiffres de vente ?Parce que derrière les effets d’annonces,la réalité peut être plus pathétique.
A côté des vivats,il est bon de rappeler qu’il fut un temps où les séries étaient arrêtées à 300 000 exemplaires faute de ventes concluantes ;et qu’il y a encore peu:les séries star ou dessinées par une star s’écoulaient par million.Quoique,pour le "il y a encore peu",on est bien obligé d’admettre que c’était malgré tout le siècle dernier,ou pire,un autre millénaire ...Aujourd’hui les mêmes séries,les mêmes stars vendent kopeck.
La prise du pouvoir par DC a toujours été transitoire,et historiquement Marvel a régulièrement repris la place de numéro un .Assez rapidement.
Quant au fait de compter sur les sorties cinéma pour inverser la tendance,il ne faut pas, comme l’avait regretté par expérience ,l’encreur(très contesté voire raillé),scénariste ,éditor ,Jimmy Palmiotti, compter sur une adaptation audio-visuelle pour vendre un comics de plus.
La suite a douloureusement confirmée ses dires.
Aujourd’hui,les films contribuent à vendre des jeux vidéos,des panoplies, des vêtements,des pots de moutardes....Mais pas un comics.
Une série d’erreurs stratégiques, nées dans l’aveuglement euphorique des ventes des années 90,ont amené à cette situation qui semble sans retour.Chez nous,les supermarchés et grandes surfaces se désintéressent de l’onéreux album cartonné....
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Répondu par Sergio Salma le 6 novembre 2011 à 13:45 :
Je trouve ce commentaire très pertinent et il peut aussi correspondre à ce leurre qu’on retrouve parfois dans le domaine des bandes dessinées franco-belges. Sans généraliser, il y a là un effet pervers inattendu. L’adaptation cinéma ou télé peut donner à croire que les ventes des albums vont y gagner à coup sûr. Ce qui se passe mécaniquement est donc fondé sur cet "espoir" : les pré-commandes s’envolent, les magasins exposent les albums généreusement. Ce qui peut donc laisser croire que c’est chaque fois banco ! En réalité, on peut en placer 100000 quand on en plaçait 10 fois moins avant le dessin animé ou le film mais les ventes ,elles , ne décupleront pas forcément. L’éditeur se retrouve parfois avec 70% de retour ; ce qui donne un beau chiffre comparé aux ventes précédentes mais une catastrophe au regard du tirage, de la gestion des stocks. On peut rester sur ce malentendu plusieurs années donnant ainsi l’impression qu’une série décolle alors qu’elle ne fait malheureusement qu’un peu progresser. L’éditeur aura d’ailleurs en plus de l’augmentation du tirage investi dans la promotion, dans la publicité et en conséquence son seuil de rentabilité est d’autant plus élevé. Le passage d’un média à un autre peut parfois être fatal. Il se trouve que le public( en partie les mêmes personnes mais pas que ) trouvera plus naturel d’aller vers un univers cinéma ou télé que vers la bédé originelle. Même s’il y a un paradoxe cruel ça peut arriver, un succès monstrueux au cinéma donne parfois l’envie inverse. On sort la bédé du film, souvent faite dans des conditions limite mais qui trouvera un bon accueil relatif dans les librairies et grandes surfaces (surtout dans les grandes surfaces ). Le placement est une chose, la vente une autre. Non seulement on participe à un nivellement évident mais on réduit les chances de rechercher des succès potentiels sur le moyen ou le long terme. Si la bande dessinée voit de nouveaux titres s’ajouter, le public lui va après avoir acheté par curiosité le tome 1 décroître généralement mais dans des chiffres a priori positifs. Le temps de voir le soufflé retomber.( et je vous assure ça ne me réjouit pas). J’entends l’argument " ces ventes -là permettent à l’éditeur de faire entrer des sous." Peut-être mais pendant ce temps il ne s’intéresse pas à des projets plus risqués dans lesquels il y a peut-être un succès potentiel . Idem pour l’auteur qui en jouant le mercenaire prend des risques très souvent inconsidérés.
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Répondu le 6 novembre 2011 à 15:58 :
Ne m’en parlez pas, je viens de voir une "BD" "scènes de ménage" d’après la série télé de M6. C’est très médiocre (déja la série télé l’est).
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Répondu par la plume occulte le 7 novembre 2011 à 11:37 :
il est surtout à craindre que le langage BD perde son "évidence " populaire ,au profit d’autres dérivatifs mieux exposés et accessibles.Accessibles physiquement et économiquement.Il ne faut pas que cet art qui nous est si cher, devienne un média de niche,une affaire de passionnés.
Aux USA,les comics sont essentiellement pour les adultes,passionnés et nostalgiques,parce que le public ne s’est pas renouvelé.Il s’était,le public, toujours renouvelé naturellement:et ils ont cru que c’était naturel...
Je crois pour ma part ,que ces BD produits dérivés d’autres choses sont un bien -ou un mal- nécessaire ,pour capter un nouveau public, ou maintenir le média BD ,son langage,présent dans l’inconscient collectif.La BD doit de positionner se marketer pour conserver sa place.Loin de la naïveté contemplative.Un bien un mal ?C’est l"époque qui veut ça.
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