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LES BREVES

Forecomm entre dans le bal de la BD numérique

9 décembre 2009

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Dans le paysage en constante évolution de la bande dessinée numérique, un nouvel acteur prend ses marques. Forecomm, développeur d’applications pour mobile depuis 2007, prévoit de proposer pour Iphone et Ipod un catalogue de 200 BD d’ici la fin de l’année. Son atout maître s’appelle Mozzo, que la société présente comme "un lecteur 2ème génération, réplique numérique la plus fidèle possible de l’album papier". Pour se faire une idée, rendez-vous sur le site pour visionner une courte vidéo présentant l’application.
Déjà partenaire des éditions Joker et d’un certain nombre de (très) petits éditeurs, Forecomm muscle son catalogue en s’associant à la maison d’éditions Kymera pour publier l’excellent Pop Gun War et les trois premiers tomes de la non moins excellente série Strangers in Paradise.
A noter que ces quatre titres de Kymera ainsi qu’un certain nombre d’albums de Joker sont déjà diffusés par Ave !Comics. Alors que jusqu’à présent, les éditeurs se répartissaient entre les fournisseurs d’applications, voila que deux d’entre eux choisissent les partenariats multiples. Pas de chasses gardées donc au pays du numérique. Une complexité de plus dans un environnement qui cherche ses repères.
THL

12 Messages de forum : Participez à la discussion

  • Un de plus. Je ne suis pas fan. M’a pas l’air très ergonomique et m’a l’air fatigant pour les yeux. Je préfère lire des bandes dessinées sur papier parce qu’au niveau lecture, le passage de l’ensemble de la page à la case et de la case à la case m’est plus naturel. Et puis, j’aime bien le papier, c’est agréable à toucher. Alors, 1/la bande dessinée numérique a vraiment un avenir parce que les lecteurs le demandent ou parce qu’on veut les forcer à consommer de la sorte ? 2/est-ce vraiment plus pratique ? Plus d’albums dans une bibliothèque miniature. Mais moins agréables à regarder. La qualité de l’impression, du papier, ça compte aussi. 3/est-ce plus écologique ? Où en est-on avec les arbres plantés pour produire du papier et les papiers recyclés ? De ce que je sais, c’est plutôt bien équilibré. Quelle énergie faut-il pour fabriquer les appareils du type IPhone et quelle énergie faut-il pour les utiliser ? Messieurs les journalistes pourriez-vous pas nous faire une enquête sur ce sujet : "BD durable. numérique ou papier ?" 4/ est-ce plus économique ? Parce que s’il faut acheter un appareil pour avoir droit de lire un livre qu’il faut aussi acheter, combien de BD pour rentabiliser un appareil ?

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    • Répondu par Jean le 11 décembre 2009 à  11:16 :

      J’ai du mal à comprendre pourquoi les fans exclusifs du papier s’intéressent à ce sujet.

      - La méthode de lecture Forecomm, c’est du jamais fait, du jamais vu. Comment peut-on en juger sans l’avoir essayée ? Lorsque la souris est sortie, les utilisateurs de compatibles ne pensaient pas qu’elle aurait de l’avenir, rien qu’en regardant les photos d’Apple. Ils n’avaient pas essayé ! Prenez l’iPhone d’un copain, téléchargez les premières pages d’une BD ou d’un journal, et penchez votre téléphone à droite et à gauche pour les lire, entièrement à votre rythme. Et vous découvrirez une chose fantastique que connaissent tous les ophtalmos : le cerveau humain est capable de reconstruire mentalement les zones cachées d’une vue fenêtrée. Ainsi la planche entière s’offre à vous. Et vous ne cachez jamais avec votre doigt (clic, glissade) l’endroit même que vous êtes en train de scruter des yeux. Le confort est indéniable. (PS : je ne connais personne chez Forecomm ;o) )

      - "Forcer à consommer de la sorte" ? Mais qui force qui ? Personne ne force les gens à utiliser internet ou les mobiles : les éditeurs et auteurs cherchent juste à les rejoindre là où ils vont ! Ils s’adaptent simplement aux nouvelles habitudes qu’ils n’ont pas créées eux-mêmes.

      - "moins agréable à regarder". Très juste : ActuaBD est moins agréable à regarder que sur le papier. On n’a donc rien à faire ici.

      - "est-ce plus écologique" ? Si l’on ne prenait en compte que la BD, certes non ! Mais la BD et les romans numériques n’incitent pas à créer de nouveaux appareils électroniques (sauf les e-book auxquels je ne crois pas à long terme). Ils utilisent les appareils que nous achetons de toute façon pour d’autres usages : ordinateurs et mobiles. Si ne pas vendre de la BD numérique les faisait disparaître, on aurait effectivement un intérêt écologique à envisager le maintien du papier et de la chaîne du bois raisonné. Mais est-ce le cas ? Boycottez les e-book si vous le voulez : ça, ce sera écologique.

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      • Répondu le 11 décembre 2009 à  17:23 :

        Moi, je me contente de poser des questions pour lire des réactions. Je n’ai rien contre les nouvelles technologies, la preuve, je m’en sers. Et Actua BD est aussi un formidable outil de travail, non ?

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    • Répondu par Joseph Behe le 11 décembre 2009 à  12:05 :

      Ne pas confondre :

      - La bande dessinée "papier" plus ou moins bien adaptée pour une lecture à l’écran (phénomène qui est aujourd’hui mis en avant). en gros, c’est naze, mais les acteurs de ce nouveau secteur ont un souci de rentabilité.

      - La bande dessinée crée pour la lecture à l’écran. en gros, c’est super, mais on attend les créateurs sur ce nouveau médium.

      pour en savoir plus, outre le dossier sur le numérique sur notre site favori, ici même, lisez :

      > ici, le blog de Julien Falgas

      > ici, les articles du Comptoir de la BD

      > ici, une approche de définition sur le blog Phylactères

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      • Répondu le 11 décembre 2009 à  17:20 :

        mmmh... vous ne croyez pas que l’avenir de la BD sur les écrans, ce n’est pas de la BD mais un nouveau médium ? Une intuition comme ça...

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        • Répondu par Joseph Behe le 11 décembre 2009 à  18:16 :

          absolument !

          Mais il faut attendre des réalisations pertinentes et convaincantes, puis il surgira un nom qui fera plus ou moins l’unanimité.

          Ce sera comme la bande dessinée, un langage combiné incluant (en plus des outils du texte et des arts plastiques, plein d’outils du spectacle comme par exemple le son).

          Et comme on en a débattu sur tous les liens que j’ai mentionné plus haut (et sans doute ailleurs), ce sera peut-être même une part de combinaison entre la lecture, le spectacle et pourquoi pas le jeu...

          ... ou alors il en sortira rien du tout, la lecture des cases restera la lecture des cases et la création pour les écrans restera dévolue au cinéma, aux jeux et à leurs dérivés.

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          • Répondu le 12 décembre 2009 à  07:44 :

            ... ou alors il en sortira rien du tout, la lecture des cases restera la lecture des cases et la création pour les écrans restera dévolue au cinéma, aux jeux et à leurs dérivés.

            ... si un utilisateur lambda a un écran qui lui permet de regarder des dessins animés, pourquoi voudrait-il s’embêter à lire des BD bien moins vivantes et plus complexes à manipuler. Il y a plus de gens à regarder la TV qu’à lire des livres...

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            • Répondu par Joseph Behe le 12 décembre 2009 à  11:33 :

              Parce que plaisir de LIRE et le plaisir de d’ASSISTER À UN SPECTACLE n’est pas le même.

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              • Répondu le 12 décembre 2009 à  16:30 :

                Ce n’est pas une question de plaisirs différents mais de nombre. Une industrie culturelle se développe en fonction du nombre. Que pèse le marché de la BD numérique pour l’instant ? Comparons ce marché tout jeune aux marchés (via le net) du jeu vidéo , de l’audiovisuel (film+TV), de la musique... Je joue le pessimiste exprès... Les solutions pour la BD numérique ne sont-elles pas à chercher d’abord du côté du format des écrans ? Un strip de BD se lit-il de la même manière sur un écran type IPhone que sur un écran type Kiddle ? Non. Conséquence : cela influe sur la perception des choses, du style, du gag... Une grande partie du problème pour la BD est là. Comment passer de la page format 21X29 à un écran grand comme une case de BD ? Quand on découvre une page de BD, on la découvre dans son intégralité puis image par image. Mais la lecture n’est pas si linéaire. on avance d’une image à l’autre mais pas toujours dans un ordre si ordonné. Une image se nourrit de celles qui sont autour. Et de celles qui la précèdent et de celles qui la succèdent. Si j’isole les images pour les lires les unes après les autres, avec un petit écran, la lecture change énormément. Les informations ne se transmettent pas du tout de la même manière au lecteur. Et les solutions proposées sur le marché pour l’instant ne me paraissent pas très convaincantes. Je ne dis pas qu’il est impossible d’inventer un mode de lecture de BD numérique spécifique et créatif...

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                • Répondu le 15 décembre 2009 à  16:12 :

                  oui, la question du "nouveau médium" se pose fort différemment pour un auteur, pour un éditeur ou pour un vendeur de téléphones !

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        • Répondu le 11 décembre 2009 à  22:41 :

          On a déja un aperçu de ce nouveau média avec les bandes annonces de BD : images qui bougent et musique.

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          • Répondu le 12 décembre 2009 à  09:51 :

            Images qui bougent et musique. en animation, on appelle ça appelle ça un animatic. Donc, l’avenir de la BD numérique, c’est le dessin animé. Après, l’utilisation des liens, on peut envisager pousser l’animation encore plus loin... Quelqu’un a autre chose de plus excitant - avec des suites d’images fixes - à proposer ?

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